Anges et démons de Sylvia Plath

Elle s’est suicidée au gaz en 1963, à l’âge de 30 ans, laissant derrière elle deux enfants. Figure mythique de la littérature américaine, la poétesse fait l’objet d’une nouvelle biographie, qui rend justice à ce qu’elle était vraiment : une artiste extrêmement disciplinée qui, à force de travail et d’acharnement, a produit une œuvre singulière.


Sylvia Plath était terriblement ambitieuse, passionnée et perfectionniste, volontiers jalouse du succès des autres et incapable de supporter l’échec.

L’Américaine Sylvia Plath est la poétesse de langue anglaise la plus connue du xxe siècle. Dans les universités et le milieu littéraire, elle est admirée pour la puissance et l’originalité de ses poèmes, qui sont d’une grande maîtrise technique et constellés d’images mémorables. Dans la culture populaire, son statut est celui d’une sorte de Marilyn Monroe de la littérature. À la fois figure tragique et icône du féminisme, elle est l’objet d’un mythe tenace. Sylvia Plath s’est suicidée au gaz à Londres en 1963. Elle avait 30 ans et deux enfants en bas âge, elle venait de publier son unique roman, La Cloche de détresse, et d’écrire une série de poèmes qu’elle considérait comme ses meilleurs. Mais son mariage avec le poète anglais Ted Hughes semblait irrémédiablement détruit, et la dépression dont elle souffrait depuis la fin de son adolescence l’avait rattrapée. L’idée de suicide et de maladie mentale est inéluctablement asso­ciée à son nom. En ajoutant une nouvelle biographie à l’abondante littérature qui lui est consacrée, Heather Clark a voulu proposer d’elle un portrait débarrassé de la « rhétorique sensationnaliste et mélo­dramatique » qui l’entoure et rendre justice à ce qu’elle était vraiment : une artiste extrêmement disciplinée qui, à force de travail et d’acharnement, a produit une œuvre singulière.
En 1994, la journaliste Janet Malcolm a consacré un ouvrage entier aux controverses qui ont fait rage autour des biographies successives de Sylvia Plath1. Aujourd’hui, la plupart des protagonistes sont morts. Une version non expurgée des journaux de Plath – du moins ceux qui ont été conservés, puisque le dernier a été détruit par Ted Hughes – a paru, ainsi que deux épais volumes de correspondance. Heather Clark a pu les exploiter, en plus d’une grande quan­tité de matériel non publié. Le résultat est un récit très détaillé, quasiment au jour le jour, de la vie de Plath, qui montre la façon dont son talent s’est développé et offre un portrait riche et nuancé de sa personnalité.
Sylvia Plath est née et a grandi dans la banlieue de Boston. Elle a passé ses premières années sur la côte atlantique et gardera toute sa vie le souvenir enchanté de l’océan. Son père était un homme austère. Immigré d’origine allemande, professeur de biologie à l’Université de Harvard, c’était un entomologiste spécialisé dans l’étude des bourdons. Sa mort précoce fut pour Sylvia, qui n’avait alors que 8 ans, un choc auquel elle réagit avec stoïcisme. Dans la formation de son caractère, ses rapports compliqués avec sa mère ont joué un rôle déterminant. Aurelia Plath, qui était une femme lettrée, avait sacrifié son avenir professionnel à la carrière de son mari. Devenue veuve, elle se mit à enseigner, reportant sur sa fille ses ­ambitions littéraires. Pour Sylvia, qui avait avec elle une relation intense, sa mère fut toute sa vie une confidente et un modèle, mais aussi une présence étouffante et un repoussoir en raison de son conformisme moral et social.
