Plongée dans l’inconscient russe

Né en 1981 dans une famille de géologues, Sergueï Lebedev a fait très jeune la découverte des vestiges du système concentrationnaire soviétique, à l’occasion de nombreuses expéditions dans le nord de la Russie et dans les steppes du Kazakh­stan, où il accompagnait ses ­parents. Puis, à l’âge adulte, il apprend que son grand-père par alliance avait servi le NKVD, la police poli­tique, et dirigé un camp. Cet épisode lui inspirera son premier ­roman sous forme d’enquête sur le passé, La Limite de l’oubli, paru en Russie en 2011. « Sergueï Lebedev pose ses douloureuses questions dans un pays où, contrairement aux criminels nazis, pas un chef de camp, pas un commandant de peloton d’exécution n’a été pour­suivi en justice pour des milliers de vies humaines ­détruites », commente la ­revue Droujba. Dans L’Année de la ­comète, qui vient d’être traduit en français, le jeune auteur poursuit son travail de ­mémoire et reconstitue les pages les plus violentes, devenues taboues, de l’histoire familiale et de celle de son pays. Ce « voyage courageux dans les abysses de l’inconscient collectif » russe est sans précédent, salue le magazine Biblioteka v chkolé.
LE LIVRE
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L’Année de la comète de Sergueï Lebedev, Verdier, 2016

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