Une seconde chance

Une seconde chance

Revenir sur des choix passés, pour un couple comme pour un pays, est une idée tentante et un argument romanesque fascinant. Ferait-on les mêmes erreurs ?

Publié dans le magazine Books, mars/avril 2018.

© DR

Zygmunt Miłoszewski délaisse le genre policier qui a fait son succès pour réécrire les cinquante dernières années de la Pologne.

Laisser tomber les polars qui lui ont apporté la gloire, avec son héros, le procureur Teodor Szacki ? Le pari était risqué pour Zygmunt Miłoszewski. À en croire leurs blogs, les fans étaient affolés. Le quotidien Gazeta Wyborcza, lui, parlait de décision « surprenante » : « Oser, quand on est au sommet de la popularité, faire une croix sur une poule aux œufs d’or qui rapporte beaucoup et apporte aussi beaucoup à la société ! » Mais l’écrivain voulait visiblement s’éloigner du polar, genre sombre qui ne fait que souligner ce qui ne va pas dans une société : violences conjugales, antisémitisme… Des sujets abordés dans Les Impliqués, Un fond de vérité et La Rage, trilogie traduite dans une vingtaine de langues dont le français. Dans Jak zawsze, Miłoszewski tente de donner une seconde chance au monde qui l’entoure. Le roman se présente d’abord comme une histoire d’amour. Grażyna et Ludwik ont respectivement 78 et 83 ans. En 2013, comme chaque année, ils fêtent l’anniversaire de leur premier…
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