Dans la tête du peintre des peintres

Un roman graphique nous plonge au cœur du Siècle d’or, au moment où un Vélasquez en proie au doute sur sa postérité peint l’un des tableaux les plus insaisissables de l’histoire de l’art, Les Ménines. Une époustouflante mise en abyme qui donne à voir tous les degrés de la représentation, l’essence même de la peinture.

« J’ai tout peint. Tout ce qui peut se peindre. Tout sauf mon chef-d’œuvre. Que me reste-t-il à peindre ? » Dans Les Ménines, roman graphique que traduisent ce mois les éditions Futuropolis, Santiago García et Javier Olivares retracent la vie de Vélasquez et le processus qui mena le maître du baroque espagnol à la réalisation de l’un des chefs-d’œuvre de la peinture universelle. L’angoisse et les doutes du peintre sur sa propre postérité sont au cœur de cet ouvrage de près de deux cents pages. Tout comme l’angoisse et les doutes de ses successeurs, qui ne cessèrent, de Goya à Dalí en passant par Picasso, de se mesurer au « peintre des peintres », comme le surnommait ce dernier. Il faut dire que le tableau de Vélasquez est sans doute l’un des plus insaisissables de l’histoire de l’art. Qualifiée de « théologie de la peinture » par le peintre Luca Giordano, l’œuvre recèle une mise en abyme vertigineuse, comme l’a montré Michel Foucault dans le premier chapitre des Mots et les Choses : « Le peintre se tient légèrement en retrait ...
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Les Ménines de Dans la tête du peintre des peintres, Futuropolis

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