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Ovnis et extra-terrestres continuent d’agiter les esprits

Fin 2017, le Pentagone a autorisé la diffusion de deux vidéos montrant d’étranges phénomènes aériens non identifiés. Pourquoi ces images, prises par des pilotes de chasse, ont-elles été déclassifiées et confiées à un musicien obsédé par les ovnis et associé à des anciens des services secrets ?


© Capture d’écran

Deux extraits de la captation vidéo réalisée par la caméra infrarouge d’un avion de chasse américain en 2004. Cette séquence a été déclassifiée en 2017 et sa diffusion confiée à la société To The Stars.

En décembre 2017, des images d’ovnis prises par des avions de chasse américains, officiellement déclassifiées et autorisées à la diffusion par le gouvernement des États-Unis, ont été mises en ligne par la société To The Stars Academy, qui se consacre à l’étude de l’univers extra­terrestre. La première des deux captations vidéo a été réalisée par un Super Hornet de la marine américaine équipé d’une ­caméra infrarouge. Elle ne dure qu’une trentaine de secondes, et ni la date, ni la position de l’avion n’ont été divulguées. Dès le début de l’enregistrement, on ­entend l’un des pilotes dire : « C’est un putain de drone, mec ! » au moment où la ­caméra accroche une petite forme blanche (le capteur est en « mode white hot », si bien que le secteur le plus chaud de l’image est coloré en blanc), plus longue que large, qui survole les nuages à distance constante de l’appareil. L’autre pilote répond : « Il y en a toute une ­escadrille ! », puis signale que ces « drones » volent contre le vent, dont la vitesse est de 120 nœuds. Dans les dernières secondes de la vidéo, l’objet, tout en poursuivant sa trajectoire, effectue une rotation à 90 degrés sur l’un de ses axes. « Regarde-moi ça ! » s’affole le premier pilote. « La chose tourne ! » répond son collègue. La deuxième séquence a été prise par un Super Hornet en 2004, au large de San Diego, équipé du même capteur-­caméra que le premier. On y aperçoit une tache blanche, puis la caméra passe en « mode TV » et zoome pour révéler que la tache est de forme rectangulaire. Juste avant la fin de l’enregistrement, l’ovni accélère brusquement et sort du champ, à gauche de l’écran. La vidéo n’a pas de son, mais To The Stars a publié une interview récente du pilote d’un autre avion, David Fravor, ainsi que le rapport, déclassifié, d’un autre pilote : tous deux disent avoir vu eux aussi l’ovni ce jour-là. Dans l’interview, David Fravor explique que l’exercice d’entraînement auquel il s’apprêtait à participer avait été reporté et qu’il avait reçu un ordre de mission bien réel : il devait se rendre à un point situé à 45 kilomètres à l’ouest. Une fois sur les lieux, il a ­aperçu, sous la surface de l’océan, un objet d’« environ la taille d’un Boeing 737 », soit quelque 40 mètres de long. Au-dessus de l’eau, un ovni sans ailes, en forme de « pastille Tic Tac » et long de 15 mètres, survolait de façon erratique l’objet ­immergé puis s’est mis à