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Maître Georges et Lady Agatha

Difficile d’imaginer auteurs de romans policiers plus dissemblables ! Hanté par la guerre et l’injustice, Georges Simenon compatit avec ses criminels, qui nous ressemblent. Issue de la bonne société britannique, Agatha Christie s’amuse d’un ordre social qui lui convient et n’hésite pas à juger ses personnages. Elle rassure, il dérange. Ils nous aident à vivre.

Les Anglais ont toujours su apprécier un bon meurtre ; mais qu’est-ce, exactement, qu’un bon meurtre ? Comment le distingue-t-on de sa variante banale ? L’écrivain romantique Thomas De Quincey tenta de répondre à cette délicate question dans son célèbre essai paru en 1827, De l’assassinat considéré comme un des beaux-arts : « Les gens commencent à voir qu’il entre dans la composition d’un beau meurtre quelque chose de plus que deux imbéciles – l’un assassinant, l’autre assassiné –, un couteau, une bourse et une ruelle obscure. Le dessein d’ensemble, messieurs, le groupement, le clair-obscur, la poésie, le sentiment sont maintenant tenus pour indispensables dans les tentatives de cette nature (1). » Près de cent vingt ans plus tard, George Orwell revint sur le sujet dans un article intitulé « Decline of the English murder » (« Le déclin du meurtre à l’anglaise »). Il y déplorait le caractère médiocre, sordide, impulsif, américain du meurtre moderne et situait l’âge d’or britannique de ladite activité entre 1850 et 1925. Aucun de nos assassinats nouvelle manière ne pouvait, disait-il, rivaliser avec « le vieux spectacle des empoisonnements domestiques, produits d’une société stable où une omniprésente hypocrisie garantissait au moins que des crimes aussi sérieux que le meurtre soient fondés sur des émotions fortes ». Je comprends ce que voulait dire Orwell. En tant que médecin de prison, j’ai eu l’occasion de rencontrer plus de meurtriers que la plupart des gens : il est incontestable que la majorité des affaires dont j’ai eu à connaître manquaient de cette pointe d’exotisme, de ce je ne sais quoi que tant d’assassins bourgeois et petits-bourgeois d’antan savaient insuffler à leurs crimes : l’escroc Sidney Fox, par exemple, avait assuré la vie de sa mère pour une journée et l’étrangla vingt minutes avant l’expiration du délai, en mettant le feu à son corps pour faire croire à un accident ; Joseph Smith, lui, noya trois de ses épouses (il était polygame) dans leur bain pour récupérer leur argent, avant d’aller dans la pièce voisine jouer Plus près de toi, mon Dieu sur l’harmonium ; quant au major Armstrong, il dit à son hôte, en lui tendant un sandwich à l’arsenic : « Désolé d’y mettre les doigts. »   Même à l’âge d’or du meurtre, bien sûr, les criminels de cette envergure étaient rares, mais Agatha Christie – dont les livres se sont, dit-on, vendus plus qu’aucun autre, à part la Bible (personne ne songe jamais à comparer au Coran) – fit du crime dans le beau monde le sujet de son œuvre. Le meurtre est devenu entre ses mains une fiction telle que la définit Oscar Wilde, où les bons finissent heureusement et les méchants malheureusement. Georges Simenon, presque son contemporain, abolit au contraire la distinction entre les bons et les méchants, et même entre le bonheur et le malheur. Agatha rassurait, Georges dérangeait, et nous ressentons à la fois le besoin d’être rassuré et celui d’être dérangé. Agatha publia son premier livre en 1920, Georges en 1921. Miss Marple fit son apparition en 1930, le commissaire Maigret en 1931. Les deux auteurs cessèrent d’écrire la même année. Tous deux moururent à 86 ans. Affiner la comparaison serait le travail d’une vie entière. Ils avaient du meurtre une approche différente, qui s’explique par leur vécu, notamment dans l’enfance – même s’ils étaient de toute façon dotés de qualités naturelles différentes. Le léger écart d’âge eut aussi son importance : Agatha (née en 1890) est devenue adulte en un temps de certitudes, Georges (né en 1903) en un temps d’anxiété. Quelle différence peut faire une décennie, à l’échelle d’une civilisation !   