Soutenez la presse indépendante ! Abonnez-vous à Books, à partir de 8€/mois.

La charité réinventée

Quand le moine Pélage exhorte les riches à renoncer à leurs biens, Augustin se fâche. Qu’adviendrait-il du don chrétien, nécessaire à la survie des pauvres et de l’Église ? Pour remettre l’Église dans le droit chemin, le saint a une idée de génie : associer aumône et expiation des péchés.

 


Saint Augustin par Philippe de Champaigne, Los Angeles County Museum of Art

L’Afrique romaine était l’une des dernières régions de l’Occident romain à être restée aussi fidèle à ses traditions civiques. C’était particulièrement vrai de lieux qu’Augustin connaissait bien : Carthage et les cités de la vallée de la Medjerda qu’il traversait régulièrement quand il se rendait d’Hippone aux réunions presque annuelles de l’Église d’Afrique à Carthage. Durant tout le IVe siècle, on continua d’y restaurer des bâtiments, d’y réparer des théâtres et d’y organiser des jeux du cirque. Cet été indien des cités africaines, qui vivait ses ultimes heures, continuait d’être bercé par les dernières lueurs d’une idéologie ancienne qui restait à la source de toutes les dépenses civiques. Les historiens modernes ont appelé cette idéologie l’« évergétisme ». Celui-ci reposait sur un ensemble d’idées et de pratiques qui marquèrent profondément les esprits et inspirèrent la conduite des élites de la Méditerranée gréco-romaine pendant plus mille ans. Il ne perdit son emprise sur les consciences que durant l’Antiquité tardive. Cet idéal évergétique structura le système des dons qui étaient faits à la cité par les riches, alors que ces derniers étaient libres de dépenser leur argent comme ils l’entendaient, et ce pour toutes sortes de raisons. Quant à la façon de faire usage de la richesse en public, les riches avaient en tête l’évergétisme et rien d’autre.

À la fin des années 1970, deux ouvrages magistraux, celui de Paul Veyne et celui d’Évelyne Patlagean, ont attiré l’attention sur la persistance de cette idéologie dans l’Antiquité tardive, tout en soulignant sa spécificité. (1) Veyne et Évelyne Patlagean ont démontré que l’évergétisme était toujours resté fidèle à un modèle strictement civique (on pourrait même dire politique) de la société. Les riches se devaient d’employer leur argent pour le bien de leur cité, pour améliorer le confort de leurs concitoyens – et seulement le leur –, pour les divertir aussi. Ce modèle civique ignorait la structuration économique de la société. La pauvreté en elle-même ne donnait aucun droit particulier. Ceux qui bénéficiaient des largesses des riches n’en bénéficiaient pas parce qu’ils étaient pauvres ; ils en bénéficiaient parce qu’ils étaient citoyens. (2)

Ainsi, ce que prêchaient des évêques comme Augustin n’incitait pas seulement les riches à faire acte de charité et montrer de la compassion de façon ponctuelle, mais sapait les bases mêmes du modèle de société traditionnel qui avait inspiré les différentes formes de don jusque-là. On invitait les notables des cités à abandonner la notion même de droit civique. On les poussait à voir, au-delà de leurs concitoyens, cette immensité grise de la pauvreté qui se trouvait dans leur cité et dans la campagne aux alentours et qui devait désormais recevoir leurs dons.

Accepter la prédication chrétienne revenait à renverser complètement la vision de la société. En termes d’imaginaire social, cela supposait de passer d’un univers clos à un univers ouvert. Le monde de l’époque classique était fait d’une constellation de petites cités dans lesquelles les riches cherchaient seulement à contenter et divertir leurs concitoyens, sans se préoccuper de leur niveau social. L’époque chrétienne était un univers ouvert dont la société tout entière était traversée, pensait-on, à l’égal de la loi de la gravitation universelle, dans les villes comme dans les campagnes, par une seule et même division sociale et économique entre les riches et les pauvres. Les prédicateurs chrétiens cherchaient à détourner les riches des dépenses qu’ils avaient l’habitude de faire pour leur cité, si renommée fût-elle, si chère fût-elle à leurs yeux, au profit de la masse sans visage des pauvres pour lesquels ils leur demandaient de débourser sans compter. Seul un tel élan de générosité, si contraire à leurs habitudes et si éloigné des besoins de leur cité et de leurs concitoyens, serait à même de leur permettre d’amasser un trésor dans les cieux. (3) […]

C’est là qu’en était Augustin en 410, quand Pélage et nombre de ses patrons de l’élite romaine qui avaient fui le sac de Rome commencèrent à débarquer à Carthage. (4) Ces réfugiés ne diffusèrent pas seulement ce qu’Augustin considérait comme des nouveautés théologiques pernicieuses sur le péché et le libre arbitre. Leurs idées risquaient de saper les bases du don chrétien en Afrique.

