L’esprit critique ne prend pas de vacances ! Abonnez-vous à Books !

Légaliser les drogues : vraiment ?

Sauvegarder cet article

C’est une idée à la mode : autoriser les stupéfiants, comme l’alcool, permettrait d’en finir avec la criminalité engendrée par le trafic. Ah oui ? C’est méconnaître les ressorts de la délinquance. Al Capone n’a pas attendu la prohibition pour sévir. Et la Colombie a connu la violence bien avant la cocaïne. L’argument passe aussi sous silence les effets pervers des formes actuelles du soutien sanitaire des toxicomanes.

Alors que je travaillais comme médecin sur un archipel reculé du Pacifique, qu’un visiteur de passage aurait assimilé au paradis sur terre, j’eus la surprise de voir les jeunes se démener pour se procurer des bouteilles d’essence – sachant qu’aucun véhicule motorisé ne circulait sur ces îles – pour en renifler les vapeurs. Quand je leur ai demandé quel effet cela leur faisait, ils m’ont répondu que l’essence leur donnait des maux de tête, des palpitations, la nausée et le vertige ; parfois, s’ils allaient trop loin, ils pouvaient même perdre connaissance. Ne voyant vraiment pas ce qu’il y avait là d’agréable, je leur ai demandé pourquoi ils s’adonnaient à cette pratique. « Pour se sentir autrement », m’ont-ils répondu. Notez bien : autrement, pas mieux. L’idée me traversa l’esprit qu’on aurait décidément du mal à dissuader un être comme l’homme, capable de vouloir changer d’état de conscience par pur plaisir, de prendre des psychotropes. La justesse de ce pronostic m’a été récemment confirmée sur la ligne B du RER entre Roissy et Saint-Michel. Quelqu’un dans le wagon fumait ostensiblement du cannabis, brisant pour ainsi dire deux tabous d’un seul joint. J’ai jugé sage de ne pas pousser l’enquête plus loin. L’incapacité on ne peut plus prévisible de la prohibition à éradiquer l’usage des drogues dans tous les pays où elle a été expérimentée est souvent brandie comme l’un des principaux arguments contre la répression ; arguments qui, avec un peu de retard sur d’autres nations d’Europe, trouvent de plus en plus d’écho en France. L’échec de la pénalisation est ainsi dûment rappelé dans le livre de Michel Henry, mais aussi dans le numéro 57 de la revue Vacarme intitulé « Drogues : on légalise (1) ». Or la thèse est moins imparable qu’on le croit souvent : aucune politique de prohibition de quoi que ce soit n’a jamais pleinement réussi depuis que l’humanité a inventé les lois. Le meurtre, le viol, l’inceste, le vol, le cambriolage et la fraude sont interdits depuis la nuit des temps, sans que cela empêche ces crimes d’être commis régulièrement, et sans que la nécessité de l’interdiction ne soit pourtant remise en cause. La question n’est pas de savoir si la proscription élimine le vice, mais si le fait de légaliser ce qui est interdit serait bénéfique ou néfaste.   L’individu est souverain La question de la politique à adopter en matière de stupéfiants, a fortiori dans ce monde interconnecté, est terriblement difficile à résoudre. La consommation de drogues illicites étant aujourd’hui toujours aussi répandue, malgré l’intensité de la répression, il se trouve presque partout un courant de pensée prônant un assouplissement. Ce mouvement est encore relativement faible en France, même s’il prend de l’ampleur, comme en témoigne la présence du terme « inévitable » dans le titre du livre de Henry. Les arguments en faveur d’une libéralisation relèvent de deux grandes catégories : philosophique et pratique. La première s’inspire du livre de John Stuart Mill, De la liberté (1859), qui, depuis la mort du marxisme, est considéré dans le monde anglophone comme l’œuvre ou le pamphlet de philosophie politique le plus influent jamais écrit. Tout le monde ou presque tient pour acquis son principe directeur : « La seule fin pour laquelle les hommes soient justifiés, individuellement ou collectivement, à interférer avec la liberté d’action de n’importe lequel d’entre eux est l’autoprotection. La