reproduire les mouvements de l’avion de Fravor, qui décrivait un cercle. Quand celui-ci s’est approché, l’ovni a filé à toute allure. Fravor est ­revenu voir ce que devenait la chose sous l’eau, mais elle avait disparu. Par la suite, ses collègues ont confirmé que la marine pistait ­l’ovni depuis deux semaines et qu’on l’avait vu descendre à grande vitesse depuis une altitude de 24 000 mètres, planer un ­moment puis disparaître. Le rapport, ­rédigé par un pilote « chevronné, décoré, expert reconnu de l’aéronautique navale en possession d’une habilitation secret ­défense », contient nombre d’observations semblables à celles de Fravor. Lui aussi a vu l’objet immergé et l’engin en forme de pastille, qui s’est mis à « piquer suivant des angles de trajectoire incompréhensibles » quand il l’a pris en chasse. Je suis surpris que les autorités américaines aient autorisé la diffusion de ces séquences. Cela revient à admettre publiquement que des pilotes très expé­rimentés ont repéré un appareil qu’ils sont incapables d’identifier, volant d’une manière que ni eux ni leurs collègues ne parviennent à expliquer. « Inexpliqué » ne signifie pas « extraterrestre », comme l’a souligné sur CNN l’astrophysicien Neil deGrasse Tyson après la diffusion des séquences : « Ce n’est pas parce qu’on ne sait pas ce qu’on a sous les yeux que l’on a affaire à des créatures intelligentes venues d’une autre planète. » Certes, mais on ne dispose pas d’autre explication crédible. La technicité du matériel d’enregistrement, le nombre et la compétence des ­témoins, la trajectoire de vol des « pastilles » et le fait qu’elles ont été suivies pendant plusieurs jours semblent exclure la possibilité que ces ovnis soient un ­mirage ou un phénomène météo inhabituel. Il est tout aussi peu probable qu’un État ou une organisation non étatique ait pu mettre au point un engin volant aux capa­cités supérieures à celles des appa­reils américains, à l’insu de l’armée et des services de renseignement. Ces ovnis volent sans système de propulsion visible, ils sont capables d’atteindre des vitesses hypersoniques sans laisser de « signa­ture » – ni bang supersonique, ni traînée de condensation – et manœuvrent avec une agilité déconcertante. Certains estiment qu’il pourrait s’agir de prototypes appartenant aux États-Unis, citant des précédents comme ­l’affaire Roswell, en 1947, année où un objet que beaucoup prirent pour un vaisseau extraterrestre s’écrasa dans un ranch du Nouveau-Mexique. Il a fallu attendre les années 1990 pour que les autorités ­révèlent que ce qu’on avait d’abord présenté comme un « ballon météo » était en fait un ballon de surveillance d’essais ­nucléaires, fabriqué dans le cadre du projet Mogul, opération ultrasecrète menée dans le contexte de la Guerre froide. Mais, s’il s’agit d’un appareil de l’armée, pourquoi autorise-t-on leur diffusion aujour­d’hui ? Et, s’il a été mis au point en 2004, qu’est-il devenu ? Interrogé par un présentateur de Fox News, Fravor a confié que l’ovni lui semblait « ne pas être de ce monde ».  