Depuis plus d’une dizaine d’années, Augustin s’était battu au sein des élites africaines comme des catégories sociales les plus humbles pour que ses ouailles fissent de l’aumône une routine, alors que la plupart en découvraient seulement le principe. Comme il devait le préciser à son clergé dans les sermons d’Erfurt et l’indiquer d’une manière générale dans sa prédication, on pouvait faire l’aumône de trois façons : en prenant soin des pauvres, en soutenant le clergé, en construisant et entretenant les églises. Aucune de ces formes d’aumône ne supposait, à l’exception sans doute de la construction d’une église, de dépense considérable. Le prix d’une église s’élevait à environ 2 500 solidi (de lourdes pièces d’or). À titre de comparaison, le coût des jeux à Rome pouvait atteindre 144 000 solidi (probablement moins cependant en Afrique). Ce qui importait, en fait, c’était de parvenir à créer un flot continu d’argent pour subvenir aux besoins des pauvres et de l’Église, en enseignant à l’ensemble des membres de la congrégation, qu’ils fussent modestes ou aisés, le bon usage chrétien de la richesse. Il fallait créer de nouveaux réflexes du cœur et de la main.

Les réfugiés venus de Rome étaient issus d’un autre monde, celui de la haute noblesse romaine qui avait réfléchi à la valeur de l’argent à sa manière. Pélage s’était adressé à un cercle d’hommes et de femmes qui étaient ébranlés par l’étendue considérable de leur fortune. Il était proche de Paulin de Nole, comme de l’héritière de l’une des plus grandes familles sénatoriales, Mélanie la Jeune, et de son mari, Pinianus. Moins de cinq ans plus tôt, en 405, le jeune couple avait choqué la société romaine en mettant tous ses biens en vente. Leurs revenus s’élevaient à 120 000 solidi par an. Ils avaient été encouragés dans leur projet par un rêve pénétrant :

Une nuit, nous nous étions endormis dans une grande tristesse : nous nous voyions tous les deux en train de passer par la fente très étroite d’une muraille, tout à fait mal à l’aise du fait de l’étroitesse, au point qu’il ne nous restait plus qu’à renoncer à la vie. Étant sortis, dit-elle, de cette angoisse avec beaucoup de peine, nous nous retrouvâmes dans un grand et profond soulagement et une joie ineffable. (5)

 

Deux personnes firent en cauchemar l’expérience de la peine que l’on ressent à passer à travers le chas de l’aiguille pour entrer dans le royaume des cieux. Pour autant, lorsqu’ils arrivèrent comme réfugiés en Afrique, ils étaient loin d’être pauvres. Ils apparurent, à l’égal de Paulin de Nole une dizaine d’années plus tôt, comme des patrons fondant, à grande échelle, églises et monastères imposants. Ils provoquèrent un profond malaise chez les évêques. Augustin et ses collègues approchèrent Mélanie et lui expliquèrent qu’il fallait calmer le jeu :

 

L’argent que vous distribuez maintenant aux monastères sera dépensé en peu de temps. Mais, si vous voulez laisser une mémoire ineffaçable au ciel et sur la Terre, faites don à chaque monastère d’un local et d’un revenu. (6)

C'est gratuit !

Recevez chaque jour la Booksletter, l’actualité par les livres.

 

L’inquiétude des évêques est aisément compréhensible. Pressé de se libérer de sa fortune, le couple pieux multipliait les fondations sans prévoir de revenus pour les financer dans la durée, laissant donc cette lourde charge à l’Église. Tel est le cauchemar financier auquel sont confrontés aujourd’hui nombre d’œuvres charitables et d’institutions scolaires.