seule raison légitime que puisse avoir une communauté civilisée d’user de la force contre un de ses membres, contre sa propre volonté, est d’empêcher que du mal ne soit fait à autrui. Le contraindre pour son propre bien, physique ou moral, ne fournit pas une justification suffisante. On ne peut l’obliger ni à agir ni à s’abstenir d’agir, sous prétexte que cela serait meilleur pour lui ou le rendrait plus heureux ; parce que, dans l’opinion des autres, il serait sage ou même juste d’agir ainsi. Ce sont là de bonnes raisons pour lui faire des remontrances, ou le raisonner, ou le persuader, ou le supplier, mais ni pour le contraindre, ni pour le punir, au cas où il agirait autrement. La contrainte n’est justifiée que si l’on estime que la conduite dont on désire le détourner risque de nuire à quelqu’un d’autre… L’individu est souverain sur lui-même, son propre corps et son propre esprit. » L’avocat français Francis Caballero (2), cité par Henry, s’en réclame ainsi : « Le fait de punir en théorie d’un an de prison, comme le fait aujourd’hui la loi, un individu majeur et solitaire qui consomme chez lui une substance pour se procurer des sensations est une honte au pays des droits de l’homme. Ces actes ne nuisent pas à autrui, mais uniquement à soi-même. » Mais le principe de Mill, naïvement qualifié de « simple » par Henry, comporte un problème : hormis peut-être chez les anachorètes du désert de Syrie qui se nourrissent de miel et de sauterelles, rares sont les actions humaines qui affectent seulement leur auteur. Nous sommes des êtres foncièrement sociaux, non de simples particules prises dans un mouvement brownien. En outre – et on l’oublie souvent –, la liberté personnelle entretenait aux yeux de Mill une relation dialectique avec la responsabilité personnelle, celle-ci étant à la fois la condition préalable et le corollaire de celle-là ; et pour une raison facile à comprendre, le passage où Mill affirme que les pères qui abandonnent leurs enfants devraient être condamnés aux travaux forcés est un peu moins populaire, et moins fréquemment cité, que le premier. Le philosophe britannique aurait eu en abomination le principe de réduction des risques, l’une des idées clés de l’addictologie contemporaine, axée sur le traitement des consommateurs. Car il signifie : « Je demande le droit de faire ce qui me plaît et que vous me protégiez des conséquences (3). » Cela aurait constitué pour Mill la quintessence d’une infantilisation financée par l’État. Tout comme les banquiers ont été autorisés après la crise de 2008 à privatiser les profits mais à socialiser les dettes, les toxicomanes ont été autorisés à privatiser leurs comportements mais à socialiser les conséquences pour eux-mêmes et pour les autres. En tout état de cause, un autre principe que celui de Mill est nécessaire pour nous permettre de distinguer le tolérable de l’intolérable. Ma conviction est qu’aucun
précepte, ni même ensemble de préceptes, ne peut convenir à tous les cas de figure ; ce dont nous avons besoin, c’est de jugement, cet échafaudage instable de considérations dont certaines l’emportent sur d’autres dans notre esprit – et inversement – selon la situation. L’incohérence – conséquence inévitable de l’exercice du jugement – est bien sûr l’un des arguments invoqués contre presque toutes les politiques concevables de lutte contre la drogue, sauf à envisager de légaliser absolument tout, ou absolument rien. Défenseur ardent et on ne peut plus cohérent de cette dernière solution, Mao Zedong se révéla incontestablement le thérapeute le plus efficace que le monde ait jamais connu en la matière. Il menaça de fusiller les consommateurs et, comme par miracle, au moins vingt millions d’entre eux renoncèrent à la drogue ; mais même les plus rigoristes des moralistes européens hésiteraient à recourir à pareille menace pour résoudre le problème. Ce serait pourtant une politique cohérente, si l’on était prêt à l’appliquer. Où l’on commence à entrevoir ce qu’Emerson, l’essayiste mystique américain du XIXe siècle, avait en tête quand il disait que « la cohérence imbécile est le spectre des petits esprits ».   