Ce que nous devons aux bêtes

Les animaux domestiques ont rendu bien des services à l’humanité. Sans en être toujours récompensés.

 


Chiens, chèvres, moutons, cochons, taureaux, ânes, chevaux et chameaux ont été domestiqués pendant une période s’étendant de 13000 à 2500 avant notre ère. À l’échelle de l’histoire humaine, ce fut donc un processus rapide, qui a marqué ce qu’on a appelé « la révolution du néolithique ». Le loup, ancêtre incontesté du chien (avec peut-être une espèce intermédiaire, le loup-chien), fut la première espèce apprivoisée. Mais est-ce l’homme qui a domestiqué le loup ou l’inverse ? se demande Brian Fagan dans sa Grande Histoire de ce que nous devons aux animaux. Les loups ont dû se rapprocher volontairement des hommes, auxquels ils ont communiqué leur technique de chasse (par encerclement) et leur organisation sociale, hiérarchique et familiale. Pour les autres espèces, la ­domestication a été l’affaire de quelques générations à peine. On a vite découvert que « l’instinct de troupeau » (qui opère à partir de quatre individus) permettait de garder sous la main des réservoirs de viande et de lait capables de nourrir de grandes communautés, même lors des sécheresses. Les bovins procurent de surcroît du fumier ...
LE LIVRE
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La Grande Histoire de ce que nous devons aux animaux de Brian Fagan, Vuibert, 2017

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