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Un islam des Lumières est-il possible ?

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Le lecteur qui s’interroge sur la compatibilité de l’islam avec la démocratie oscille généralement entre deux peurs : succomber au manichéisme facile des islamophobes et être la dupe des extrémistes qui souhaitent la chute des sociétés libérales. La foule des livres disponibles sur le sujet, en se contredisant allègrement les uns les autres, l’aident-ils à y voir plus clair ?

Quand j’étais étudiant, voici près d’un demi-siècle, nul ne jugeait utile de s’initier à l’islam, sinon dans le cadre universitaire. Ce culte nous paraissait aussi éloigné de nous que la religion des Aztèques. Et, contrairement au marxisme, il paraissait n’avoir rien d’intéressant à dire au monde moderne ou à son sujet. Si l’on nous avait interrogés, nous aurions évoqué un anachronisme voué soit à s’éteindre, soit à devenir une simple conviction personnelle, un peu comme le catholicisme en France. Même pour des non-marxistes, le triomphe final de la sécularisation paraissait inéluctable. En voyage dans les pays musulmans, nous ne décelions aucune menace, seulement une différence exotique de mode de vie qui irait forcément en s’atténuant avec le temps. La Révolution blanche du shah d’Iran était non seulement à nos yeux la voie de l’avenir, mais aussi, indépendamment du sort que l’avenir réserverait à Sa Majesté impériale, une trajectoire irréversible : on ne fait pas d’œufs avec une omelette. Plusieurs décennies plus tard, notre appréhension est tout autre. Il ne se passe pas une semaine sans que paraissent de nouveaux livres sur l’islam et les pays musulmans. J’ai découvert il y a peu dans une librairie de l’aéroport de Roissy une section entière dédiée au sujet. Ce qui, je suppose, reflète le goût du public. Même à l’aéroport de Birmingham, ville dont l’une des deux principales mosquées s’appelait encore récemment la mosquée du président Saddam Hussein (et a bénéficié d’une importante subvention municipale pour la construction d’un parking), à côté d’étals croulant sous les romans semi-pornographiques et les autobiographies de footballeurs, j’ai pu acheter The Arab Uprisings (« Les soulèvements arabes ») de James L. Gelvin et Islamophobia (« Islamophobie ») de Deepa Kumar (1). Le premier (l’auteur est professeur d’histoire du Moyen-Orient à Los Angeles) affirme d’emblée qu’« il n’y a aucune de raison de supposer que l’islam est ni plus ni moins compatible avec la démocratie que le christianisme ou le judaïsme ». Comme un quotidien acheté le jour même racontait une manifestation de masse organisée par des islamistes à Dacca, contre la démocratie (2) – phénomène tout de même plutôt rare dans le monde moderne –, cette affirmation m’a semblé légèrement péremptoire.     Quant à Islamophobia, écrit par une jeune professeure d’études moyen-orientales à l’université Rutgers, il s’ouvre sur une anecdote à double tranchant. Deepa Kumar, d’origine indienne mais non musulmane, raconte qu’elle a fait l’objet, après les attentats du 11 Septembre, de remarques désobligeantes de la part de personnes qui la supposaient musulmane et en inféraient qu’elle approuvait l’attentat. L’auteure en déduit que de nombreux islamophobes sont incapables de faire la distinction entre musulmans, hindouistes et sikhs. Mais, paradoxalement, l’histoire donne des munitions aux islamophobes, tout du moins en Grande-Bretagne, où le taux d’incarcération et le taux de chômage des jeunes musulmans d’origine pakistanaise ou bangladaise sont plus élevés que la moyenne, alors qu’ils sont moins élevés (beaucoup moins en ce qui concerne le taux d’incarcération) chez les hindouistes et les sikhs. Les préjugés ne peuvent évidemment expliquer ces différences, qui suggèrent plutôt – sans pour autant en apporter la preuve – une difficulté particulière des