La chance d’Al Capone La difficulté de parvenir à la cohérence, les paradoxes de cette exigence même ressortent clairement de la lecture de l’ouvrage de Henry et de Vacarme. Les deux opus critiquent par exemple l’inconséquence des politiques actuelles, puis en appellent au pragmatisme ; mais, dans la mesure où celui-ci exige d’oublier l’incohérence, ce n’est pas critiquer la stratégie actuelle que de la qualifier de la sorte, du moins d’un point de vue pragmatiste. Henry hésite quant au type de légalisation qu’il soutient : seulement celle du cannabis ou celle de toutes les drogues, par exemple. Ses propositions sont vagues ; or le diable est dans les détails. Vacarme, bien plus radical, oscille entre revendiquer l’accès aux psychotropes comme un droit humain fondamental, et exiger la création d’un marché réglementé pour ces substances. Il n’existe manifestement pas de marché réglementé pour la liberté d’opinion. Comme presque tous ceux qui traitent de ce sujet, Henry et Vacarme acceptent sans la moindre nuance de scepticisme l’idée selon laquelle la prohibition serait la cause de la criminalité liée à l’usage et au trafic de stupéfiants. C’est à leurs yeux une vérité irréfutable. Et, de fait, il est certainement possible de prendre de l’héroïne et bien d’autres drogues illicites pendant des dizaines d’années sans commettre le moindre méfait. Il est vrai aussi que l’illégalité augmente considérablement la rentabilité du narcotrafic. Mais aucune de ces considérations n’implique que la criminalité liée à l’usage et au trafic de stupéfiants soit une conséquence de leur interdiction. Le cas de la prohibition de l’alcool aux États-Unis entre 1919 et 1933 est constamment mis en avant pour démontrer l’inefficacité de la répression. Et il est indéniable que le taux de crimes violents a doublé à cette époque. Il n’est pas moins vrai qu’il a brutalement chuté immédiatement après. Mais les crimes violents ne sont pas apparus, aux États-Unis, en 1919. Le nombre de cas a en réalité davantage augmenté, en pourcentage et en valeur absolue, au cours des quatorze années ayant précédé la prohibition que pendant les quatorze années qu’a duré celle-ci. Bizarrement, je n’ai jamais vu cet élément mentionné dans le cadre du débat sur les drogues. Autrement dit, le bannissement de l’alcool fut plutôt la chance que la cause d’Al Capone ; il avait découvert sa vocation de gangster très tôt et avait reçu la balafre qui lui valut son surnom de Scarface bien avant le début de la prohibition. Le taux de criminalité a de nouveau atteint des niveaux supérieurs à ceux qu’on avait alors connus dans les années 1960 et 1970, avant de chuter au cours de la décennie passée, diminuant de moitié durant les toutes dernières années de la politique dite de « guerre contre les drogues » (métaphore d’une bêtise consommée). Il faut donc envisager que l’évolution du taux de criminalité sur un siècle aux États-Unis n’ait pas grand-chose à voir avec le caractère légal ou illégal des stupéfiants et de l’alcool. La dépénalisation de la consommation individuelle décidée par le Portugal en 2000 n’a pas entraîné une baisse significative du taux de criminalité, comme on aurait pu s’y attendre s’il existait bien une relation directe entre violence et prohibition. Il se pourrait donc que, là aussi, le phénomène suive une courbe séculaire indépendante du statut juridique de la consommation de stupéfiants ; de fait, d’autres éléments plaident en ce sens. Au cours de mes quinze années de carrière comme médecin dans une prison britannique, j’ai vu augmenter de manière spectaculaire le nombre de criminels héroïnomanes, aussi bien en valeur absolue qu’en proportion. Mais j’ai découvert ce que d’autres avaient découvert avant moi : les toxicomanes incarcérés avaient déjà un épais casier judiciaire avant de prendre de l’héroïne. Il