Paradis perdus de l’islam

Il n’y a plus guère qu’à Dubai que l’on trouve l’ouverture et la tolérance qui ont caractérisé pendant des siècles les grandes villes du monde musulman.

Comment comprendre que la civilisation islamique ait pu donner lieu à tant de splendeurs, souvent dans un esprit de vive curiosité intellectuelle et de franche convivialité, avant de sombrer dans l’apathie, le rejet des Lumières et l’intolérance religieuse ? Le journaliste et historien britannique Justin Marozzi illustre ce sujet ­rebattu en plongeant le lecteur dans l’histoire de 15 villes, une par siècle : de La Mecque à Doha en passant par Damas, Bagdad, Cordoue, Jéru­salem, Le Caire, Fez, Samarcande, Constantinople, Kaboul, Ispahan, Tripoli, Beyrouth et Dubai. D’ascendance libanaise, Marozzi a passé une partie de sa jeunesse à Beyrouth, au Caire et à Tripoli. Il a déjà publié trois livres, sur Hérodote, Tamerlan et l’histoire de Badgad. Son talent de conteur et sa fougue lui ont attiré de vibrants éloges de la part de critiques exigeants, notamment dans The Economist, le Financial Times et The Wall Street Journal.   Sur Bagdad, qu’il décrit à son apogée, au IXe siècle, et qu’il connaît particulièrement bien, Marozzi écrit : « Les Arabes ­vivaient aux côtés de Perses, d’Indiens, de Turcs, ...
LE LIVRE
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Islamic Empires: Fifteen Cities that Define a Civilization (« Empires islamiques. Quinze villes qui dessinent une civilisation » de Justin Marozzi, Allen Lane, 2019

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