musulmans à s’intégrer dans une société occidentale. Quoi qu’il en soit, il est clair que l’islam s’est imposé de manière extraordinaire à la conscience du monde non islamique en relativement peu de temps, sans que cela tienne, me semble-t-il, aux mérites intellectuels propres à cette religion. L’intérêt du public est donc plus politique qu’intellectuel. Ce dont témoigne un article du premier numéro de Noor, « revue pour un islam des Lumières », publiée en France en mai 2013, en montrant que l’engouement pour l’islam chez les Noirs américains est de nature toute politique et n’a rien à voir avec la vérité supposée transcendante de la religion qu’ils adoptent (dans une version syncrétique).   Prosélytisme islamiste Aucun citoyen instruit d’Europe ou d’Amérique ne peut désormais se permettre d’ignorer les évolutions à l’œuvre dans le monde musulman. Pour des raisons évidentes. D’abord, les principaux pays occidentaux comptent tous une population substantielle d’immigrés musulmans, parfois assez nombreuse pour avoir une influence électorale considérable. Ensuite, bien que pauvre en moyenne, le monde islamique abrite des enclaves rentières d’une richesse inouïe, capables de financer le prosélytisme islamiste sur l’ensemble de la planète. Enfin, la chute de l’URSS, l’effondrement du communisme et la perte de prestige consécutive du marxisme ont fait de l’islamisme le seul mouvement politique encore susceptible de satisfaire les désirs utopistes des jeunes déçus par l’état du monde. Bien sûr, il n’attire guère que les musulmans ; mais ceux-ci représentent un cinquième de la population de la planète, et une proportion plus grande encore de la jeunesse. Le public français désireux de s’informer sur l’islam et l’islamisme a l’embarras du choix. Reste à savoir si la lecture d’un échantillon des titres disponibles lui permettra de clarifier ses idées ou ne fera que les embrouiller un peu plus. Le lecteur de bonne volonté est en proie à deux peurs opposées. La première ? Succomber au type de préjugé dont l’histoire est riche : les protestants jugés traîtres dans la cité catholique et inversement (en 1959, l’élection de Kennedy était jugée peu probable, en raison de son catholicisme), ou les Juifs inassimilables, hypocrites et dominateurs, incapables de vraiment apprécier Racine bien qu’ils le prétendent… L’odieux et désormais ridicule exemple de Drumont et de son bestseller La France juive sert d’avertissement contre l’islamophobie. La seconde peur est d’être berné par des gens qui souhaitent vraiment et ardemment la chute des sociétés libérales occidentales, et font tout leur possible pour y instiller, puis y imposer, leurs valeurs rétrogrades. Contrairement aux Protocoles des Sages de Sion, un faux grossier, les textes qui prêchent en ce sens ne sont que trop authentiques. L’un de mes amis, traducteur pour les services secrets britanniques, me racont
e des histoires à glacer le sang sur les atrocités qui sont planifiées (et déjouées par les Renseignements). Il me décrit aussi les fantasmes sanguinaires et le matériel de propagande des extrémistes, fort heureusement pas bien malins en général. Comment le lecteur de bonne foi va-t-il naviguer entre ces deux peurs, celle de verser dans l’intolérance et celle d’être une dupe, un idiot utile, partie prenante d’une sorte d’accord de Munich avec l’islamisme pour la sauvegarde d’une paix illusoire ? On trouve tous les livres qu’il faut pour nourrir ces deux craintes. Témoin les textes de quatrième de couverture de deux livres, Le Mythe de l’islamisation : essai sur une obsession collective et Islam, l’épreuve française (3). Lisons le premier : « Depuis le milieu des années 2000, un mot s’est immiscé dans les débats : islamisation (…). L’imaginaire du complot déborde ainsi peu à peu le cadre de l’islamophobie ordinaire. Si cette perception paranoïaque était restée l’apanage d’une poignée