Keiichirô Hirano et Yoshikichi Furui : « Creuser de nouveaux thèmes existentiels »

Deux écrivains, l’un vieux, l’autre jeune, l’un qui a connu Tokyo sous les bombes, l’autre né à l’aube d’une société « déjantée », explorent des pistes pour comprendre ce que le tsunami et le désastre nucléaire ont changé dans la perception que les Japonais et les romanciers ont du monde qui vient.

Keiichirô Hirano. Les 30 avril et 1er mai 2011, un mois et demi après le séisme, je me suis rendu dans plusieurs zones sinistrées du Tôhoku [la région nord-est de l’Archipel, la plus touchée], et j’ai écrit un texte intitulé « Distance jusqu’au sinistre ». Vous vous êtes aussi exprimé par écrit à plusieurs reprises, notamment avec la nouvelle « Où est passé l’enfant ? », dans laquelle vous superposez l’expérience du séisme et vos souvenirs des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Je suis né dans la région de Nagoya, et j’ai passé mon enfance dans le nord de Kyûshû avant de résider à Kyôto pendant mes études. Je me suis donc toujours considéré comme un homme du Japon de l’Ouest. La région du Tôhoku m’est souvent apparue lointaine. Pourtant, depuis ...

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