Marie, pleine de rage

C’est un court roman dont « l’auteur vivrait, si le Vatican se piquait d’émettre des fatwas, sous protection policière permanente », lit-on dans le Sunday Times. Car l’Irlandais Colm Tóibín reconsidère avec ce monologue l’une des figures les plus sacrées du Nouveau Testament, Marie. La femme qui s’exprime ici n’est pas une Vierge gracieuse, mais une mère meurtrie qui reçoit, dans la pénombre de sa maison d’Éphèse, deux visiteurs (dont l’un est probablement saint Jean) venus recueillir sa version de la vie et de la mort de Jésus. « En proie à la colère plutôt que prête à l’acceptation », comme l’écrit Alex Clark dans le Guardian, elle raconte ce fils devenu pour elle un étranger (« sa voix fausse, son ton emprunté ») à mesure qu’il se mettait à prêcher et...

LE LIVRE
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Le testament de Marie de Marie, pleine de rage, Scribner

ARTICLE ISSU DU N°43

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