Tom DeLonge, un obsédé d'ovnis

S’il est étrange que ces images soient diffusées, la façon dont elles l’ont été l’est encore plus. To The Stars a été fondée par Tom DeLonge, ex-­chanteur du groupe pop-punk Blink-182. C’est un ­obsédé d’ovnis : il leur a consacré plusieurs chansons (comme « Aliens Exist », sur l’album Enema of the State) et a créé en 2011 le site Strange Times, qui publie des informations sur les ovnis, la crypto­zoologie et le paranormal. En 2015, il a quitté Blink-182 pour fonder la ­société de médias et de divertissement To The Stars, titre d’un de ses albums solo et d’un roman de science-fiction de L. Ron Hubbard, fondateur de l’Église de scientologie. C’est vers cette époque qu’il a accordé au magazine Paper
m> une interview dans ­laquelle il évoquait ses « sources gouvernementales » et affirmait que son téléphone était sur écoute. Quand il a lancé To The Stars Aca­demy, en octobre 2017, DeLonge a diffusé une conférence sur YouTube dans laquelle il expliquait que, peu après la parution en 2016 de Sekret Machines, son roman sur les ovnis, il avait été ­contacté par « un homme travaillant pour un certain organisme » qui lui avait dit : « Vous savez des choses que vous ne devriez pas savoir, et j’ai besoin de savoir qui vous êtes au juste. » Il a été convié à rencontrer des « généraux » et des membres de la communauté du renseignement, et à visiter les laboratoires de R&D de l’entreprise de défense Lockheed, les Skunk Works : il raconte avoir franchi un portail gardé par des hommes armés et péné­tré dans un hall – où des haut-parleurs émettaient un bruit blanc – menant à un labo où des ingénieurs travaillaient sur ce qui ressemblait à des vaisseaux spatiaux. Selon lui, un certain nombre de personnes qu’il a rencontrées, désireuses de voir avancer l’enquête sur ces observations d’ovnis, ont accepté de rejoindre son entreprise et de faire de To The Stars le dépositaire exclusif des documents récemment déclassifiés. La vidéoconférence de DeLonge (toujours visible sur YouTube) est décon­certante. Il y parle de la création de sa société ainsi que ses entrevues avec des membres haut placés du renseignement militaire américain avec l’enthousiasme émerveillé d’un enfant qui n’en revient pas de voir son rêve se réaliser. Sont assis derrière lui les membres de son équipe : cinq anciens de l’armée et des services secrets, qui affichent la mine de ceux qui sont dans le secret des dieux. Les cofondateurs de To The Stars sont Jim Semivan, un officier de la CIA « à la ­retraite », et Hal Puthoff, un physicien, ingénieur et conseiller de la Nasa qui, dans les années 1980, a dirigé pour la CIA des recherches sur l’espionnage psychique. Le « directeur de la sécu­rité internationale et des programmes spéciaux » est Luis Elizondo, un autre ancien du renseignement, chef du service Identification des menaces aérospatiales avancées du Pentagone, qui était en possession des images des pastilles. Le « conseiller aux questions de sécurité nationale » est Chris Mellon, sous-­secrétaire adjoint à la Défense chargé du renseignement dans les administrations Clinton et Bush, que DeLonge présente comme « notre principal relais à Washing­ton ». Au cours de la conférence – et dans un article paru en mars 2018 dans The Washington Post –, Mellon évoque les images d’ovnis et explique sa présence au sein de To The Stars Academy par sa volonté d’inaugurer un nouveau chapitre de la conquête spatiale. Il espère, en portant à la connaissance du public les capacités techniques des extra­terrestres, susciter une nouvelle ère d’innovation technologique, comme l’avait fait le Spoutnik dans les années 1950. L’objectif, ajoute Steve Justice, ingé­nieur aux Skunk Works de Lockheed et directeur de la Division aérospatiale de To The Stars, est de « collecter » les technologies extraterrestres afin de développer un « savoir-faire venu d’ailleurs ». C’est déjà beaucoup, mais To The Stars ­entend aller plus loin : sur son site, une vidéo annonce que l’entreprise envisage d’élargir ses recherches à « la génétique, le voyage supraluminique, la propulsion laser, l’interface cerveau-machine et la conscience ».  

