Races : pourquoi le débat est faussé

La science est née du souci de classer – les étoiles, les plantes, les animaux… Plus récemment, la médecine a vu l’intérêt de classer les êtres humains selon les caractères de la surface de leurs cellules, qui sont hérités génétiquement. Le concept de race est en soi inoffensif, c’est l’usage qu’on en fait qui pose problème.


La génétique a permis de comprendre comment se constituent les races d’animaux et comment elles évoluent spontanément.
La science n’est apparue sous sa forme moderne qu’il y a 2 500 ans. Les conditions de sa naissance supposaient que l’animal humain organise ce qu’il pouvait reconnaître de son environnement. Il fallait classer les événements ou les objets en catégories reconnaissables pour ­ensuite étudier et comprendre les relations qu’ils entretenaient. C’est ainsi que les astronomes de l’Antiquité commencèrent par faire le catalogue des étoiles. Cela supposait d’associer leur position dans le ciel (encore noir en ce temps), leur éclat et leur densité locale. Parce qu’ils avaient remarqué la régularité de leur parcours au cours des saisons, ils ­découvrirent les astres mobiles, les planètes. La science commence ainsi avec le retour cyclique des choses.   Plus tard, avec l’apparition de l’optique, il devint possible de caractériser beaucoup mieux les étoiles, par leur couleur et leur forme en particulier (certaines sont des galaxies). Pour aller plus loin et rechercher les forces à l’œuvre dans l’organisation de l’Univers, il devenait nécessaire de regrouper ces individus innombrables en classes bien définies. Et c’est là que commence la véritable cosmologie. De...
LE LIVRE
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Fondements de la métaphysique des mœurs de Emmanuel Kant, Le Livre de poche, 1993. Première édition : 1785

ARTICLE ISSU DU N°101

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