était donc plus juste de dire qu’ils consommaient de la drogue parce qu’ils étaient des criminels plutôt que l’inverse (l’orthodoxie actuelle). Plus vraisemblablement, ce qui les avait attirés vers la criminalité les avait aussi poussés à prendre des stupéfiants. On retrouve cette double attirance à l’œuvre dans la carrière d’un romancier héroïnomane, l’Américain William S. Burroughs, homme vil et plus mauvais écrivain encore (4). Descendant d’une famille qui avait fait fortune dans le commerce de calculatrices, il méprisa l’héritage familial jusqu’au jour où il en eut besoin pour acheter le silence des autorités mexicaines et des médecins légistes après le meurtre de sa femme à Mexico. La fascination de Burroughs pour le crime et la criminalité, loin d’être purement théorique, précéda de beaucoup son addiction à l’héroïne ; comme s’il avait décidé d’imiter Satan déclarant dans Le Paradis perdu de Milton, après avoir été chassé de l’Éden : « Ainsi, adieu espérance, et avec l’espérance, adieu crainte, adieu remords. Tout bien est perdu pour moi. Mal, sois mon bien (5). » Ce n’est pas un problème de santé publique. Quant aux trafiquants de drogue, mon expérience auprès d’eux ne m’a jamais laissé penser qu’on les avait détournés malgré eux du droit chemin. Le jour où j’ai examiné deux de ces criminels, hospitalisés à chaque extrémité d’une unité de soins intensifs où je travaillais, sous la garde de policiers armés de fusils-mitrailleurs, après s’être tiré dessus à bout portant, je n’ai pas pensé que « là peut-être sommeillait, silencieux, quelque Milton sans gloire », comme Thomas Gray dans le cimetière de campagne (6).   Cocaïnomanes contre forêts vierges Même les conséquences attribuées à la « guerre contre les drogues » en Colombie sont discutables. Là encore, selon les partisans d’une libéralisation du marché des stupéfiants (qui ne sont pas nécessairement partisans du libre-échange dans d’autres domaines), c’est l’illégalité des drogues qui est responsable d’une bonne partie de la violence en Colombie. Une part essentielle des revenus de la principale organisation de guérilla, les Farc, ne vient-elle pas du narcotrafic ? Dans cette épure, il suffirait de transformer la drogue en marchandise ordinaire pour que les Farc dis­paraissent, comme l’État dans la mythologie marxiste. Même si l’idée est plaisante, elle est malheureusement simpliste. La Colombie n’a jamais été réputée pour sa paix sociale. Je passe sur les sanglantes émeutes qui ont émaillé les 99 premières années du XIXe siècle. Entre 1899 et 1902, la « guerre des mille jours » a fait 100 000 victimes, l’équivalent de 1 250 000 personnes rapporté à la population colombienne actuelle ; et, entre 1948 et 1951, la « Violencia » qui a suivi l’assassinat de Jorge Eliécer Gaitán a causé la mort de 250 000 Colombiens, soit au moins 1 million rapporté à la population d’aujourd’hui. La guerre civile en cours a éclaté en 1964, bien avant que la cocaïne prenne la place qu’elle occupe aujourd’hui dans l’économie du pays, et il y a longtemps que les Farc sont les plus sophistiqués et les plus prolifiques preneurs d’otages du monde. Ils piratent des ordinateurs pour adapter leurs demandes de rançon aux ressources de leurs victimes, même si le nombre de captifs a diminué récemment, peut-être précisément parce que l’organisation a moins besoin d’eux grâce au narcotrafic. En tout état de cause, les guérilleros seraient parfaitement capables de redéployer leurs activités économiques si nécessaire. Il est même à craindre qu’ils deviendraient plus violents si on les privait de l’argent relativement facile du narcotrafic. Il serait naïf de croire que la violence en Colombie est uniquement le fruit de l’interdiction des drogues. Cette naïveté atteint parfois au comique. Henry cite ainsi Antonio Costa, l’ancien directeur de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) : « Les gens qui reniflent de la coke en Europe tuent les forêts vierges des pays andins et corrompent