Un élément encore plus préoccupant

To The Stars inspire un certain scepticisme, et pas seulement parce que ses projets semblent pour le moins irréalistes. On s’interroge sur son mode de financement. To The Stars est une société d’utilité publique qui fait appel à la participation financière des « citoyens du monde ». Ses vaisseaux spatiaux feront initialement l’objet d’un financement participatif, par le biais d’investissements directs dans l’organisation et par la vente de tee-shirts, de livres et d’autres produits dérivés. En 2012, le Pentagone a coupé les vivres au service Identification des menaces aérospatiales avancées de Luis Elizondo, et certains pensent que ce dernier, à l’instar des autres vieux de la vieille, se sert de DeLonge pour exercer un boulot peinard aux frais des passionnés d’ovnis. En règle générale, il faut se méfier de ceux qui promettent de révéler des secrets à condition qu’on les paie au préalable. Mais il paraît assez peu vraisemblable que des gens comme Mellon et Justice – connus et respectés dans leur domaine – s’associent à une affaire minable. De plus, Elizondo est un spécialiste de la microbiologie et de la parasitologie, et un inventeur qui détient plusieurs brevets : il n’a pas besoin des ovnis pour gagner sa vie. Mais, pour la communauté internationale des ufologues, il y a un élément encore plus préoccupant : la relation entre DeLonge et les membres de son équipe. En visionnant la conférence de To The Stars, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il était dépassé par les événements. « Le département de la Défense possède une culture du secret, dit-il à un moment, non par mépris des citoyens mais afin de protéger son personnel et ses méthodes. » Ce qui revient à dire : « Je ferai tout ce qu’on me dit de faire. » Or les ufologues savent pertinemment que l’armée et les services de renseignement se sont déjà servis d’eux par le passé. Le documentaire Mirage Men, sorti en 2013, s’ouvre sur l’histoire de Paul Bennewitz, un homme d’affaires d’Albuquerque que des espions ont rendu fou dans les années 1980. Bennewitz avait remarqué des lumières et des sons étranges provenant d’une base militaire voisine et les avait signalés à ses occupants, qui en avaient parlé à un agent nommé Richard Doty. Celui-ci s’aperçut que Bennewitz avait recueilli un grand nombre d’informations précises à propos d’un projet ultrasecret, et il décida de lui faire croire qu’il avait aperçu des ovnis. Il l’encouragea dans ses recherches, en lui fournissant des fausses informations qui l’amenèrent à penser qu’il avait découvert une base extraterrestre secrète. Bennewitz collectait des éléments – de faux indices semés par Doty –, qu’il transmettait à d’autres ufologues et organismes publics. Il finit par y laisser sa santé mentale, et sa famille dut le faire interner. Interviewé dans le film, Doty reconnaît qu’il s’agissait d’une pratique courante pendant la Guerre froide : comme il y avait toujours un risque que des chercheurs d’ovnis tombent sur de véritables secrets militaires, il valait mieux les occu­per en les lançant sur de fausses pistes. Dans le film, un autre ancien agent avoue avoir travesti des hélicoptères en ovnis pour dissimuler l’objet de sa mission ­(mesurer la radioactivité après des essais nucléaires). Doty a également transmis de fausses informations à Bill Moore, coauteur du premier livre sur Roswell (1). En contrepartie, Moore lui fournissait des renseignements sur la commu­nauté des ufologues, ce qui aidait Doty à fourvoyer à leur tour ceux dont les ­recherches risquaient de mettre au jour des secrets militaires. Les amateurs d’ovnis se ­méfient de l’équipe de DeLonge : ils ont déjà vu de jeunes gens crédules se laisser berner et propager des foutaises. On n’en est plus là, me direz-vous. La Guerre froide est terminée : Mellon, Semivan et Elizondo n’opèrent pas dans l’ombre, comme c’était le cas de Doty. Et on dispose d’ images d’ovnis déclassifiées et de rapports de pilotes. Reste que tous les documents qui sont diffusés par To The Stars auront été contrôlés au préalable par la hiérarchie militaire. Nombre d’ufologues pensent que les révélations n’en seront pas, car la vérité vraie, c’est que les ovnis ne sont pas du tout extraterrestres.  

Les extraterrestres plus proches des elfes que d'une race technologiquement avancée