Détachement et ironie Naturellement, de grandes disparités sociales et nationales les opposaient aussi. Le père d’Agatha était américain, mais elle reçut une éducation on ne peut plus anglaise. Aucune école n’étant jugée assez bien pour elle, on lui inculqua à domicile tous les arts qu’une jeune fille de bonne famille doit connaître. On l’envoya à Paris apprendre le chant et le piano, mais son tempérament­ britannique ne la prédisposait guère à se produire en public, malgré son talent. Son œuvre est traversée par un détachement amusé, une ironie typiquement anglaise, mais aussi par la certitude que le monde et ses valeurs sont, fondamentalement, immuables. Georges est né dans la toute petite bourgeoisie liégeoise, au statut social douteux et au patrimoine national et linguistique mélangé, dans un pays qui n’existait guère qu’en vertu d’un traité signé soixante-dix ans auparavant (2). Il vécut l’occupation de la ville par les Allemands et vit s’évanouir toutes les prétentions à la moralité et au patriotisme face au besoin de se procurer de la nourriture et un confort minimal. À la Libération, il fut témoin des vengeances et des châtiments infligés par pure ambition personnelle ; désormais, la justice ne serait plus pour lui qu’un concept relatif et ambigu ayant rarement à voir avec la loi ou les tribunaux. Cette expérience de l’occupation durant la Première Guerre mondiale devait être renforcée par celle de l’occupation de la France pendant le second conflit mondial. Mais si la vie n’offre qu’ambiguïté, la loi exige la clarté. La jurisprudence anglo-saxonne demande des preuves « hors de tout doute raisonnable » pour condamner pénalement ; c’est le genre de preuves que nous fournit Agatha. Ses détectives, Hercule Poirot et Miss Marple, utilisent la psychologie comme moyen de parvenir à leur fin : élucider l’actus reus, l’acte physique coupable qui constitue le crime. Georges, dans les Maigret comme dans ce qu’il appelait ses « romans durs », s’intéresse à l’esprit coupable, cette mens rea sans laquelle aucun crime n’est commis. Et qui n’est jamais sans ambiguïté : même le pire des criminels a toujours quelque chose pour lui, et c’est bien pourquoi Maigret procède aux arrestations sans enthousiasme. Soucieux de comprendre, réticent à condamner. Ce n’est pas qu’Agatha manque d’acuité psychologique. Ses romans fourmillent en la matière de bons mots, presque dignes de La Rochefoucauld ou de Vauvenargues. Le narrateur-criminel du Meurtre de Roger Ackroyd s
exclame ainsi, en entendant sa sœur, indiscrète et maladroite, proposer une théorie : « C’est étrange. Quand on a une conviction secrète que l’on ne souhaite pas avouer, on la nie avec rage dès lors qu’elle est exprimée par quelqu’un d’autre. » Qui ignore à quel point c’est vrai ? Si on lit Agatha en prêtant attention aux observations qu’elle glisse ici et là, on y trouve une divertissante initiation aux mécanismes de défense psychologique tels que les expose la psychanalyse. Néanmoins, ses personnages sont simplistes, presque comme s’ils sortaient tout droit de chez une cos­tumière de théâtre. Même les domestiques qui jouent les utilités sont, au choix, tout entiers dévoués à leurs employeurs, ou de parfaites incarnations de l’éternelle plaie que représentent les serviteurs, ces êtres négligés, impertinents et malhonnêtes. La manière dont leurs maîtres réagissent à ces défauts, en pauvres martyrs, est tout aussi caricaturale.   