d’extrémistes, elle ne ferait pas question, mais elle envahit aujourd’hui l’espace public, imprègne les discours de politiciens écoutés et les analyses d’auteurs réputés sérieux. » Lisons le second : « Pour la première fois, avec une liberté de regard revendiquée, un livre rassemble les pièces éparses d’un puzzle que personne ne souhaite reconstituer : la pénétration progressive de la France par l’islamisme et son prodigieux écho dans la “génération islam”. Après des mois d’investigation, l’auteur démonte la mécanique adaptée aux forces et aux faiblesses de notre État laïc et républicain : port du niqab pour les femmes, infiltration de l’enseignement, construction de mosquées, formation d’imams et de jihadistes pour façonner des martyrs (tel Merah), utilisation de l’associatif à outrance et conversions sur fond de déshérence sociale et de délitement identitaire. »   Faute de lieux de culte… C’est à se demander si ces livres parlent du même pays, traitent du même phénomène ? Je présume qu’aucun des auteurs ne ment ni ne fait preuve de malhonnêteté. Pour Liogier, « le niveau basique et vulgaire [de l’imaginaire du complot] repose sur la croyance en une guerre secrète (…) pour occuper Paris, à commencer par la rue Myrha où [les masses musulmanes] prient sur la chaussée pour faire sentir leur présence, prévenir qu’elles sont prêtes à l’attaque ». Interprétation évidemment ridicule, juge-t-il, la prière collective rue Myrha étant simplement la conséquence du manque d’espaces de culte au centre de Paris. Et voici ce qu’écrit Schemla : « À Paris, rue Jean-Pierre-Timbaud dans le XIe arrondissement, rue Myrha et rue Polonceau dans le XVIIIe, les voies publiques sont en quelque sorte privatisées pour la prière du vendredi à laquelle se rendent des fidèles, loin d’être tous des résidents puisqu’une bonne partie vient de banlieue “pour faire pression”. Les militants intégristes y distribuent des tracts. » Il n’est pas nécessaire à mes yeux d’être un adepte de la théorie du complot pour penser que les prières de la rue Myrha ne relèvent pas de la simple manifestation d’une piété en quête d’espace. Le croire, c’est être prêt à croire n’importe quoi, comme le répondit le duc de Wellington à un passant qui le saluait d’un « M. Jones, je crois (4) ? » Et les efforts de Liogier pour n’entendre, ne voir et ne penser aucun mal me semblent quelque peu acrobatiques. Je suis enclin à ne pas me fier à quiconque voit dans L’Orientalisme d’Edward Said (1978) une œuvre de savant, et non le pamphlet mensonger qu’analyse Robert Irwin dans son livre For Lust of Knowing (5). Pour donner un exemple, Liogier justifie la fameuse (ou infâme) proposition de moratoire sur la lapidation des femmes adultères, faite par Tariq Ramadan (6) (bien qu’il se soit affirmé opposé, personnellement, au châtiment), en arguant que si l’islamologue avait pris position pleinement et sans équivoque contre la lapidation, il aurait perdu son audience dans le monde musulman, laissant le champ libre aux fondamentalistes. Qu’aurait pensé Liogier de l’honnêteté ou du courage d’un homme qui, avant l’abolition de la peine de mort, aurait dit : « Personnellement, je suis contre la guillotine, et c’est pourquoi je propose un moratoire sur les exécutions jusqu’à ce que la majorité de l’opinion se persuade que c’est un mal » ? Aucun événement en ce bas monde n’est justiciable d’une interprétation unique. Ainsi la petite guerre engagée par la France au Mali est-elle interprétée différemment par deux des livres que j’ai trouvés récemment. Pour les auteurs de Notre guerre secrète au Mali (7), l’enjeu était clairement la sécurité nationale de la France et la destruction de l’islamisme militant qui la menaçait : « Depuis 2009, cinq attentats ont été déjoués en France, attribués à des mouvances diverses. Les juges antiterroristes ont été saisis d’une quinzaine de dossiers directement liés au Sahel (…). Des