Sylvia Plath était une enfant exceptionnellement brillante, douée pour le dessin et la littérature. Avant même d’avoir ­atteint l’adolescence, elle maîtrisait parfaitement la prosodie, la métrique et les règles de composition des différentes formes poétiques. Neuf mois après le décès de son père, elle publiait son premier poème dans un journal de Boston. De nombreux autres suivront, ainsi que des textes en prose, qu’elle essayait de placer dans la presse locale, notamment pour s’assurer une source personnelle de revenus (la famille n’était pas riche). Dans certaines de ses œuvres de jeunesse apparaît déjà l’imagerie gothique qui caractérisera souvent ses poèmes de maturité : la lune glaciale, la lumière ténue du soir, les arbres noirs et menaçants, les ciels chargés et le froid de l’hiver. Grâce à un professeur de collège qu’elle admirait, elle découvrit Tolstoï et Dostoïevski, Thomas Hardy et Joseph Conrad, ainsi que D. H. Lawrence et Virginia Woolf, qui demeurèrent ses plus puissantes sources d’inspiration. C’était par ailleurs une jeune fille sociable, qui accordait une grande importance aux amitiés et aux flirts. Elle était aussi terriblement ambitieuse, passionnée et perfectionniste, volontiers jalouse du succès des autres et incapable de ­supporter l’échec.
En 1950, elle entra au Smith College, établissement faisant partie d’un réseau d’universités pour jeunes filles conçu comme l’équivalent de la prestigieuse Ivy League. Dans l’Amérique des années 1950, le destin d’une femme était encore largement perçu comme limité à la vie domestique. Toute son existence, Sylvia Plath luttera contre le préjugé voulant que seuls les hommes puissent vivre de leur plume. Elle avait toutefois des mots cruels pour les femmes qui ne se souciaient que de leur carrière, les femmes « stériles » qui n’ont pas d’enfants ou choisissent d’avorter, et, pour elle, le mariage était sacré. À l’intersection du modèle traditionnel, des idées nouvelles et de ses ambitions personnelles, elle voulait s’accomplir pleinement sur tous les plans à la fois : comme artiste, femme, épouse, mère. « J’aime mes enfants, écrira-t-elle plus tard, mais je veux vivre ma propre vie. Je veux écrire des livres, voir des gens, voyager […]. J’ai eu un terrible plaisir sensuel à être enceinte et à allaiter. Mais, je dois dire, j’ai aussi plaisir à être légère et mince, et à baiser. »
En 1953, à la suite du rejet de sa candidature à l’école d’été de Harvard, elle traversa un premier épisode dépressif. Traitée par électrochocs, à la manière brutale dont on les administrait à l’époque, elle fit une tentative de suicide, avalant une grande quantité de somnifères avant de se cacher dans la cave de la maison ­maternelle. Internée à l’hôpital McLean de Boston, elle y fut prise en charge par une jeune psychiatre, le Dr Beuscher. Ni la psychothérapie d’inspiration psychanalytique qu’elle entama avec elle, ni les injections d’insuline ne donnant les résultats escomptés, le Dr Beuscher prescrivit une nouvelle série d’électrochocs. L’expérience la traumatisa pour le restant de ses jours, sans l’empêcher de rester liée toute sa vie avec cette psychiatre, qu’elle admirait. Son séjour à McLean est raconté dans La Cloche de détresse, qui est autant un roman de critique sociale sur l’univers de la psychiatrie que le récit d’une dépression. Après six mois d’internement à l’hôpital, elle ­retourna au Smith College, d’où elle sortit ­diplômée en 1955 avec la mention summa cum laude. Le sujet de sa thèse était le thème du double chez Dos­toïevski. Peu de temps après, elle obtenait une bourse Fulbright pour l’Université de Cambridge, en Angleterre, où elle allait rencontrer Ted Hughes.
Doté d’un physique puissant, avec une allure sauvage souvent comparée à celle du Heathcliff des Hauts de Hurlevent, Ted Hughes exerçait un effet magnétique sur tous ceux qui croisaient sa route, en particulier les femmes. Entre lui et Sylvia Plath, l’attraction fut immédiate. « Grand, sombre, beau, le seul suffisamment immense pour moi », écrivait-elle, avec « une voix comme le tonnerre de Dieu ». Poète anglais renommé, Ted Hughes était l’incarnation de l’homme de ses rêves : une figure superlativement masculine qui était en même temps un grand écrivain.