Des gens bien convenables Les stéréotypes sont ce qu’ils sont car ils contiennent une part de vérité (un homme n’en utilisant aucun tiendrait environ dix minutes dans le monde réel). Les personnages d’Agatha sont aisément reconnaissables ; loin d’être purement arbitraires, ils sont le fruit d’une sorte de vision ironique et détachée du monde. Comme lorsque Poirot songe au goût prononcé des Anglais pour l’air frais – au prix de quelques gallicismes : « Les Anglais, ils ont la manie de l’air frais. Le grand air, c’est très bien à l’extérieur, où il est à sa place. Pourquoi le laisser entrer dans la maison ? » Précisément ! Ma femme (qui est française) et moi (qui suis anglais), avons exactement cette discussion, surtout en hiver. Et le débat n’est toujours pas tranché. Chez Agatha, les meurtres se produisent dans le milieu très convenable auquel elle appartenait, et qu’elle n’a jamais voulu quitter, mais la romancière n’est pas pour autant dénuée de sens critique à l’égard du snobisme, de la suffisance, de la cruauté, et des préjugés qui y règnent (bien qu’elle les partage). Dans Cinq heures vingt-cinq, l’un des personnages est ainsi décrit : « M. Duke était un homme charmant, tout à fait sans prétention, mais après tout, était-il tout à fait – eh bien, tout à fait ? Est-ce que, par hasard, ce ne serait pas un commerçant retiré des affaires ? » Dans ce simple mot, « tout à fait », se cache un monde de significations sociales, ou plutôt de snobisme mesquin. Là encore, Agatha est parfaitement juste. L’un de mes camarades de la faculté de médecine demanda un jour à sa mère ce qu’elle pensait de la nouvelle petite amie qu’il venait de lui présenter. Elle lui répondit « NQOCD », « Not quite our class, dear » [« Pas tout à fait notre milieu, mon cher »]. Cette dimension de réalisme social (et de satire sans venin ni désir de changer quoi que ce soit) est assortie d’une certaine exactitude technique. Dans son premier livre, La Mystérieuse Affaire de Styles, Agatha retarde à juste titre l’action fatale de la strychnine par l’adjonction d’un barbiturique. Voilà une pharmacologie tout à fait raffinée. Dans un livre bien plus tardif, Le Cheval pâle, elle raconte un empoisonnement au thallium, instrument de destruction très rarement employé par les assassins. Cette lecture a permis à un médecin du Guy’s Hospital de Londres de diagnostiquer un patient irakien empoisonné par le régime de Saddam Hussein ; le livre aurait également inspiré Graham Young, un tueur en série britannique qui supprima sa mère et des collègues en recourant au thallium. Georges se préoccupe bien moins de détails techniques : dans Les Sœurs Lacroix, par exemple, il réussit à transformer de l’arsenic en antimoine grâce à un acide, exploit qui lui aurait certainement valu le prix Nobel de chimie s’il l’avait réellement accompli. Mais chez Agatha, ces accès de réalisme ne sont qu’un moyen de cultiver suffisamment l’intérêt du lecteur adulte, afin qu’il continue de lire ce qui n’est en fait qu’un rassurant conte de fées. Le mal fait soudain irruption dans une société satisfaite, prospère, bien sous tout rapport, où si peu de choses se passent qu’une averse au milieu d’une garden-party fait figure de terrible événement ; et tout cela uniquement pour pouvoir démasquer le criminel à la dernière minute et permettre à ce petit monde de retrouver son bienheureux statu quo. Agatha nous demande de mettre notre incrédulité de côté, tout comme un enfant oublie délibérément que son ours en peluche n’est pas vraiment vivant. Avec Georges, il n’en va jamais ainsi. On entre dans ses livres comme on entre dans la vie, au beau milieu de l’intrigue. Il est, bien sûr, le poète et l’ami des petites gens, et même ses criminels bourgeois sont, au fond, de petites gens : face à des circonstances que nous n’avons pas choisies et des passions