Au même moment, les traités radicaux de la mouvance pélagienne, comme le De diuitiis, le traité Sur les riches, si vivement débattus à l’époque, enjoignaient aux riches de renoncer à l’ensemble de leurs biens. L’auteur de ce traité allait jusqu’à dénoncer l’existence même de la richesse : « Tolle diuitem et pauperem non inuenies » (« Élimine le riche et tu ne trouveras plus de pauvre ») était l’un de ses slogans les plus provocateurs. Le De diuitiis expliquait clairement que la seule façon pour les riches chrétiens d’entrer au paradis consistait à renoncer à toute leur fortune, comme Pinianus et Mélanie l’avaient fait. […]

Augustin comprit immédiatement la menace qu’une position aussi radicale faisait peser sur les modes traditionnels du don religieux. On ne soutenait pas que les riches ne devaient pas exister ; on affirmait qu’ils ne pouvaient être sauvés. À moins qu’ils ne se libérassent de tout ce qu’ils possédaient, l’aumône, même faite de façon régulière, ne leur serait d’aucun secours.

Ce fut le radicalisme même des positions de Pélage et de ses partisans sur l’argent qui poussa Augustin à se dresser aussi fermement contre elles. L’aumône n’était pas seulement un moyen de subvenir aux besoins des pauvres et d’afficher la puissance financière de l’Église pour faire pièce aux élites urbaines et à leur idéal évergétique. L’aumône avait une dimension surnaturelle. Augustin mit encore plus l’accent sur cette caractéristique précise. Il insistait sur le fait que l’aumône était une obligation pieuse parce qu’elle avait une fonction expiatrice : elle délivrait du péché. Ce que le prophète Daniel avait recommandé au roi Nabuchodonosor valait pour tout chrétien, comme pour tout juif : « Rachète tes péchés par l’aumône et tes iniquités par la pitié pour les pauvres. » À l’égal de la grande parabole de Jésus sur le transfert d’un trésor dans les cieux, l’évocation de la rédemption des péchés par l’aumône avait comme objectif d’éveiller la conscience des chrétiens ordinaires. Comme devaient l’écrire les rabbins de l’Antiquité tardive :

 

Venez et constatez à quel point Dieu est clément envers la chair et le sang. Car un homme peut se racheter lui-même, avant que le jugement ne soit prononcé dans les cieux, en versant de l’argent. Comme il est écrit : « Ô Roi […] rachète tes péchés par l’aumône. » (7)

 

Cette citation du Livre de Daniel connut un grand succès parmi les écrivains chrétiens et les prédicateurs de l’époque. Afin d’en saisir la portée, il faut revenir un bon millier d’années plus tôt et se rendre dans l’Empire perse des Achéménides et dans les royaumes hellénistiques qui lui avaient succédé au Moyen-Orient. C’était dans ce contexte-là que se déroulait l’histoire de Daniel, à l’image de l’un de ces romans historiques écrit bien des siècles plus tard. Dans les siècles qui suivirent la chute de l’Empire achéménide, c’est-à-dire entre les IIIe et IIe siècles avant J.-C., de nombreux textes juifs commencèrent à aborder la question de l’aumône et de l’expiation.

À la lecture de ces textes, il apparaît qu’était alors franchie l’une des frontières imaginaires les plus importantes du judaïsme antique : le péché était abordé en termes financiers. On ne le considérait plus comme un poids dont il n’était possible de se débarrasser qu’après avoir accompli une série de rites sacrificiels complexes propres à une société archaïque et agraire. Le péché était devenu une dette.

Cette révolution de l’imaginaire fut telle que l’on finit par attribuer au péché les qualités du mercure. Comme la monnaie, le péché pouvait être étalonné : les petits péchés et les simples négligences, une fois identifiés, pouvaient faire l’objet d’un traitement rapide, sans qu’il soit nécessaire de recourir à une action lourde et collective, sans avoir besoin de répandre le flot de sang et les fumées épaisses d’un sacrifice. Le péché était surtout devenu réversible. Comme le souligna Jésus ben Sirach, l’auteur de l’Ecclesiasticus : l’aumône éteint le péché de façon aussi certaine, rapide et naturelle que l’eau chasse le feu.

