Des podiums olympiques à l’asile psychiatrique

Deux auteurs tchèques retracent l’itinéraire contrarié de la célèbre gymnaste Veˇra Cˇáslavská, qui, dans les années 1960, brilla autant par ses performances aux jeux Olympiques que par sa farouche indépendance d’esprit.

C’est dans la forêt, en s’entraînant à la poutre sur un tronc d’arbre et en perfectionnant sa course d’élan sur des chemins cahoteux, que la gymnaste tchécoslovaque Věra Čáslavská a préparé les jeux Olympiques de 1968 : après avoir cosigné le manifeste « Deux mille mots » lors du Printemps de Prague, la triple médaillée d’or aux jeux de 1964 avait dû se cacher. Le régime communiste l’autorisa à participer aux JO de Mexico quelques jours seulement avant leur ouverture, mais il ne tarda pas à le regretter, comme le racontent les Tchèques Jan Novák et Jaromír 99, dans une bande dessinée aux flamboyantes couleurs olympiques.

Au Mexique, le succès est au ­rendez-vous pour la star tchécoslovaque, qui récoltera 4 médailles d’or et 2  d’argent face à l’armada de gymnastes soviétiques. Le public est conquis, notamment par sa performance au sol, tout comme les juges, qui lui attribuent les meilleures notes. Pourtant, à la surprise générale, ils remontent ensuite celles de la Soviétique Larisa Petrikova (sous la pression ...

LE LIVRE
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Cáslavská de Jan Novák, Argo, 2020

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