En Suède, Hans Rosling divise

En Suède, Hans Rosling divise

Le statisticien suédois cherche à nous mettre en garde contre nos biais de pensée, mais lui-même n’en est pas exempt.

Publié dans le magazine Books, mai 2019.
Décédé en 2017, quelques mois avant la parution de son livre Factfulness, le médecin et statisticien suédois Hans Rosling n’a pu voir l’accueil réservé à son ouvrage et le débat qu’il suscite dans son pays. La presse suédoise a d’abord salué le travail de ce spécialiste de la santé mondiale et rappelé que Factfulness fait partie des lectures recommandées par Barack Obama et Bill Gates – le fondateur de Microsoft l’a d’ailleurs offert à tous les étudiants américains ayant obtenu leur diplôme l’été dernier, initiative imitée depuis par des mécènes en Suède. Mais l’heure est à présent aux comptes rendus plus nuancés, voire franchement critiques. Dans cet ouvrage cosigné par son fils Ola et sa belle-fille Anna, qui le secondaient dans ses travaux depuis près de vingt ans, Hans Rosling cherche à démonter toute une série de préjugés que nous avons sur la marche et l’état de notre planète. « Sa mission pédagogique consistait le plus souvent à expliquer que le monde ne va pas aussi mal que le croient la plupart des gens. Quand on prend la peine de se renseigner, on entend moins les trompettes de l’Apocalypse », pointe Dagens Nyheter. Et ce quotidien de tendance libérale de citer quelques exemples : « On ne peut plus diviser le monde entre “pays en développement” pauvres et “pays industrialisés” riches. Le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a presque diminué de moitié ces vingt dernières années. Aujourd’hui dans le monde, 80 % des enfants sont vaccinés contre…
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