Le retour de Camus

Le retour de Camus

Longtemps dénigré par l’intelligentsia française, Albert Camus connaît une véritable « renaissance ».

Publié dans le magazine Books, septembre 2009.
Alors que s’approche le cinquantième anniversaire de la mort d’Albert Camus, en janvier 1960, deux livres américains rendent hommage à l’écrivain et moraliste français. Le premier, par David Caroll, professeur à l’université de Californie, est consacré à « Camus l’Algérien ». S’appuyant notamment sur son autobiographie inachevée, Le Premier Homme, publiée en 1994, il rend compte du rôle du problème algérien dans l’élaboration de la philosophie morale de l’ancien Algérois. Camus, on le sait, refusa de prendre parti dans la guerre d’Algérie. Il avait défendu les droits des « musulmans » à la veille de la Seconde Guerre mondiale, mais quand le conflit éclata, en 1954, il fit valoir que l’on n’était pas obligé de choisir entre la justice et le massacre des innocents. Le second ouvrage, par David Sherman, qui enseigne la philosophie à l’université du Montana, revient en profondeur sur les accusations d’inconsistance philosophique dont a été victime l’ancien résistant de la part du camp sartrien, dans les années 1950, avant et après le début de la guerre d’Algérie. Dans un compte rendu de ce livre publié dans les Notre Dame Philosophical Reviews, publication en ligne de l’université catholique de Notre Dame (Indiana), le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne approuve le travail de réhabilitation mené par Sherman. Normalien, Bachir Diagne, actuellement professeur à l’université Columbia de New York, a été l’élève d’Althusser et de Derrida, et connaît bien les arcanes de l’intelligentsia…
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