dont nous ignorons en nous l’origine, n’est-ce pas ce que nous sommes tous, même si nous essayons de nous persuader du contraire ? Les questions que posent les livres de Georges ne sont que tangentiellement celles de savoir qui a fait quoi à qui et comment ; ce sont des questions existentielles. « Le métier d’homme est difficile », écrit-il dans La neige était sale, l’histoire d’un collaborateur dont on découvre qu’il n’est pas un monstre dénué de sentiments ou de désir de rachat. Le monde de Georges, contrairement à celui d’Agatha, est profondément non manichéen. On n’y voit pas le bien lutter contre le mal, mais la compréhension contre l’incompréhension. Là où il y a compréhension, le jugement devient moins facile, moins catégorique et plus dérangeant. Et c’est ce vers quoi nous tendons tous, à la grâce de Dieu. L’explication de cette philosophie sous-jacente, qui exclut toute idée de tempérament criminel héréditaire, est biographique. La vie de Georges est, comme son œuvre, inépuisable. Il y a dans tous ses livres des éléments autobiographiques, transformés et manipulés ; c’est l’un de ces hommes à qui presque rien d’humain n’est étranger. Dans l’un des premiers Maigret, par exemple, Le Pendu de Saint-Pholien, un membre d’un groupe de jeunes génies artistiques autoproclamés, baptisé « Les Compagnons de l’Apocalypse », est retrouvé pendu à la porte de l’église Saint-Pholien de Liège. Il s’appelle Émile Klein. S’agit-il d’un meurtre ou d’un suicide ? Georges avait appartenu à un groupe de jeunes génies autoproclamés, « La Caque », dont l’un des membres, artiste en herbe cocaïnomane, du nom Joseph Kleine, avait été découvert pendu à la porte de l’église Saint-Pholien. Meurtre ou suicide ? On l’ignore encore aujourd’hui, et on ne le saura jamais, l’heure exacte du décès restant elle-même un mystère, mais Georges fut l’un des derniers à avoir vu Joseph Kleine en vie le soir de sa mort. La pendaison continua de le préoccuper jusqu’à la fin de ses jours. En tout cas, étant l’un des derniers à avoir vu Kleine vivant, Georges devait savoir qu’il était parmi les principaux suspects. Comme il est facile de présumer un homme coupable, précisément parce qu’aucun acte ne peut être a priori exclu de sa part ! (J’ai un oncle, un monsieur très doux, qui fut soupçonné de meurtre parce que le jeune homme qui avait tué sa bonne était sorti de la maison en arborant son chapeau, une histoire digne de Simenon.) Georges savait bien que le distinguo entre le criminel et l’honnête citoyen, respectable et innocent, est bien plus subtil que nous aimons à l’imaginer. Il le comprit très tôt, parce qu’il avait lui-même versé dans la petite délinquance durant sa jeunesse ; s’il n’avait pas eu la chance d’obtenir un emploi à La Gazette de Liège (je dis chance, car il n’avait pour cela aucune qualification particulière), il aurait peut-être progressé vers des crimes plus sérieux. Pour Agatha, tout est en surface, ou l’effleure. Pour Georges, tout – du moins, tout ce qui a de l’importance – est très loin de la surface, souterrain, presque volcanique. Ce qui est moral, conventionnel, respectable, relève de la façade, et n’est donc pas réel, ou en tout cas pas important. Ce n’est pas le vernis qui maintient un meuble debout, même s’il l’embellit. Les Sœurs Lacroix, ce récit où la haine est la seule chose qui donne sens à la vie de deux sœurs dans un foyer bourgeois de rentiers apparemment très convenables, s’ouvre sur cette exergue : « Chaque famille a un cadavre dans l’armoire »… Les circonstances expliquent tout, et pourtant rien. Dans Lettre à mon juge, le protagoniste déverse son mépris sur ses avocats lorsqu’ils tentent d’atténuer son crime en faisant référence au suicide supposé de son père lorsqu’il était jeune : « Lourde hérédité, soit ! Et