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Le rêve de puissance de l’Allemagne

Se sentant cernés sur le plan politique, menacés sur les plans économique et militaire, les dirigeants allemands espéraient la guerre. Leur objectif : s’assurer la domination de l’Europe. N’en déplaise aux historiens qui récusent de manière cyclique l’idée d’une culpabilité allemande, la thèse a été définitivement établie par Fritz Fischer dans les années 1960 et n’est pas contestable.

Qui a déclenché la Grande Guerre en 1914 ? Destiné au grand public, l’excellent livre de David Fromkin entend en finir avec la question. Écrit par l’auteur d’un bestseller sur la chute de l’Empire ottoman (1), il soutient trois grandes thèses sur les événements qui ont conduit au conflit.

Tout d’abord, l’Europe de 1914 n’était pas un paisible jardin d’Éden. Elle était bien plutôt, « comme ses élites politiques l’ont reconnu, engagée dans une course aux armements sans précédent ; sur la scène intérieure, les pouvoirs étaient aux prises avec de violents conflits sociaux et politiques ; et les états-majors parlaient sans arrêt non de la question de savoir s’il y aurait une guerre, mais de quand et où elle aurait lieu ». Tous les pays européens se sentaient en situation de faiblesse, sur le plan économique, politique, militaire ou démographique ; et aussi bien la Grande-Bretagne que l’Allemagne, craignant davantage un changement de l’équilibre des puissances que la guerre, agissaient tour à tour pour venir en aide à un partenaire plus faible. Au début du XXe siècle, un abîme séparait la réalité et la perception qu’en avaient les décideurs. La violence politique restait la norme. L’honneur jouait un rôle essentiel pour les dirigeants. C’était un cocktail explosif et dangereux.

Deuxièmement, l’Allemagne désirait et manigança le déclenchement d’une guerre impliquant l’Europe entière. L’empereur Guillaume et le chancelier Theobald von Bethmann Hollweg conçurent la stratégie de l’Autriche à l’égard de la Serbie. Quand cette stratégie échoua, les chefs militaires, Helmuth von Moltke et Erich von Falkenhayn, reprirent la main et exigèrent une guerre, non seulement contre la Serbie et la Russie, mais aussi contre la France. Et le Grand état-major (Grosser Generalstab) soutint que celle-ci devait être vaincue la première par une attaque éclair à travers la Belgique. Les archives montrent que l’Allemagne alimenta les espérances austro-hongroises tout en bernant délibérément les gouvernements russe, français et britannique. La tromperie fut remarquablement ourdie. Des personnages de premier plan, militaires et civils, mentirent au Kaiser pour s’assurer qu’il ne pourrait choisir la paix. La manipulation des événements au jour le jour se lit comme un thriller, les soupçons du lecteur passant sans arrêt d’un personnage à un autre.

Troisièmement, deux conflits bien distincts furent préparés et déclarés. L’Autriche-Hongrie voulait une guerre limitée contre la Serbie, qu’elle souhaitait écraser sans ingérence russe. L’Allemagne voulait une guerre pour vaincre la Russie, sa future rivale pour la domination de l’Europe. Mais l’objectif immédiat était de voir l’Autriche-Hongrie repousser les troupes du tsar pendant que l’Allemagne battrait la France à l’ouest.

L’Autriche-Hongrie souhaitait une troisième guerre balkanique [lire l’article d’Ana Siljak]. L’Allemagne souhaitait une première guerre mondiale. Et le conflit majeur n’est pas le fruit du conflit mineur, devenu incontrôlable. Différentes dans leurs motivations et dans leur conception, les deux guerres furent ardemment désirées. La petite fut laissée de côté quand vint la grande (2). Fromkin souligne que le plan austro-hongrois visant à régler son compte à la Serbie avait pour point de départ un rapport rédigé plusieurs semaines avant l’assassinat de Sarajevo. La mort de l’héritier du trône fournit une occasion de résoudre le problème balkanique ; il ne fut pas la cause du processus.

