Baudelaire par Zweig

On n’en finit pas de découvrir des textes inédits ou oubliés de Stefan Zweig. Cette fois-ci, ce sont des articles et des préfaces, pour moitié consacrés aux grands poètes français du xixe siècle, que les éditions Payot ont rassemblés dans un petit recueil.

Apprenti versificateur, le jeune Zweig, pour polir son style, s’était essayé à traduire ses modèles. Parmi eux, Baudelaire, qu’il prend soin, dans un texte de présentation, de bien distinguer de Verlaine, une autre de ses idoles : selon lui, le public allemand avait tendance à les rapprocher outre mesure. C’était ne pas voir que ­Baudelaire, avec son côté « cérébral » et sa « retenue élégante », n’avait « rien de commun avec ce romanichel génial et pervers qu’était Paul Verlaine ».

Quant à Victor Hugo, Zweig nous dit qu’il « parle dans ses poèmes comme un tribun depuis l’estrade […] et prend un certain plaisir à l’exagération, un peu comme les caricaturistes français ». Il reste né...

LE LIVRE
LE LIVRE

Baudelaire et autres poètes de Stefan Zweig, Payot, 2021

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