la vôtre, mon juge ? Et celle de Me Gabriel et de ces deux rangs de jurés dont j’ai eu tout le loisir d’examiner le faciès ? Lourde hérédité, c’est vrai, la mienne, celle de chacun de nous, celle de tous les fils d’Adam. » Autrement dit, le métier d’homme est difficile. La compréhension de Georges à l’égard des petites gens venait non seulement du fait qu’il était issu de ce milieu, mais aussi du fait qu’il n’était jamais longtemps satisfait ; et l’insatisfaction est le lot des petites gens. Il prétendait avoir fait l’amour (sous réserve que ce soit le mot juste) avec dix mille femmes, chiffre qui ne me paraît pas plus croyable que la statistique souvent citée, selon laquelle il n’utilisa pas plus de deux mille mots dans toute son œuvre. Cinq nouvelles femmes par semaine pendant quarante ans, mais seulement cinq mots différents pour chacun de ses quatre cents livres ? Soit, comme disent les Français.   Un concentré d’humanité Ce qui ne fait aucun doute, c’est qu’il était animé d’un appétit sexuel énorme, insatiable, l’explication la plus vraisemblable étant qu’il ne trouva jamais en une seule femme tout ce qu’il cherchait ou désirait, une figure maternelle et une bombe sexuelle, par exemple. Le conflit et l’insatisfaction étaient donc inévitables, et l’ambiguïté, des sentiments comme du comportement, en était la conséquence naturelle. Rien ne pouvait être catégorique, à ses yeux. Georges était un concentré d’humanité, un être renfermant presque tout ce qu’un homme peut contenir, de la tendresse à la brutalité, de la culpabilité à la psychopathie. Agatha et Georges ont tous deux créé – ou faut-il dire « décrit » ? – des mondes avec force économie de mots. « Le village de St. Mary Mead [où vit Miss Marple] existe-t-il vraiment ? », m’a-t-on récemment demandé. À quoi je ne peux que répondre, à la manière de Simenon : « Eh bien, oui et non. » Mais alors qu’Agatha nous invite à la fête du village, Georges nous plonge dans des abîmes philosophiques, même si c’est par monosyllabes. Qu’est-ce, exactement, que le « métier d’homme » ? Cette question nous trouble parce qu’elle est à la fois profonde et vide de sens. Si elle n’a pas de réponse concevable, est-ce vraiment une question ? Et pourtant, même si ce n’est pas une vraie question, pouvons-nous réellement éviter de nous la poser ? J’ai témoigné lors de nombreux procès criminels. En parlant longuement avec les assassins, j’ai découvert que le meurtre n’était pas nécessairement le pire des crimes, et que les meurtriers n’étaient pas les pires des hommes. Même les gestes apparemment futiles et impulsifs ont un arrière-fond psychologique, comme dans le cas de cet alcoolique qui en avait étranglé un autre avec une serviette humide, après avoir interprété son appel à l’aide comme un appel à l’euthanasie. J’ai compris tant de meurtriers ! Comme ce pauvre immigré indien qui travaillait seize heures par jour pour offrir à sa femme la BMW métallisée dont elle rêvait et avait fini par apprendre qu’elle l’utilisait pour rejoindre son amant. Il l’a poignardée quand elle s’est moquée de lui, si ennuyeux ! J’ai compati comme Georges, j’ai témoigné comme Agatha. Georges est profond, Agatha est superficielle, mais la vie doit être vécue à ces deux niveaux. La surface de l’existence humaine compte autant que ses profondeurs, et un homme est inachevé s’il ne vit que superficiellement ou exclusivement tourmenté par les « maudites questions » dont parlait Dostoïevski. Nous n’avons pas à choisir entre Agatha et Georges ; nous pouvons lire les deux la conscience tranquille.   Cet article a été traduit par Laurent Bury.
LE LIVRE
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Le Meurtre de Roger Ackroyd de Agatha Christie, Le Masque, 1927

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