Cette idée découle des ouvrages de Jacques Vallée, un astronome et informaticien français qui s’est appuyé sur la psychanalyse, la mythographie, la sociologie et l’occultisme pour étudier le phénomène des ovnis. En 1955, à 16 ans, Vallée aperçoit un ovni au-dessus de sa maison de Pontoise. En 1961, alors qu’il travaille à l’Observatoire de Paris, il voit un haut responsable détruire des images d’observation d’un ovni et décide d’enquêter sur le sujet. Trop d’observations d’ovnis, souvent simultanées, sont le fait de témoins fiables, sérieux et sceptiques pour que l’on puisse penser qu’ils ont vu des nuages ou été victimes d’hallucinations. Mais, à mesure qu’il avance dans ses recherches, Vallée réalise que ces témoignages ne cadrent pas avec l’idée que les ovnis et leurs pilotes viennent de l’espace. Dans Chronique des apparitions extra-­terrestres, il examine les points communs entre les récits d’observations d’ovnis modernes et le folklore des fées, des gnomes et des elfes. Selon lui, le comportement des ovnis et de leurs pilotes s’apparente davantage à celui de créatures surnaturelles qu’à celui d’émissaires intelligents et technologiquement avancés d’une race extraterrestre. Prenons le cas de Joe Simonton, un agriculteur du Wisconsin qui vit une soucoupe ­volante argentée se poser dans son jardin, un matin d’avril 1961. Simonton dit avoir aperçu trois hommes dans l’engin. Ils mesuraient environ 1,50 mètre, avaient les cheveux noirs et la peau basanée, et portaient des pulls à col roulé et des bonnets de laine en guise de casque. Ils « ressemblaient à des Italiens ». Les extra­terrestres demandèrent de l’eau et, en échange, offrirent à Simonton une ­galette d’avoine qu’ils avaient fait cuire au gril à l’intérieur de la soucoupe. Ce n’est pas le genre de choses que nous ferions si nous avions les moyens techniques d’aller à la rencontre des habitants d’autres planètes : nous nous présenterions à leurs dirigeants et nous leur offririons des cadeaux et des documents témoignant des accomplissements de notre civilisation. Mais, dans les légendes, il est courant que des fées apparaissent à des gens de la campagne et échangent de la nourriture avec eux. Il est courant que les fées laissent derrière elles des traces de leur passage, sous forme de cercles dans les champs, comme le font les ovnis, et qu’elles dérobent des récoltes et du bétail, comme le mentionnent de nombreux témoins d’ovnis : des centaines de personnes, souvent des agriculteurs, ont fait état d’extraterrestres ayant atterri dans leur vaisseau brillant et volé des vaches, des moutons, des chiens et même des sacs d’engrais. « Comment expliquer, demande Vallée, que le phénomène se manifeste aux yeux de la population rurale mais évite tout contact direct, préférant délivrer son message par des incidents hautement étranges ? » Les humains sont entrés en contact avec ces entités tout au long de l’histoire et ont tenté de les expliquer avec les termes en usage dans la culture de l’époque : anges, elfes ou extraterrestres. Mais aucune de ces explications ne permet de comprendre leur comportement indéchiffrable. Aucune entité ne figure dans les images diffusées par To The Stars ou dans le récit des pilotes ayant aperçu les pastilles. Mais ces objets ont eu un comportement plus bizarre que les gens de To The Stars ne veulent l’admettre. Que penser de l’engin immergé aperçu par Fravor ? Ou du fait que les pastilles Tic Tac, que la Marine pistait depuis deux semaines, ont chuté d’une altitude de 24 000 mètres et ont plané sur la mer avant de filer à toute vitesse ? Cela ne ressemble pas au comportement de pilotes extraterrestres à la parade ou en mission de reconnaissance. Là encore, l’idée que cette activité puisse être celle d’entités extraterrestres intelligentes semble improbable, à moins que cette espèce soit si évoluée que ses moti­vations nous sont incompréhensibles. Vallée souligne que les ovnis ont souvent ouvert la voie au progrès technologique. Dans l’Europe médiévale, on voyait des bateaux voguer dans le ciel, et les entités qui les pilotaient prétendaient venir d’au-delà des nuages. À la fin du XIXe siècle, les gens apercevaient des « vaisseaux aériens », ­pilotés par des êtres censés venir de Mars. To The Stars espère que les séquences qu’elle a mises en ligne relanceront la recherche aérospatiale et mettront les ingénieurs sur la voie d’innovations qu’ils n’auraient pas envisagées autrement. Mais la pastille, après tout, pourrait bien n’être ni un vaisseau spatial, ni même un engin. Et si l’existence de To The Stars tenait simplement au fait qu’il est moins risqué que Tom DeLonge nous fasse croire à des extraterrestres technologiquement avancés que d’admettre que la réalité n’est peut-être pas ce que l’on croit être, et que le gouvernement des États-Unis lui-même ne la comprend pas ?   — Cet article est paru dans la London Review of Books le 2 août 2018. Il a été traduit par Laurent Bury.
LE LIVRE
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Chronique des apparitions extra-terrestres. Du folklore aux soucoupes volantes de Jacques Vallée, J’ai lu, 1974

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