Pas d’apprentissage sans plaisir

Les sciences cognitives peuvent contribuer à améliorer les méthodes d’enseignement. Encore faut-il interpréter correctement les résultats
de laboratoire, met en garde le chercheur espagnol Francisco Mora.

Pourquoi est-il important de tenir compte des ­apports de la neuro­éducation pour transformer les modes d’apprentissage ? Les enseignants sont très dési­reux d’ancrer dans du solide ce qui jusqu’ici n’était que des opinions. La « neuroéducation » consiste à appliquer les connaissances sur le fonctionnement du cerveau à l’amélioration des méthodes d’enseignement. Par exemple, savoir quels stimuli éveillent l’attention puis créent de l’émotion, car, sans ces deux facteurs, il n’y a pas d’apprentissage possible. L’enseignement n’a pas changé depuis deux cents ans, mais les connaissances dont nous disposons à présent rendent cette transformation urgente. Quelles sont les certitudes que l’on possède déjà ? L’une d’elles est l’âge auquel ­apprendre à lire. Aujourd’hui, nous savons que, dans les ­circuits neuronaux impliqués dans la transformation des graphèmes en phonèmes – c’est-à-dire de ce que l’on lit en ce que l’on dit –, les connexions synaptiques ne sont pas entièrement formées avant l’âge de 6 ans. Si les circuits qui permettent d’apprendre à lire ne sont pas formés, l’apprentissage peut...
LE LIVRE
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Neuroeducación. Sólo se puede aprender aquello que se ama de Francisco Mora, Alianza, 2013

ARTICLE ISSU DU N°90

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