C’est donc le désir allemand de s’assurer la domination de l’Europe qui provoqua la Première Guerre mondiale. Il fallait que la Russie soit vaincue comme l’Autriche l’avait été en 1866 et la France en 1871. Le gouvernement allemand et le Grand état-major s’y préparaient depuis plus d’un quart de siècle. Ils espéraient aussi qu’une guerre victorieuse serait un événement national cathartique permettant de fédérer les classes sociales et les nombreuses régions de l’empire. La jeune nation s’était industrialisée rapidement et les catégories urbaines montantes étaient perçues comme une menace. Les dirigeants politiques et militaires allemands, ultraconservateurs, redoutaient l’évolution vers une forme de monarchie constitutionnelle.

Guillaume II n’avait que 30 ans lors de son accession au trône en 1888, et l’on avait espéré qu’il offrirait l’image d’une nation nouvelle et entreprenante. Mais c’était un monarque capricieux, enclin à l’indécision et à un comportement contradictoire. En 1890, il renvoya le chancelier Otto von Bismarck et enclencha la suite d’événements qui allaient isoler l’Allemagne sur le plan diplomatique. Le traité de réassurance de 1887 avec la Russie ne fut pas renouvelé ; création de Bismarck, il avait été conçu pour séparer la France de la Russie, afin que l’Allemagne n’ait jamais à mener une guerre sur deux fronts.

Par ses ambitions navales, l’Allemagne s’attira l’hostilité de la Grande-Bretagne. Le but n’était pas la suprématie sur les mers, mais la construction d’un régime impérial populaire. Si Guillaume présidait au développement de la flotte allemande et veillait à la mettre au service de l’entreprise coloniale, pensait-on, les Allemands se rassembleraient autour lui. Au lieu de quoi le programme naval ne réussit qu’à pomper le budget, irriter la Grande-Bretagne et inaugurer la première course aux armements de l’histoire. Les crises marocaines de 1905 et de 1911 persuadèrent le gouvernement allemand que la Grande-Bretagne et la France conspireraient toujours contre les ambitions germaniques et qu’on ne pouvait se fier à l’Autriche-Hongrie. Le redressement de la Russie après la révolution de 1905, sur fond d’élan industriel financé par la France, fut perçu comme une nouvelle menace.

En un mot, les dirigeants allemands se sentaient encerclés sur le plan politique, en danger sur le plan économique – faute de colonies et en raison des luttes ouvrières – et menacés sur le plan militaire par l’ascension de la Russie, forte de sa population immense (3) [lire « La Russie grandit, grandit… », ci-dessous]. Seule une guerre pouvait unir le pays et assurer à l’Allemagne un statut de grande puissance. Ces calculs étaient en partie corrects. La guerre unifia bel et bien la population derrière le Kaiser, mais à la fin l’Allemagne perdit, et tout fut balayé.

 

La « clause de culpabilité »

La question d’août 1914 n’est donc pas « Pourquoi la guerre ? » mais « Pourquoi à ce moment ? » Dans des situations di

plomatiques tout aussi difficiles rencontrées au cours de chacune des trois années précédentes, la paix avait prévalu. La réponse à la question a suscité de vives controverses, scandées par l’ascension et le déclin de deux grandes hypothèses que j’appellerai la Culpabilité collective et la thèse de Fischer. Si l’on met à part l’abondante propagande de guerre sur la responsabilité des uns et des autres, ce débat commença fondamentalement lors du congrès de Versailles, avec l’insertion de l’article 231 – la « Clause de culpabilité de guerre » – dans le traité signé le 28 juin 1919. Berlin reconnaissait la responsabilité du coût monétaire supporté par les Alliés « en conséquence de la guerre qui leur a été imposée par l’agression de l’Allemagne et de ses alliés », et devrait donc verser d’énormes réparations. Cette clause était autant affaire d’argent que de culpabilité. Dès le départ, Berlin tenta d’échapper à ce fardeau financier et symbolique.