jeunes des banlieues partent au Sahel pour y mener la “guerre sainte” contre les “mécréants.” Depuis que des groupes liés à AQMI [Al-Qaïda au Maghreb islamique] ont pris le contrôle du Nord-Mali au printemps 2012, la zone est devenue un pôle d’attraction pour les candidats européens au jihad, notamment des Français convertis ou d’origine subsaharienne, qui se sont radicalisés dans les cités au sein de groupes salafistes. » Dans La Guerre au Mali (8), on lit au contraire : « À travers le trafic de drogue, d’armement, d’essence, de cigarettes et les rapts d’étrangers, la nature réelle du groupe [AQMI] se révèle rapidement. Une lucrative économie politique du terrorisme se met en place avec des kidnappeurs-revendeurs et des intermédiaires intervenant de façon financièrement intéressée dans les négociations de libération. » Le principal auteur est « professeur invité à l’Institut des hautes études internationales et du développement et directeur du Programme régional au Centre de politique de sécurité de Genève ». Je suppose que, pour lui, Staline était « réellement » un braqueur de banques géorgien. Il existe peu de sujets qui se prêtent plus difficilement à la brutale franchise que le rôle de l’islam dans le monde moderne. Gilles Kepel, l’un des plus célèbres spécialistes français du monde arabe, pense que l’islamisme est plus un signe de déclin que de renaissance de la religion. Dans sa Passion arabe (9), il écrit, au moment où la révolution égyptienne pouvait inviter à l’optimisme : « C’est la grande agora cathodique où la parole libérée se déploie dans tous les sens, en une joyeuse logorrhée qui veut brûler la langue de bois des six décennies écoulées. » Dans tous les sens ? « Vous avez dit tous ? Tous (10) ? » Je n’y étais pas, mais je doute que quiconque se soit senti libre de prononcer en public le genre de commentaire critique sur le personnage de Mahomet que l’on trouve couramment sous la plume des spécialistes occidentaux de l’histoire de l’islam depuis le XIXe siècle (en se fondant uniquement sur des sources islamiques, au demeurant), de contester les mérites du Coran ou de lui appliquer le type de critique philologique par lequel nous savons qu’il n’est pas tombé du ciel d’un bloc mais a été rédigé par des sources variées. Des sujets loin d’être anecdotiques dans un pays où une grande partie de la population croit qu’un retour aux principes de l’islam des quatre califes « bien guidés (11) » (dont trois ont été assassinés) résoudra les problèmes du pays.   Ghettoïsation Ce qui nous amène au sujet de l’islam et de la démocratie. L’islam est-il compatible avec la démocratie ? C’est la question posée par Philippe d’Iribarne dans L’Islam devant la démocratie – question à laquelle les gens intelligents qui ne souhaitent pas consacrer leur vie à l’étude de l’islam aimeraient obtenir une réponse tranchée : oui ou non. Oui, répond Nadia Marzouki dans L’Islam, une religion américaine ? (12). Elle souligne que les musulmans sont bien mieux intégrés à la société américaine qu’ils ne le sont en Europe, pour en conclure que l’islam n’a aucun problème avec la démocratie. Cette conclusion me paraît hâtive. La ghettoïsation des musulmans est nettement moins prononcée aux États-Unis qu’en Europe, à la fois parce que ceux-là étaient en moyenne plus instruits à leur arrivée dans le pays, et parce qu’ils n’y trouvent pas la généreuse protection sociale qui, sur le vieux continent, entretient ladite ghettoïsation. Ils sont en outre plus nombreux qu’en Europe à avoir fui un État islamique (c’est le cas des Iraniens qui, bien que musulmans, sont hostiles à l’islam politique), et moins nombreux à être venus au titre du regroupement familial. Enfin, la démocratie est plus profondément enracinée aux États-Unis que dans une bonne partie du vieux continent, et toute tentative de la renverser serait non seulement dangereuse mais ridicule. Ce n’est