L’Homère des insectes

L’Allemagne s’enthousiasme pour la première traduction intégrale des Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre.

Il y eut une époque où décrire la vie des insectes et être un grand écrivain n’étaient pas nécessairement incompatibles… Le grand naturaliste Jean-Henri Fabre fut proposé plusieurs fois pour le prix Nobel de littérature. Victor Hugo le surnomma « l’Homère des insectes ». Ses descriptions du bousier ou de la mante religieuse ont nourri l’imaginaire de Proust, Maeterlinck et des surréalistes. Ernst Jünger le pratiquait assidûment. En français, bien entendu, car « il aura fallu attendre un siècle pour que le lecteur allemand dispose enfin d’une traduction complète des Souvenirs entomologiques », rapporte Sibylle Lewitscharoff dans Die Zeit. Le premier des dix volumes du chef-d’œuvre de Fabre vient de paraître outre-Rhin, suscitant un enthousiasme unanime dans la critique. La sortie des neuf suivants s’échelonnera jusqu’en 2015, centenaire de la mort de l’auteur. Lewitscharoff rappelle le destin hors du commun de ce fils du peuple, né en 1823, qui exerça bien des métiers pour subvenir à ses besoins et put, à partir de 1879, se retirer dans le Vaucluse pour observer les insectes à son aise : « C’est une histoire comme on en trouve dans ...
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Souvenirs entomologiques de L’Homère des insectes, Robert Laffont

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