L’image de Dieu lui-même avait changé. Dieu était devenu une sorte de comptable veillant sur les dettes de ses fidèles. Il pouvait modifier le mode de remboursement. Mieux, il pouvait concéder des remises de dette, annuler les arriérés d’une vie entière par un acte sublime de miséricorde. Il pouvait aussi racheter les bonnes actions comme n’importe quel créancier qui aurait accordé un prêt. Soutenir que « celui qui a pitié des pauvres accorde un prêt au Seigneur » donnait l’assurance d’un remboursement dont la générosité allait bien au-delà des règles d’un jeu économique à somme nulle. […]

Ainsi Augustin avait-il hérité de l’idée d’un lien entre l’aumône et le péché après de longs siècles qui virent « la pénétration lente mais inexorable de la dette comme métaphore du péché au cœur du christianisme de langue grecque et latine ». (8)

Considérons à présent la façon dont Augustin utilisa ce vieux fonds doctrinal lorsqu’il fut confronté à la diffusion des idées pélagiennes. Il parvint à réaliser un assemblage intellectuel qui fut une remarquable prouesse. Des pratiques bien établies reçurent une nouvelle armature conceptuelle. Il greffa sa propre conception du péché tout à fait spécifique sur celle, largement acceptée, de la nature expiatoire de l’aumône et des bonnes œuvres. Il est inutile de s’attarder plus longtemps sur la notion de péché chez Augustin. Il était convaincu depuis longtemps que la vie d’un chrétien était une vie de pénitence continuelle. Le pieux chrétien était comme un hérisson : il était couvert, des pieds à la tête, de minuscules épines, de peccata minutissima, de tout petits péchés, dont il avait à peine conscience. C’était pour effacer ces tout petits péchés que les chrétiens devaient prier chaque jour : « Dimitte nobis debita nostras » (« Pardonnez-nous nos offenses »). Notons au passage que dans la version latine du « Notre Père », les « offenses » étaient appelées debita, des « dettes » qu’il fallait effacer.

Ces quelques mots fournirent à Augustin, à partir de 412, une réponse à la doctrine de Pélage sur le libre arbitre. Pélage prétendait que la liberté permettait aux hommes et aux femmes d’atteindre la perfection. Augustin opposa à ce message optimiste le fait que le « Notre Père » déniait lui-même aux femmes et aux hommes la possibilité d’atteindre la perfection au cours de leur vie. Personne ne pouvait prétendre être parfait et vivre sans commettre de péché. Le seul exercice du libre arbitre n’offrait, d’ailleurs, aucune garantie. La prière rappelait tous les jours que le péché quotidien nécessitait un pardon quotidien. Le récuser, c’était s’attaquer au cœur de la religion d’Augustin.

Il y avait, toutefois, un corollaire concret et financier à la rémission des péchés que l’on cherchait à obtenir par une pénitence quotidienne. Comme tous les prédicateurs chrétiens de sa génération, Augustin était persuadé que ces prières repentantes ne pouvaient être efficaces que si elles étaient suivies par des aumônes. L’aumône « donnait des ailes » au Dimitte nobis du « Notre Père » et lui permettait d’atteindre les cieux. Sans ces ailes, aucune prière ne pouvait s’élever.

Cela signifiait, en définitive, que des péchés perpétuels nécessitaient des dons continuels. Confronté au perfectionnisme des pélagiens, Augustin accrut les exigences traditionnelles en matière d’aumône, non d’ailleurs sans audace, en prenant le risque de demander aux fidèles de se prêter à une pénitence quotidienne. Pour Augustin, il s’agissait là d’une obligation liée à la condition humaine. L’âme était un navire qui voguait en haute mer et sur lequel s’était déclarée une voie d’eau. Les petits filets d’eau des fautes quotidiennes s’écoulaient à travers la charpente et remplissaient la cale en silence menaçant de faire sombrer le navire, à moins d’être pompés et rejetés à la mer. Pour l’homme, pomper l’eau de cale revenait à prier et faire l’aumône. […]

Le don religieux faisait partie de la vie quotidienne, parce que chaque jour était déterminé par le péché. Le don se déroulait en suivant la cadence grinçante et continue de la pompe à prière, à jeûne et à aumône.

