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Résister au travail

Et si c’était l’oisiveté, et non le travail, qui donnait du sens à la vie ? Dans Not Working: Why We Have to Stop, le psychanalyste Josh Cohen s’en prend à la glorification actuelle du travail et médite sur ses alternatives. « Chaque jour, dans son cabinet, les patients lui parlent de surmenage, d’épuisement, de dépression nerveuse ; de leurs “fantasmes de cessation complète de toute activité” », écrit Barbara Taylor dans The Guardian. Ses patients anonymes a
insi qu’une kyrielle d’oisifs célèbres illustrent son propos. Josh Cohen définit ainsi quatre types de situa­tion : le burn-out à la Andy Warhol, la flemme à la Orson Welles, le rêve éveillé à la Emily Dickinson, la fainéantise à la David Foster Wallace. Pour chacun, il offre « un point de vue inattendu, note Lucy Scholes dans le Financial Times. Il voit, ainsi, dans la réclusion volontaire de Dickinson, non une réaction à des déceptions ou à des insatisfactions, mais plutôt une profession radicale d’indépendance tant personnelle que littéraire ». Cohen est convaincu que la créativité dépend de la ­capacité à garder le contact avec son moi profond et partage en cela la conviction du ­psychanalyste Donald Winnicott. Il souligne cependant que ces oisifs en tout genre sont des risque-tout. « Quand on ­résiste au travail, à l’activité, on est susceptible de rencontrer plus d’un écueil » : lassitude débilitante, dépression, ennui. Le ­farniente a un prix.
LE LIVRE
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Not Working: Why We Have to Stop de Josh Cohen, Granta Books, 2019

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Résister au travail

Et si c’était l’oisiveté, et non le travail, qui donnait du sens à la vie ? Dans Not Working: Why We Have to Stop, le psychanalyste Josh Cohen s’en prend à la glorification actuelle du travail et médite sur ses alternatives. « Chaque jour, dans son cabinet, les patients lui parlent de surmenage, d’épuisement, de dépression nerveuse ; de leurs “fantasmes de cessation complète de toute activité” », écrit Barbara Taylor dans The Guardian.

Créativité

Ses patients anonymisés ainsi qu’une kyrielle d’oisifs célèbres illustrent son propos. Josh Cohen définit ainsi quatre types de situations : le burn-out à la Andy Warhol, la flemme à la Orson Welles, le rêve éveillé à la Emily Dickinson, la fainéantise à la David Foster Wallace. Pour chacun, il offre « un point de vue inattendu », note Lucy Scholes dans le Financial Times. « Il voit, ainsi, dans la solitude recherchée par Dickinson, non une réponse à ses déceptions, mais plutôt une profession d’indépendance radicale autant personnelle que littéraire. » Cohen est convaincu que la créativité dépend de la capacité à garder le contact avec son moi profond, et partage en cela la conviction du psychanalyste Donald Winnicott. Il souligne aussi que ces oisifs de tous types sont des risque-tout.  « Quand on résiste au travail, à l’activité, on est susceptible de rencontrer plus d’un écueil » : lassitude débilitante, dépression, ennui. Le farniente a un prix. Il a notamment coûté très cher à David Foster Wallace, que la dépression a mené au suicide.

 

À lire aussi dans Books : Le prince de la paresse, mars 2016.

LE LIVRE
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Not Working: Why We Have to Stop de Josh Cohen, Granta Books, 2019

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