Le révisionnisme apparut très tôt, en décembre 1919, avec la publication par le gouvernement allemand de quatre volumes de documents officiels, arrangés avec soin et sélectionnés pour disculper le pays. Dans les années 1920, les puissances belligérantes produisirent des centaines de rapports de ce genre pour montrer qu’elles étaient innocentes et n’avaient rien à cacher. Selon les termes de Lloyd George : « Les nations avaient basculé dans le chaudron bouillonnant de la guerre sans la moindre trace d’appréhension ou de désarroi. » Un consensus se dégagea, selon lequel la culpabilité était collective.

Après la Seconde Guerre mondiale, quand on invoqua la sévérité du traité de Versailles parmi les facteurs clés de l’ascension d’Hitler, la thèse de la Culpabilité collective prit quasiment force de loi. Une première contestation sérieuse avait en fait été publiée pendant la Seconde Guerre, mais dans un ouvrage rédigé en italien, qui ne connut une large diffusion qu’à partir des années 1950. Les trois volumes des « Origines de la Première Guerre mondiale », de Luigi Albertini, étaient le fruit de dix années d’entretiens et de recherches dans la poussière des archives (4). Homme politique mineur, journaliste à une époque, Albertini s’était démené pour interroger tous les acteurs encore vivants de la crise de juillet 1914 et démêler le vrai du faux. Son livre est une mine d’informations et témoigne d’un effort remarquable pour poser les bonnes questions et y répondre. Le fait qu’il était italien l’y aida. Il n’avait aucune position nationale à défendre et présenta donc l’une des rares analyses impartiales de l’entrée en guerre. Le travail d’Albertini n’affecta pourtant pas beaucoup le consensus régnant parmi les spécialistes, réaffirmé par les historiens de tous les pays belligérants lors de colloques tenus au début des années 1950. À la première réunion de l’Association des historiens de la RFA, en 1950, Gerhard Ritter nota que « la victoire des principales thèses de l’Allemagne » dans les débats historiques internationaux après 1918 était l’une des grandes réussites de l’historiographie du pays (5).

C’est en 1961 que cette orthodoxie fut contestée avec succès par Fritz Fischer, avec son Griff nach Weltmacht (titre platement devenu « Les objectifs de l’Allemagne dans la Première Guerre mondiale » dans la traduction anglaise de 1967 ») (6). Il déclencha l’une des grandes batailles de spécialistes du siècle dernier. Ayant défriché une énorme masse de documents, et cela de part et d’autre du Mur de Berlin – Fischer ayant été le premier universitaire occidental autorisé à consulter les archives de RDA –, il présenta quantité d’éléments prouvant que les dirigeants civils et militaires allemands avaient activement recherché la guerre et devaient donc endosser l’essentiel de la responsabilité. Fischer disait, fondamentalement, que l’article 231, si longtemps discrédité, voyait juste.

 

Preuves accablantes

Il fut attaqué par les spécialistes, mais aussi par une bonne partie de la société allemande. Le président du Bundestag le prit à partie dans un discours prononcé en 1964, et Franz Josef Strauss – l’homme fort de la politique bavaroise – demanda au gouvernement de dédier ses ressources à la réfutation de cette « distorsion de l’histoire allemande et de l’image de l’Allemagne aujourd’hui (7) ». L’État alla jusqu’à tenter de faire annuler la tournée de conférences que Fischer devait donner aux États-Unis, en privant de subventions le Goethe Institut, qui finançait le déplacement.

