Ça va mieux en le lisant

La bibliothérapie prétend nous soigner au moyen des livres. Elle a désormais son manuel, qui propose pour chaque maladie un roman miracle.

L’idée qu’on puisse trouver des remèdes contre nos douleurs sur les rayons des libraires comme sur ceux des pharmacies n’est pas franchement neuve. Montesquieu disait déjà qu’il n’avait pas « eu de chagrin qu’une heure de lecture ne [lui] ait ôté ». Mais l’originalité des deux auteures de cet ouvrage mi-sérieux, mi-humoristique, c’est qu’elles ont non seulement écumé la tradition littéraire pour constituer les éléments d’une pharmacie de base, mais qu’elles vont même jusqu’à proposer quelques ordonnances ciblées. Avec la hardiesse supplémentaire de s’attaquer du même coup aux maux du corps comme à ceux de l’âme, en « ne faisant aucune différence entre la peine physique et la peine émotionnelle », écrit Gavin Francis dans The Guardian. Le postulat peut surprendre. On comprend bien comment certains livres peuvent avoir, sur un tourment d’origine psychologique, un réel effet – un effet dissuasif. Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry devrait dégoûter quiconque de l’alcoolisme, Madame Bovary de l’adultère, L’âne d’or d’Apulée de l’excès ...
LE LIVRE
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Remèdes littéraires. Se soigner par les livres de Susan Elderkin et Ella Berthoud, JC Lattès, 2015

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