Le passé, l’avenir de la lecture ?

Le roman est à la peine, du moins chez les moins jeunes, dit-on. L’âge aidant, avec un cerveau et un emploi du temps sursaturés et un vague sentiment d’urgence, la lecture dite « utile » (essais, histoire, etc.) prend le pas sur celle de plaisir, la fiction notamment, présumée futile. Il existe cependant un moyen de conjuguer accroissement du savoir et divertissement : la lecture de biographies. 

Romans et bios sont cousins. Comme le romancier, le biographe doit maîtriser « l’art d’insérer le lecteur dans un univers singulier, dans des esprits étranges et des corps encore plus étranges », dit Lytton Strachey, un des maîtres anglais du genre. Mais si les deux types d’auteurs aspirent à « l’authenticité », le premier se fie à « l’exactitude de sa propre vision », selon la romancière britannique Virginia Woolf, prêchant pour sa paroisse, tandis que le second est assujetti aux documents qu’il a pu dénicher. Résultat : la reine Victoria peinte par Lytton Strachey1 est « ...

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