Qu’elle est belle, ma théorie !

« J’ai gagné à la loterie ovarienne », dit Warren Buffett en pensant à ses gènes, mais aussi à ses parents. À quelles conditions le succès hors normes est-il possible ? Les théories les plus séduisantes ne valent pas tripette.

S’il n’était pas la deuxième personne la plus riche du monde, les autres attributs bien connus de Warren Buffett – une adresse à Omaha, une maison de cinq chambres qu’il habite depuis cinquante-deux ans, un salaire annuel de 100 000 dollars, et un téléphone qu’il décroche lui-même – n’auraient rien de très remarquables. Or il se trouve que nous avons appris à attendre certaines choses des gens fabuleusement riches, largement encouragés en cela par les gens fabuleusement riches ou qui l’ont été : une maison de plus de six mille mètres carrés et six cuisines (Bill Gates) ou une maison aux vingt-six salles de bains (le prince Bandar d’Arabie Saoudite) ; une flotte de Mercedes, Lexus, Range Rover et Cadillac (Bernard Madoff) ; un jet Gulfstream V (Mark Cuban) ; des costumes de vigogne sur mesure à 50 000 dollars (le roi du Maroc). Bien qu’il ne soit pas sans faiblesses – étant l’un des propriétaires de NetJets, qui vend des parts d’avions privés, il utilise les services de sa compagnie –, la frugalité de Buffett fait partie de son identité de marque, comme diraient les experts en marketing. Son apparent mépris ...

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Hors-normes. L’histoire du succès de Qu’elle est belle, ma théorie !, Allen Lane, non traduit en français

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