La vie sexuelle des animaux

La vie sexuelle des animaux

Publié dans le magazine Books, avril 2016.
Dans sa théorie de l’évolution, Darwin s’est peu intéressé à l’anatomie des organes sexuels. Il « les reléguait à un rôle purement mécanique », peut-on lire sur le site Kirkus Reviews. Le biologiste néerlandais Menno Schilthuizen a entrepris de combler cette lacune. Comme il l’explique dans son dernier ouvrage, l’appareil génital est l’organe où l’on constate le plus de différences entre les espèces. Comprendre les pressions évolutionnaires qui ont conduit à cette diversité permet de saisir la logique qui préside à la reproduction non seulement animale mais humaine. Schilthuizen montre, en particulier, comment mâles et femelles ont développé des outils précieux. Ils permettent aux premiers d’imposer leur semence aux dépens de celle des rivaux : le pénis de la libellule mâle est ainsi doté d’un appendice en forme de cuillère pour ôter le sperme déposé par les précédents partenaires de la femelle. Et ils permettent aux secondes de sélectionner la semence de tel ou tel : le vagin hélicoïdal de la femelle colvert n’a pas d’autre fonction. L’orgasme des mammifères non plus, d’ailleurs : il est une manière pour la femelle de favoriser (ou non) la fécondation.

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