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Ils voulaient en découdre

En 1914, quoi qu’on en dise, les Européens ont choisi d’aller à l’affrontement. De la base au sommet de l’échelle sociale, dans tous les pays, le désir de guerre était patent. En cause, les ressentiments accumulés lors des crises précédentes, mais aussi le poids d’idéologies puissantes : le nationalisme, bien sûr, mais aussi, on le sait moins, le darwinisme social qui exaltait la force, et un culte aveugle de la modernité.


Zentralbild 1. Weltkrieg. Westfront 1916. Deutscher Soldat eines Sturmtrupps.

Le livre de Margaret MacMillan sur les causes de la Première Guerre mondiale s’ouvre à bon escient sur l’Exposition universelle de Paris en 1900, cet étalage triomphant de la civilisation occidentale dans toute sa gloire. L’un après l’autre, les pavillons exposaient avec faste les prouesses technologiques, les conquêtes impériales et la splendeur culturelle des mondes européen et américain. Les fourrures canadiennes, les matriochkas russes, le palais de l’Électricité – tout était là pour impressionner le spectateur à la vue de la richesse et de la puissance de l’Occident moderne. Pour le visiteur qui aurait manqué de saisir le message, la jolie fontaine du château d’eau montrait un groupe allégorique : « L’Humanité, conduite par le Progrès, s’avance vers l’Avenir, renversant le curieux couple formé par la Routine et la Haine ».

Si l’on se place dans la perspective de 1918, ou même d’aujourd’hui, « un tel étalage de fierté et d’autosatisfaction semble pitoyable », écrit MacMillan. Et même, à vrai dire, monstrueusement arrogant. Se plonger dans les livres sur les années qui conduisirent à la Grande Guerre, c’est avoir constamment à l’esprit le mot hubris et les grands ressorts de la tragédie grecque (1). Les Européens étaient si nombreux, en 1914, à penser avoir atteint l’apogée du progrès et de la prospérité que la barbarie et la déchéance du conflit les ont pris par surprise.

Dans ce livre admirablement écrit, MacMillan raconte sur plus de 800 pages l’histoire des personnages (surtout des hommes) qui ont entraîné le monde dans la catastrophe. L’approche de l’auteure est d’un classicisme agréable : la manière dont elle présente la biographie et la personnalité des principaux acteurs est tellement évocatrice que l’on voit renaître sous sa plume toute l’époque de l’avant-guerre. Le lecteur fait intimement connaissance avec l’empereur Guillaume II : sa grossièreté, son arrogance, son impétuosité mais aussi son sentiment d’insécurité sur la scène européenne. Ses conseillers s’efforçaient de lui faire garder le silence, craignant que l’une de ses sorties provoque un scandale international. Il en est venu à incarner l’Allemagne – un pays irrité par les ambitions coloniales anglaises et françaises, avide de montrer à la face du monde sa nouvelle puissance industrielle et militaire. Mais quel cours aurait suivi l’histoire du pays si Guillaume n’avait pas gîté d’une crise internationale à l’autre, s’engageant dans une coûteuse et nuisible course à la puissance navale avec la Grande-Bretagne, organisant une visite impromptue à Tanger en 1905 pour défier la présence française au Maroc, et publiant dans le Daily Telegraph [en octobre 1908] un entretien où il disait les Anglais « fous, fous, fous comme des lièvres de mars (2) » ?

De même, le tsar Nicolas II ressort du livre comme un homme singulièrement mal adapté à son époque : peu sûr de lui, dépourvu d’imagination et absolument pas préparé à gouverner n’importe quel pays, a fortiori un pays qui se modernisait au rythme de la Russie d’alors. Il s’accrochait avec une obstination presque enfantine à ses prérogatives d’autocrate et répétait que le salut passait par une réaction intransigeante. Parallèlement, il se méfiait de tout le monde à l’exception de son entourage le plus proche et déstabilisait souvent ses ministres. Comment les événements auraient-ils tourné en Russie si Nicolas n’avait pas baigné dans sa conception obsolète du monde, soutenu par une épouse aussi zélée que passionnément réactionnaire et ce charlatan mystique de Raspoutine ?