Il semble à présent évident que le débat était motivé par des préoccupations politiques autant qu’historiques. La théorie de la Culpabilité collective, réaffirmée par les historiens de toute l’Europe après la Seconde Guerre mondiale, seyait aux réalités nouvelles de la Guerre froide. Les puissances occidentales voulaient armer l’Allemagne de l’Ouest dans le cadre d’une « Alliance atlantique » contre l’Union soviétique. Dissocier le pays des excès du nazisme – distinguer le wilhelminien de l’hitlérien – et établir qu’Hitler était une aberration dans l’histoire allemande, tout cela participait de la réhabilitation de l’ancien ennemi. De son côté, Fischer soutenait qu’il fallait envisager la trajectoire du pays comme un tout, de 1871 à 1945. Son livre fut publié en 1961, à l’aube d’une décennie de rébellion de la jeunesse. Bien malgré lui, l’auteur s’attira les bonnes grâces de la génération qui arrivait à l’âge adulte dans les années 1960, ravie d’attribuer à ses parents, ses professeurs et ses hommes politiques la responsabilité des calamités du XXe siècle [lire « Un débat cyclique », ci-dessous].

La thèse de Fischer avait grand besoin d’être peaufinée, et le débat incita les spécialistes et les éditeurs à se mettre au travail. Le premier livre de l’historien portait sur les buts de l’Allemagne pendant la Première Guerre mondiale. C’est en 1969 seulement, avec « La guerre des illusions », qu’il aborda les années ayant précédé le conflit (8). Et là, les preuves étaient accablantes. Cet ouvrage montrait que les dirigeants allemands s’étaient préparés à ce qui allait suivre : ils avaient calculé comment pousser l’Autriche-Hongrie à combattre la Russie plutôt que la Serbie, ils étaient tout prêts à provoquer un conflit mondial pour pouvoir combattre la Russie dans les conditions qu’ils souhaitaient, et ils s’attendaient à l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne après l’invasion de la Belgique. Les chercheurs qui ont poursuivi le travail de Fischer sont loin d’être tous d’accord entre eux – ils discutent âprement pour savoir si la décision d’entrer en guerre fut dominée par des considérations de politique intérieure ou de politique étrangère –, mais des historiens comme Imanuel Geiss, Samuel R. Williamson, Zara Steiner et Volker Berghahn ont repris les fondations de la thèse de Fischer, en l’étoffant (9). Ce que nous pensons aujourd’hui n’est pas exactement ce que Fischer suggéra dans les années 1960, mais il avait complètement raison sur l’essentiel.

Les querelles d’interprétation subsistent et des études dignes d’intérêt sont publiées presque tous les ans. La biographie de Raymond Poincaré par J.F. V. Keiger, publiée en anglais en 1997, fut la première à s’appuyer sur les documents privés du président français (10). Les recherches d’Annika Mombauer sur Helmuth von Moltke, chef du Grand état-major entre 1906 et 1914, publiées en 2001, ont entraîné un réexamen complet de sa personnalité et de ses actes (11). Il apparaît désormais comme le principal avocat de l’entrée en guerre en août 1914, alors qu’il était auparavant perçu comme un indécis. Dans le même esprit, « L’invention du plan Schlieffen : le plan de guerre allemand 1871-1914 », de Terence Zuber (2002), a remis entièrement en question le sens de cette expression de « plan » (12).

Mais l’effervescence des spécialistes a eu peu d’impact sur la vision du grand public : la Première Guerre mondiale est toujours présentée dans les médias comme un énorme accident inévitable. Ce point de vue reste aussi dans une grande mesure celui des politologues. Dans son livre Diplomatie, paru en 1994, Henry Kissinger perpétuait le mythe de la Culpabilité collective dans un chapitre affirmant que tout se serait bien passé si les diplomates avaient contrôlé les chefs militaires : « Comme les plans militaires tablaient sur la rapidité et que la machine diplomatique fonctionnait à son train habituel, l’intense pression de l’urgence rendit la crise impossible à dénouer. » Ladite crise dura plus d’un mois, elle n’eut rien de précipité. Cette analyse repose sur l’hypothèse erronée que la guerre éclata à cause des programmes de mobilisation. Même Kissinger n’était pas au fait des recherches les plus récentes.

