Climat : Apocalypse Tomorrow

La palme du pessimisme climatique revient incontestablement à James Lovelock. Aujourd’hui nonagénaire, ce scientifique de haut niveau, iconoclaste de toujours, est formel : l’humanité va bientôt subir une extinction massive, comme jadis les dinosaures.

L’idée que la Terre est un organisme vivant remonte au moins à Platon, pour qui la planète était « une créature vivante, parfaite, une et indivisible » selon le philosophe Francis Bacon (1). Mais il fallut attendre le début des années 1970 pour voir James Lovelock et sa collègue Lynn Margulis élaborer une hypothèse scientifique vérifiable sur les propriétés biologiques de la Terre (2). Baptisée « hypothèse Gaïa », elle soutient que l’ensemble du vivant tend à maintenir à la surface de la planète des conditions propices à la vie même. En 2006, ceci valut à Lovelock de rejoindre Charles Darwin parmi les lauréats de la plus haute distinction dans ce domaine, la médaille Wollaston de la Société de géologie de Londres. Lors de la remise du prix, le président de l’institution soulignait que l’hypothèse Gaïa avait « ouvert un champ entièrement nouveau dans l’étude des sciences de la Terre ».   Le système d’autorégulationde la Terre est en train de céder Aujourd’hui, selon James Lovelock, l’hypothèse est devenue une théorie scientifique à part entière (une hypothè...
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Le visage de Gaïa disparaît. Dernier avertissement de Climat : Apocalypse Tomorrow, Basic Books

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