Du nouveau sur le chromosome Y

Le chromosome qui différencie les hommes des femmes recoupe à 83 % celui du gorille. Avec l’âge, 10 à 20 % des hommes le perdent dans leurs cellules sanguines, ce qui semble les exposer davantage à diverses maladies, dont la leucémie et Alzheimer.


©Martin Barzilai / Haytham / Réa

On a tout à gagner à faire en sorte que les hommes se préoccupent moins d’être perçus comme virils, qu’ils aient moins besoin de se « prouver » qu’ils sont de « vrais hommes ».

Le chromosome Y, qui détermine le sexe masculin, a longtemps été considéré comme un amas d’ADN sans grande utilité. Puis on s’est rendu compte qu’il était essentiel à la santé physique et mentale des hommes de tous âges. Oui, messieurs, on en sait davantage ­aujourd’hui sur le seul chromosome qui vous différencie des femmes.   Les chercheurs ont découvert que, contrairement à ce qu’on a longtemps cru, le chromosome Y ne se borne pas à assurer quelques fonctions telles que la détermination des caractères masculins dans l’embryon ou la reconstitution des réserves de sperme chez l’adulte. De nouveaux éléments indiquent qu’il intervient dans toute une série d’opérations essentielles : il peut enrayer le développement d’un cancer, nettoyer les artères et empêcher la formation de plaques amyloïdes dans le cerveau ­(associées à la maladie d’Alzheimer).   En vieillissant, une part non négligeable des hommes se mettent à perdre progressivement le chromosome Y que contiennent leurs cellules sanguines. Ce processus malheureux augmente chez eux le risque d’être atteints de la maladie d’Alzheimer, d’une leucémie et d’autres...
LE LIVRE
LE LIVRE

La Malédiction d’Adam. Un futur sans hommes de Bryan Sykes, traduit de l’anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat, Albin Michel, 2004

ARTICLE ISSU DU N°105

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