D’ailleurs, le péché quotidien, la richesse et l’aumône avaient des propriétés communes, même si elles ne sautaient pas aux yeux. Augustin insistait toujours sur le fait que les femmes et les hommes accumulaient les péchés comme des grains de sable, comme des gouttes d’eau, comme des puces, de façon subreptice, sans toujours en avoir conscience. Un bon chrétien pouvait s’enrichir de la même manière. Il pouvait finir par disposer d’un surplus de fortune, sans s’en rendre compte, en bénéficiant de petites rentrées d’argent dont il pouvait se défaire sans difficulté et sans regret, en faisant l’aumône ou en finançant l’Église. Un bon chrétien pouvait apprendre à se débarrasser régulièrement de ces petites sommes inutiles et en faire une habitude aussi indolore qu’un coup de peigne dans les cheveux. En outre, ces péchés quotidiens auxquels se référait Augustin, étaient souvent commis sous l’effet des pulsions négatives qui s’accumulaient de façon inconsciente mais tout à fait normale dans la vie en société. Les « péchés quotidiens » qu’on pouvait racheter par l’aumône ne comprenaient pas les crimes de sang commis de sang-froid, les fraudes, les manifestations d’avarice, l’adultère. Il s’agissait plutôt des péchés véniels de la vie de tous les jours, qui poussaient comme les cheveux sur la tête, comme les épines d’un petit hérisson.

Comme le montre l’ensemble de métaphores auxquelles il eut recours avant et après son conflit avec Pélage, Augustin valorisait les petits gestes que l’on faisait tous les jours, presque sans s’en rendre compte, des gestes en mesure d’effacer les petits péchés quotidiens commis eux aussi de façon inconsciente. Ce discours métaphorique fut d’autant plus efficace que la dépense qu’il appelait de ses vœux restait modeste. Il ne demandait pas de sacrifice héroïque. Au contraire, on s’acquitterait de la « petite monnaie » des péchés par la « petite monnaie » que l’on verserait aux pauvres.

 

— Ce texte est extrait du Prix du salut : les chrétiens, l’argent et l’au-delà en Occident. Il a été traduit par Christophe J. Goddard.

Notes

1. Évelyne Patlagean, Pauvreté économique et pauvreté sociale à Byzance, IVe-VIIe siècle, La Haye, Mouton, 1977 ; Paul Veyne, Le Pain et le Cirque. Sociologie historique d’un pluralisme politique, Paris, Éditions du Seuil, « L’Univers historique », 1976.

2. Étaient exclus de la citoyenneté les femmes, les esclaves, les affranchis, les étrangers. [NdlR]

3.  Les chrétiens de cette époque pensaient que les pauvres qui recevaient de l’argent sur terre accueilleraient leurs bienfaiteurs parmi eux dans les cieux. Ceux-ci pourraient y construire leur propre maison grâce aux fonds qu’ils avaient transférés en pratiquant
la charité sur terre. [NdlR]

4. Pélage (env. 360- env. 422) était un moine brittonique dont la doctrine (le pélagianisme) insistait sur l’efficacité de la volonté humaine et minimisait l’action de la grâce divine. [NdlR]

5. Gerontius, Vie de Mélanie (version grecque), éd. D. Gorce, Sources chrétiennes, 90, Paris, Éditions du Cerf, 1962, 158-161.

6. Gerontius, Vie de Mélanie, 21, éd. D. Gorce, 172.

7. Mekilta Israel, trad. J. Lauterbach, Mekilta de-Rabbi Ishmael, Philadelphie, Jewish Publication Society, 1935, 3, 86-87.

8. Cary Anderson, Sin : A History, New Heaven, CT, Yale University Press, 2009.

LE LIVRE
LE LIVRE

Le Prix du salut : les chrétiens, l’argent et l’au-delà en Occident (IIIe-VIIe siècle) de Peter Brown, Belin, 2016

SUR LE MÊME THÈME

Extraits - Non fiction Chez les militants de la neurodiversité
Extraits - Non fiction Comment sont nés les gangs salvadoriens
Extraits - Non fiction Sans pouvoirs publics, pas d’innovation

Aussi dans
ce numéro de Books

Booksletter,
c'est gratuit !

Retrouvez gratuitement la Booksletter
chaque samedi matin dans votre boîte email.