Vie réelle, vie rêvée

Une biographe tchèque retrace le destin romanesque et hors-norme de l’artiste surréaliste Marie Čermínová, dite Toyen. Une femme rebelle, engagée, inclassable et avant tout fidèle à ses amis.


En 1925, Toyen s’installe à Paris, où elle se lie d’amitié avec André Breton. Ils posent ici avec d’autres surréalistes lors d’une rencontre au Désert de Retz, en 1960.

La peintre surréaliste Marie Čermínová, alias Toyen, est portée aux nues dans son pays : elle est avec František Kupka l’artiste tchèque la plus cotée sur le marché de l’art. Ses œuvres sont exposées dans le monde entier. Et sa biographie To je on !, de Milena Štráfeldová, trône en tête de gondole dans les librairies tchèques. Pourtant sa mort, en 1980 à Paris, était passée quasiment inaperçue. 
Il faut dire que Toyen l’introvertie ne courait pas après la célébrité. Elle refusait de se faire photographier et n’a laissé ni correspondance ni journal. Il a donc fallu plusieurs années à Štráfeldová pour démêler le vrai du faux. « Les livres et articles qui lui sont consacrés en Répu­blique tchèque contiennent des erreurs et reposent sur des spéculations », affirme-t-elle ainsi sur Radio Praha. 
Štráfeldová commence, note le site de Česká Televize, par « déconstruire le mythe sur les origines pauvres de Toyen » : ses parents étaient propriétaires d’un immeuble à Prague. Signe de sa rébellion ...

LE LIVRE
LE LIVRE

C’est lui ! Sur celle qui se faisait appeler Toyen  de Milena Štráfeldová, Štráfeldová, 2021

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