David Fromkin a dû faire le tri dans la masse de textes publiés au cours des quarante années qui se sont écoulées depuis la sortie du livre de Fischer. Il présente les éléments disponibles avec une clarté et une force de conviction que je n’avais encore jamais rencontrées. Son livre n’est pas long : cent pages plantent le décor des rivalités européennes, cinquante relatent l’assassinat, cent autres décrivent les quatre semaines paisibles qui suivirent puis les dix jours fébriles qui menèrent à la guerre, et le volume se termine par cinquante pages d’analyse des preuves historiques et des leçons à en tirer. Cette concision est bienvenue. Elle me rappelle les essais de Macaulay, ces longs articles rédigés pour l’Edinburgh Review où, d’une plume fluide, il passait en revue toute la documentation disponible sur un sujet historique donné et en proposait hardiment une interprétation (13). Fromkin ne s’enlise jamais, couvre à fond son champ d’investigation et atteint son objectif. C’est aussi un livre agréablement écrit. David Fromkin a l’art d’évoquer les lieux : « Tout semble indiquer que le processus qui conduisit à la guerre commença – pour autant qu’on puisse dire, en histoire, qu’un mouvement a un commencement – dans l’ancienne cité impériale de Constantinople, hier Byzance et aujourd’hui Istanbul. Dominant les détroits qui séparent l’Europe de l’Asie, elle occupe un site qui fut au centre de la politique mondiale depuis l’époque fabuleuse et peut-être mythique où Agamemnon, Ulysse et Achille s’embarquèrent pour Troie, toute proche. Depuis le IVe siècle et pendant plus de mille ans, la cité servit de capitale à l’Empire romain d’Orient. Cela faisait cinq siècles qu’elle était celle de l’Empire ottoman (ou turc). Elle avait survécu à deux civilisations et, au début des années 1900, semblait en passe de survivre à une troisième. »

 

Mais qu’est-ce qu’une nationalité ?

Il décrit aussi très bien les principaux acteurs : « Le chancelier qui le remplaça, Theobald von Bethmann Hollweg, était un fonctionnaire, mais originaire d’une vieille et riche famille du Rhin. Il savait que le Kaiser l’avait nommé à contrecœur ; sa capacité de faire face au souverain paraissait douteuse à l’époque et le reste aujourd’hui. Ni prussien, ni militaire, Bethmann Hollweg n’était pas du sérail ; il n’avait pas de relation personnelle avec les chefs des forces armées ni avec l’empereur et n’en établit pas. »

Il a le sens de l’anecdote : « Le président de la République française, Raymond Poincaré, assistait aux courses de Longchamp quand on lui communiqua la nouvelle de l’assassinat de Sarajevo. Il resta pour assister à la fin des courses, puis reprit ses occupations habituelles. Paris n’était pas concerné. »

Et le sens du fait parlant : « Pour ajouter à ces ambiguïtés, personne n’était d’accord sur ce qui définit une nationalité. L’édition de 1911 de l’Encyclopædia Britannica en parle comme d’un “terme vague” et observe qu’une “nationalité […] représente un sentiment commun et une revendication argumentée plutôt que des attributs distincts pouvant être intégrés dans une définition rigoureuse”. »

Pour conclure, David Fromkin comprend que la Grande Guerre ne fut pas seulement une question de forces économiques, de nihilisme ou l’effet des machinations de « l’esprit du temps » ; ce fut une affaire de haute politique, pour savoir « qui devait gouverner le monde » : « La décision d’entrer en guerre en 1914 était intentionnelle ; et la guerre ne fut pas, comme toute une génération d’historiens nous l’a enseigné, dépourvue de sens. Au contraire, elle fut menée pour trancher les questions essentielles de la politique internationale : qui dominerait l’Europe, et donc le monde, et sous l’étendard de quelle foi. »

 

Cet article est paru dans The New Criterion en avril 2004. Il a été traduit par Laurent Bury.
 

LE LIVRE
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Le Dernier Été de l’Europe de Le rêve de puissance de l’Allemagne, Grasset

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