les gouvernements en Afrique de l’Ouest. » J’avoue que j’ai éclaté de rire en lisant cela. M. Costa (titulaire d’un doctorat en économie de Berkeley) a-t-il déjà mis les pieds à l’aéroport de Lagos ? Si ce n’est pas le cas, cinq minutes là-bas – sans passeport diplomatique, bien entendu – devraient suffire à élargir sa vision des causes de la corruption en Afrique de l’Ouest. Pour en revenir aux victoires du principe de réduction des risques, il faut reconnaître qu’il a donné lieu à certaines réussites, mais elles ont un prix. Combien de Français savent que la buprénorphine utilisée pour soigner les héroïnomanes de l’Hexagone et, dans une moindre mesure, d’Europe a entraîné une épidémie d’abus de cette substance en Géorgie où, selon The Lancet, 250 000 personnes (sur une population de moins de 5 millions d’habitants) en prennent désormais illégalement ? Ou que la buprénorphine, essentiellement exportée en contrebande de France, est devenue la principale drogue illicite en Finlande, provoquant bien plus de décès dans ce pays que l’héroïne ? Cela semble signifier que les toxicomanes de France et d’ailleurs n’ont pas besoin ou ne veulent pas de toute la buprénorphine qu’on leur donne. Et en Écosse, la multiplication par huit de la quantité de méthadone officiellement prescrite n’a pas empêché le nombre de décès liés à la consommation de drogue (souvent provoqués par la méthadone elle-même) d’augmenter de 50 %. Les libéralisateurs peuvent naturellement prétendre que tous ces problèmes disparaîtraient d’eux-mêmes si chacun pouvait acheter ce qu’il voulait quand il voulait. Mais peut-on vraiment imaginer un monde dans lequel il suffirait de descendre à la supérette du coin pour se réapprovisionner en crack, en héroïne, en cocaïne, en méthamphétamine, en méphédrone, en kétamine, en LSD, etc. ? Un autre problème, rarement mentionné, tient à la difficulté de transposer une expérience d’un pays à l’autre. Prenons un exemple assez proche de la France. Le gouvernement britannique croyait, ou disait croire, que la libéralisation de la vente d’alcool inciterait le peuple britannique à adopter une manière de boire plus méditerranéenne, civilisée et modérée (7). Seul un esprit aussi brillant que M. Blair, qui n’a pas cru bon de prendre en compte la différence de climat, et encore moins de culture, pouvait concevoir une telle idée. Le résultat, par trop prévisible, a été une recrudescence subite des cas d’ivresse sur la voie publique. Il est peut-être utile de rappeler, en ces temps troublés en Europe, que la culture et les mentalités ne se laissent pas transposer aussi facilement que les réglementations. Mais si une solution valable dans un pays ne convient pas forcément à tous, chaque nation ne peut plus agir isolément. L’idée que tous les problèmes puissent être résolus en un tournemain, qu’un principe de base simple puisse apporter la solution, est séduisante mais erronée. Vacarme nous met face à une fausse dichotomie typique : « En vérité il n’y a jamais eu que deux voies : laisser la situation pourrir encore davantage, que l’on devienne comme le Mexique ou la Colombie pour que même les poli­tiques soient contraints d’accepter l’évidence (8) ; ou bien, argumenter, c’est-à-dire chercher les raisons qui peuvent convaincre chacun que la légalisation des drogues les concerne. » Je ne prétends apporter aucune réponse définitive, et j’avoue même ne pas être entièrement sûr d’avoir bien cerné le problème. Aussi je retourne cultiver mon jardin – où il n’y a pas de cannabis.   Cet article a été traduit par Hélène Saulvage.
LE LIVRE
LE LIVRE

Drogues, Pourquoi la légalisation est inévitable de Pandémies, épidémies et autres catastrophes sanitaires, Denoël

SUR LE MÊME THÈME

Dans les poches des femmes
Lu d'ailleurs Quand la philosophie dérape
Pandémies, épidémies et autres catastrophes sanitaires

Aussi dans
ce numéro de Books

Booksletter,
c'est gratuit !

Retrouvez gratuitement la Booksletter
chaque samedi matin dans votre boîte email.