Culture partagée

Spécialiste de l’islam, Ziauddin Sardar vit à Londres, mais ses origines pakistanaises le rendent définitivement desi. D’origine sanskrite, le terme signifie « de notre pays », ce qui englobe Inde, Pakistan, Bangladesh et Sri Lanka. Aussi l’auteur explore-t-il dans « Façons d’être desi » sa propre identité sud-asiatique, « sans lignage ethnique ni frontières nationales », note l’hebdomadaire indien Outlook : « Pourquoi notre identité devrait-elle être limitée à une période de soixante-dix ans (depuis la partition de l’Inde et du Pakistan) et à une zone sur la carte du monde dont la forme triangulaire évoque un samoussa ? » Alors que la politique les ­sépare, la culture réunit Indiens et Pakis­tanais, hindous et musulmans autour d’une sensorialité particulière. Ce dont témoignent de grands films de Bollywood comme les mythiques Devdas ou Mughal-e-Azam. Une critique « fine et sarcastique », apprécie l’hebdomadaire indien, du ­fanatisme qui sévit de part et d’autre de la frontière indo-­pakistanaise.
LE LIVRE
LE LIVRE

Ways of Being Desi de Ziauddin Sardar, Penguin Viking, 2018

SUR LE MÊME THÈME

Périscope Le double mystère de Florès
Périscope L’antiroman de Pasolini
Périscope Une fable africaine

Aussi dans
ce numéro de Books