Tranches de vie à la tokyoïte

Dans le douzième opus de sa Cantine de minuit, le mangaka Yarô Abe reste fidèle à sa ligne : de courtes scènes qui se déroulent dans un boui-boui de la capitale japonaise ouvert la nuit. À chaque épisode sont associées une recette et une rencontre avec l’un ou l’autre habitué du lieu, qui font de ces pages une véritable chronique sociale.

On peut, bien sûr, ne pas aimer – ou mal connaître – les mangas. On peut s’interroger sur la passion des jeunes générations pour ces bandes dessinées peuplées de personnages aux grands yeux adeptes de la bagarre et des arts martiaux. On peut être désorienté par le fait de commencer un album par la fin et de devoir lire les cases de droite à gauche. On peut être hermétique à cet univers souvent réduit par le profane à des titres comme Dragon Ball, One Piece et autres Naruto


Mais il en est d’autres genres, de tout genre d’ailleurs – même Le Capital de Marx a été adapté en manga ! La Cantine de minuit s’inscrit dans cette veine différente. Une « cantine », donc, comme cadre de l’action. Un lieu sans prétention, au décor minimaliste voire inexistant, fréquenté essentiellement par des habitués. Les tribulations de la vie quotidienne, et en particulier les histoires...

LE LIVRE
LE LIVRE

La Cantine de minuit, tome 12 de Yarô Abe, Le Lézard noir, 2022

ARTICLE ISSU DU N°122

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