« AMLO », le messie du Mexique

Le président Andrés Manuel López Obrador, surnommé AMLO, concentre tous les pouvoirs. Admirateur de Trump, émule de Chávez, il se distingue d’autres aspirants autocrates par son désintérêt pour l’argent et sa religiosité. Sa gestion désastreuse des affaires publiques et, plus récemment, de la pandémie pourrait le mettre en difficulté.


© Edgard Garrido / Reuters

Andrés Manuel López Obrador en 2018, lors du meeting de clôture de sa campagne présidentielle. Depuis toujours, il aime à se comparer au Christ. Et il est reconnu comme tel.

« On dira peut-être que je suis messianique,  mais je vais purifier le pays.  »

Andrés Manuel López Obrador

Parmi les « despotes élus » de notre époque, des hommes forts qui abolissent la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice, brident la liberté d’expression et cherchent à subvertir la démocratie, la presse internationale mentionne Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdoğan, Narendra Modi, ­Nico­lás ­Maduro, Rodrigo Duterte, Jair Bolsonaro, Benyamin Netanyahou, Matteo ­Salvini 1 et Donald Trump, mais elle oublie le plus souvent Andrés Manuel López Obrador. L’omission est étrange, car AMLO, comme on surnomme le président mexicain, a tout pour figurer en bonne place dans cette liste.

Né en 1953 dans l’État de Tabasco, dans le sud-est du pays, AMLO a d’abord été un membre actif du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), au pouvoir pendant soixante-dix ans. En 1989, il rejoint les rangs de la nouvelle formation de gauche, le Parti de la ...

LE LIVRE
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El poder en el trópico (« Le pouvoir sous les tropiques ») de Andrés Manuel López Obrador, Planeta México, 2015

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