Toujours impeccablement habillée, obsédée par l’hygiène, aimant plaire et avide de contacts sociaux, Sylvia Plath avait les manières d’une jeune femme de la classe moyenne de la côte est des États-Unis. Issu d’un milieu pauvre et ­rural, amateur de pêche et de chasse, passionné par le monde animal, peu sensible à son ­apparence, Ted Hughes préférait la solitude dans la nature aux paillettes de la vie mondaine. Rapidement mariés, ils vécurent plusieurs années d’entente totale : physique, intellectuelle, émotionnelle, artistique. Ted Hughes réussit à intéresser sa femme aux signes, à l’astrologie, à l’occulte, à l’hypnose et au spiritisme – croyances et pratiques qui jouaient un rôle considérable dans sa vie. Mais ce qui les unissait fondamentalement, c’était la passion pour la littérature. Avec toutefois une nuance importante, relevée par leur ami commun Lucas Myers : « Ted et Sylvia […] étaient résolus à mettre en mots ce qu’il y avait de meilleur en eux, mais […] de manière assez différente. Sylvia voulait que ses mots soient lus, Ted qu’ils existent. » De fait, rien n’exaltait davantage Sylvia Plath que de voir un de ses textes, en prose ou en vers, paraître dans The Atlantic, Harper’s Magazine ou The New Yorker.
Un an après leur mariage, Ted ­Hughes et Sylvia Plath partaient pour les États-Unis. Ils y restèrent trois ans. Deux épisodes y jouèrent un rôle décisif dans l’évolution artistique de Sylvia. Jusque-là, ses modèles avaient été les poètes modernistes : W. B. Yeats, T. S. Eliot, W. H. Auden, Dylan Thomas, Wallace Stevens et Marianne Moore. À l’occasion d’un séjour de quatre mois dans la « colonie d’artistes » de Yaddo, dans l’État de New York, elle découvrit les poèmes expérimentaux et introspectifs de Theodore Roethke. À Boston, elle fit la connaissance de Robert Lowell et d’Anne Sexton, avec laquelle elle se lia et parlait souvent du suicide2. Comme Roethke et Sylvia elle-même, Lowell et Sexton avaient connu la dépression et l’hôpital psychiatrique, qu’ils évoquaient dans leur œuvre. Dans un entretien radio­phonique accordé en 1962, Sylvia Plath indiquera avoir été influencée par la façon dont ces poètes exploraient des sujets « singuliers, tabous ».
De retour en Angleterre, le couple s’établit à Londres, où Sylvia accoucha bientôt de leur fille Frieda. Deux ans après naissait leur fils Nicholas. La jeune mère profitait de toutes ses heures libres, notamment celles qui précédaient l’aube, pour se consacrer à sa poésie. En 1960 paraissait son recueil de poèmes The Colossus, le seul qui serait publié de son vivant. Sous des dehors encore très sages, son univers fantasmatique et surréaliste y prenait forme. À l’initiative de Ted, ils s’installèrent dans le Devon, un comté du sud-ouest de l’Angleterre. Rétrospectivement, Hughes considérera ce déménagement comme le commencement de la fin de leur ­mariage. De fait, si vivre à la campagne était pour lui un rêve, la vie intellectuelle et ­sociale londonienne manquait cruellement à Sylvia.
En réalité, des tensions se manifestaient dans le couple depuis longtemps. Aux États-Unis, plusieurs disputes violentes avaient éclaté. Des forces fatales étaient à l’œuvre, que Heather Clark décrit ainsi : « Durant les premières ­années de leur mariage, Plath et Hughes se soutenaient mutuellement dans leur travail d’écriture et leur ambition, mais, à la fin, tous les deux en vinrent à regretter le temps consacré à l’autre. Plath était furieuse d’avoir perdu tellement d’heures à faire progresser la carrière de Hughes […]. Hughes se plaignait d’avoir trop longtemps supporté ce qu’il appelait la “détresse” de Plath et ses “humeurs ­tempétueuses”. »

