Merci pour le lecteur

Fini – en principe – l’époque du confinement, celle où l’on avait le temps de tout et notamment de lire. Retour à cette course contre la montre dont la lecture est l’une des victimes les plus signalées. Internet fait pourtant tout ce qu’il peut pour faciliter la tâche du lecteur pressé – par exemple en l’avertissant de l’effort requis (pour À la recherche du temps perdu, ne pas compter moins de soixante et onze heures et quarante et une minutes). On trouve aussi sur le Web des outils permettant d’accélérer le défilement des mots sur l’écran (Spritz, Spreed, Reedy…) ou des stages en ligne pour apprendre à lire plus vite. « J’ai pris un cours de lecture rapide, témoigne Woody Allen, et j’ai pu lire Guerre et Paix en vingt minutes. Ça parle de la Russie. »
Depuis quelques décennies, certains auteurs (pas Proust) ont cependant entrepris de faire une part du chemin et de faciliter la tâche du lecteur, dans le sillage d’Ernest Hemingway. Stylistiquement, celui-ci défendait la théorie de l’iceberg : ne laisser transparaître sur la page que ...

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