pas le cas dans plusieurs pays européens, où les racines historiques de la démocratie plongent moins profondément ; où la dictature était monnaie courante jusque très récemment ; où le totalitarisme séduisait il n’y a pas si longtemps une grande partie des intellectuels ; et où les mécontentements actuels encouragent les extrémismes de tout poil. Enfin, l’Amérique a culturellement beaucoup plus confiance en elle-même, avec moins de squelettes antidémocratiques dans son placard. Le titre du livre d’Iribarne risque d’induire en erreur ceux qui tendent à n’entendre le mot « démocratie » qu’au sens d’exercice des procédures électorales. Mais, contrairement à ce que croient de façon simpliste les néoconservateurs américains, les élections ne constituent qu’une petite partie de nos libertés. La bonne question, celle qu’en réalité d’Iribarne a en tête, serait plutôt : « L’islam est-il compatible avec la liberté, en particulier la liberté intellectuelle ? » Or, à cette question plus précise, la plupart des Occidentaux, s’ils comparent l’histoire de l’Inde et du Pakistan depuis l’indépendance, soupçonnent que la réponse est non (13). C’est aussi la conclusion de Philippe d’Iribarne, qui explore la question en étudiant la théorie de la connaissance proposée par le Coran. Le texte sacré ne cesse de répéter qu’il ne saurait être mis en doute. Si Descartes part du doute, le Coran part de la certitude. « Le doute et le débat n’y ont pas leur place », écrit d’Iribarne. Or là où le Coran est reçu comme le verbe de Dieu, direct et sans médiation (raison pour laquelle il ne peut faire l’objet d’un doute), il est difficile de concevoir que puisse s’épanouir la liberté de penser. Les peines sévères encourues pour l’apostasie ou l’incroyance ne sont pas les meilleures amies de la quête intellectuelle. D’Iribarne affirme son scepticisme quant à la possibilité, pour une forme quelconque d’islam politique, de coexister avec une liberté étendue. C’est d’ailleurs ce que reconnaît implicitement le titre même de la revue Noor (« Lumière »), évoquée plus haut. La présenter comme un organe « pour un islam des Lumières » revient à reconnaître que l’islam d’aujourd’hui est majoritairement obscurantiste. Ce premier numéro forme un ensemble plutôt curieux. Ainsi deux articles sont signés d’athées. Il est tout à fait bienvenu que des musulmans soient disposés à publier le point de vue de non-croyants, mais un islam éclairé ne saurait au mieux que tolérer l’athéisme ; il ne peut l’intégrer. Le premier article du numéro, signé Gilles Siouffi, spécialiste de la langue française des XVIIe et XVIIIe siècles, jette un doute sur le concept même de Lumières. À lire son texte, on pourrait en tirer ce syllogisme : « Les Lumières n’existent pas ; donc l’obscurantisme n’existe pas ; donc il n’est nul besoin d’un “islam des Lumières”. » Je soupçonne les fondamentalistes musulmans, au vu même de l’histoire du christianisme, de parfaitement comprendre qu’un « islam des Lumières » signerait la fin de l’islam comme force politique majeure. C’est la raison pour laquelle ils s’y opposent. Le Coran nous dit : « Bienheureux sont les croyants (…) qui préservent leur sexe [de tout rapport] si ce n’est avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent (14). » Si le Coran est reçu comme la parole de Dieu, directe et parfaite, ne requérant nulle exégèse, nulle invocation de la métaphore, il est absolument incompatible avec la liberté et la modernité. Mais s’il requiert une telle exégèse, la porte est grande ouverte à un rejet pur et simple, ce qui est arrivé au christianisme. Tel est le dilemme rencontré par l’islam.   Ce texte a été traduit par Laurent Saintonge.
LE LIVRE
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L’Islam devant la démocratie de Pandémies, épidémies et autres catastrophes sanitaires, Gallimard

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