L’élément déclencheur de leur rupture fut la découverte, par Sylvia, de la liaison entamée par Ted Hughes avec une femme mariée de leur connaissance, Assia Wevill. Ce n’est pas le fruit du ­hasard si cet adultère se produisit précisément à ce moment-là. La poésie de Sylvia n’avait cessé de s’améliorer, mais c’est Ted qui connaissait la notoriété. La célébrité vint lui fournir des occasions d’aventures professionnelles et sentimentales au moment où il avait l’impression que sa femme voulait l’enfermer dans une vie casanière.
Le couple se sépara. Dans une série de lettres poignantes au Dr Beuscher, Plath laisse éclater sa rage, sa tristesse, son désespoir : « Ted me ment, il ment tout le temps, il est devenu quelqu’un de petit » ; « Ted est unique […]. Le sexe est pour moi tellement lié à mon admiration pour l’intelligence, la puissance et la beauté masculines qu’il est simplement le seul homme dont j’aie envie. » Parfois, aussi, elle exprime un sentiment de libération : « Vivre séparée de Ted est merveilleux – Je ne suis plus dans son ombre. »
Après être restée seule dans le Devon, Sylvia Plath s’installa à Londres, dans une maison qu’avait occupée Yeats, ce qu’elle voyait comme un heureux présage. Elle n’avait pas tort, au moins s’agissant de son art. En dépit ou à cause du désarroi émotionnel qui l’accablait, elle produisit en quelques mois, à un rythme stupéfiant, la quarantaine de poèmes qui lui garantissent une place dans les anthologies. Le premier témoin de cette explosion de créativité fut Al Alvarez, poète et personnalité très influente dans le milieu littéraire londonien, avec qui elle et Ted Hughes étaient liés. Dans un essai sur le suicide3. Alvarez, qui avait lui-même voulu mettre fin à ses jours, évoquera plus tard en détail les dernières semaines de la vie de Sylvia Plath, avec ce que Hughes dénoncera comme un coupable manque de tact et de discrétion.
Son état psychologique se dégradant, le 11 février 1963, à l’aube, après avoir calfeutré la chambre de ses enfants pour les mettre à l’abri des émanations, ­Sylvia Plath ouvrait le gaz de sa cuisinière. Ce jour-là, elle aurait dû être admise à l’hôpital psychiatrique pour quelques jours de repos. Le souvenir des électrochocs subis durant sa jeunesse, la peur et ­l’humiliation de se retrouver aux mains de médecins, la crainte également, suggère Clark, de faire du mal à ses enfants semblent avoir joué un rôle dans sa décision. Peut-être aussi faut-il incriminer les antidépresseurs qui venaient de lui être prescrits, dont les effets ne semblent pas avoir été maîtrisés. Au bout du compte, il est vain de chercher à démêler les causes. Comme le résume avec une brutale simplicité Diane Middlebrook dans sa biographie du couple4, « la dépression a tué Sylvia Plath ».
Longtemps, Ted Hughes refusera de s’exprimer au sujet de sa vie avec Sylvia et des circonstances de sa mort, qu’il a été accusé d’avoir provoquée5. (À trois reprises, son nom fut effacé de la tombe de son épouse.) Quelques mois avant son propre décès, en 1998, il rendra ­publique sa version des faits dans ­Birthday Letters, recueil de poèmes écrits tout au long de sa vie. Avant cela, il s’était employé à faire paraître les textes inédits de ­Sylvia, à commencer par les poèmes de ses derniers mois, réunis sous le titre Ariel.
Sans rien perdre de la virtuosité technique qui caractérise ses œuvres de jeunesse, Sylvia Plath s’y affranchit de certaines contraintes, gardant le principe de la division en strophes mais abandonnant souvent la rime. L’impression produite par ces textes tient à la force des images qu’ils contiennent, « images de torture, de meurtre, de génocide, de guerre, de suicide, de maladie, de revanche et de fureur, mais aussi de résistance, de renaissance et de triomphe », résume Heather Clark. Dans « Daddy », son poème le plus célèbre, dans lequel elle s’en prend avec violence à la figure paternelle (son père allemand, mais aussi, en filigrane, Ted Hughes), référence est faite au nazisme et à l’Holocauste. Alors que le critique George Steiner hissait « Daddy » au rang de « Guernica de la poésie moderne », l’allusion historique a été jugée inacceptable par d’autres intellectuels juifs comme Irving Howe, Leon Wieseltier ou Adam Kirsch.
Il faut garder à l’esprit l’impact que les affaires du monde avaient sur l’imagination de Sylvia Plath. La Cloche de détresse s’ouvre sur l’évocation de l’exécution des époux Rosenberg, soupçonnés d’espionnage au profit de l’Union soviétique. Et la similitude entre la chaise électrique et les électrochocs subis par la narratrice est un thème implicite du roman. Sylvia Plath était démocrate et pacifiste. L’atmosphère politique aux États-Unis durant les années 1950 – le souvenir frais de l’extermination des juifs, la croisade anticommuniste du sénateur ­McCarthy, la guerre froide, la menace nucléaire – l’affectait intensément.
À ses yeux, la poésie n’avait pas vocation à devenir « une sorte de purge ou d’excrétion publique thérapeutique ». Le poète, disait-elle, « doit être capable de contrôler et manier les expériences, même les plus terribles, comme la folie […]. Il faut savoir manier ces expériences l’esprit avisé et avec intelligence. » Si expressifs qu’ils soient, les textes réunis dans Ariel sont construits avec un art sophistiqué et émaillés de références implicites à la mythologie et la littérature. Pleins de symboles, ils tirent leur étrange pouvoir, écrit Adam Kirsch, de « l’habileté avec laquelle ils transforment l’expérience la plus intime de telle sorte qu’on ne la reconnaît presque pas »6.
Une de leurs caractéristiques est la présence de nombreuses allitérations. Plath a affirmé avoir écrit les textes d’Ariel en les récitant à voix haute. Elizabeth Hardwick témoignera de son saisissement à l’écoute, dans un enregistrement de la BBC, de sa voix dure aux intonations envoûtantes scandant ses poèmes avec une diction anglaise parfaite (son accent était un mélange de ceux de Boston et d’Oxford)7.
La vie de Sylvia Plath fut très courte, mais son œuvre est considérable : plusieurs centaines de poèmes, des dizaines d’articles de critique littéraire, de nouvelles et d’histoires pour enfants. Elle avait un caractère porté à l’excès et n’était assurément pas facile à vivre au quotidien. Elle était égocentrique, et sa propension à la dramatisation est évidente. À la lecture de son journal, de sa correspondance et du livre de Heather Clark, on est surtout frappé par son intelligence, sa lucidité à l’égard d’elle-même, son courage et l’exceptionnelle opiniâtreté dont elle a fait preuve toute sa vie pour développer son art et son talent sans abandonner ses autres rêves d’accomplissement. Pour ceux qui ont d’elle une vision romantique, c’est sa fascination poétique pour la mort qui l’a menée au suicide. On est tenté de penser le contraire : c’est son engagement envers la littérature qui l’a aidée à dompter ses démons, jusqu’au moment fatal où ceux-ci ont eu raison d’elle. 

Michel André, philosophe de formation, a travaillé sur la politique de recherche et de culture scientifique au niveau international. Né et vivant en Belgique, il a publié Le Cinquantième Parallèle. Petits essais sur les choses de l’esprit (L’Harmattan, 2008).

Cet article a été écrit pour Books.

Notes

1. The Silent Woman, Vintage, 1993.

LE LIVRE
LE LIVRE

Comète incandescente. La courte vie et l’art brûlant de Sylvia Plath de Heather Clark, Knopf, 2020

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