MacMillan ne réserve pas son sens du détail intéressant aux seuls monarques. Difficile d’oublier les deux tragédies subies par sir Edward Grey, le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères de 1905 à 1916, lors de chaque crise marocaine : la mort de sa femme dans un accident de voiture au moment de la première, en 1906 ; celle de son frère, après l’attaque d’un lion durant la seconde, en 1911. MacMillan offre également un récit désopilant du face-à-face entre les troupes impériales britanniques et françaises dans le « village en pisé » de Fachoda, sur le Nil, en 1898. Tandis que les journaux de Paris et de Londres écument contre la « perfide » Angleterre et la France « traîtresse », chacun incriminant les ambitions de l’autre, les soldats anglais sur place admirent les potagers des Français et ceux-ci goûtent (avec désapprobation) au whisky soda.

Émerge de cette lecture un tableau d’une incroyable complexité. Événements dus au hasard, émois passagers, calculs erronés se mêlent si étroitement aux questions importantes – l’instabilité sociale née de l’industrialisation et de l’essor de la classe ouvrière, l’évolution rapide de la technologie militaire, le grand jeu des conquêtes impériales et des alliances – qu’il semble totalement vain de prétendre trouver une causalité unique à l’origine de la déflagration.

 

« Cette fois je ne vais pas céder »

De fait, non seulement MacMillan évite l’éternelle question de savoir à qui incombe la responsabilité de la Première Guerre mondiale, mais elle rédige son livre de telle manière que le débat paraît sans objet et les querelles antérieures simplistes. Elle ne le fait pas en interrogeant point par point l’historiographie de la guerre, mais en réunissant tout bonnement une masse accablante d’éléments porteurs de sens multiples. La seconde moitié du XXe siècle a été marquée par de nombreuses querelles de spécialistes à propos de la responsabilité de tel ou tel acteur. Fritz Fischer ouvrit le feu en 1961 en publiant un livre qui montrait clairement du doigt les buts de guerre agressifs de l’Allemagne [lire l’article de Robert Messenger et celui de Volker Ullrich]. Depuis, divers spécialistes ont mis en cause ce point de vue en examinant le rôle et les motivations d’autres pays européens : l’Autriche-Hongrie et son désir de contrôler les Balkans, la France et son désir de mener une guerre offensive rapide contre l’Allemagne. Certains des ouvrages les plus récents, comme celui de Christopher Clark, Les Somnambules, et de Sean McMeekin, « Juillet 1914 », veulent redonner de la valeur à l’agressivité serbe et à la volonté russe de démembrer l’Empire ottoman pour s’assurer un accès à la Méditerranée (3). D’autres historiens se sont efforcés de souligner les effets de forces objectives : alliances, rivalités impériales, stratégies militaires inflexibles.

MacMillan ne cherche pas à atténuer la culpabilité allemande. Elle montre à maintes reprises comment le pays a tenté de s’extirper par la menace de la position de faiblesse et d’encerclement qu’il jugeait être la sienne, tant il se percevait comme distancé dans la course au prestige impérial et coincé entre ces États alliés qu’étaient la France et la Russie. Berlin était déterminé à soutenir l’Autriche-Hongrie pour montrer que l’Allemagne ne se laisserait pas dominer par les manœuvres de Londres et Paris. La déclaration faite par le Kaiser en juillet 1914, après avoir dit accorder un « chèque en blanc » à l’Autriche en cas de guerre avec la Serbie, a pourtant quelque chose de pathétique : « Cette fois je ne vais pas céder » (4). Le « cette fois » signifiait clairement que l’Allemagne, aux yeux du monarque, avait été obligée de battre en retraite de façon humiliante lors des crises internationales précédentes. MacMillan n’absout pas davantage la Russie. Elle met en avant le rôle du nationalisme panslaviste dans l’attitude du pays sur les Balkans et souligne que la guerre était populaire, y compris chez les plus farouches critiques de l’autocratie russe. Mais elle remarque aussi que Moscou hésita à décréter la mobilisation générale jusque dans les dernières semaines de paix. L’historienne montre également que les nationalistes serbes ont fait preuve d’une stupéfiante inconscience et que les assassins de l’archiduc d’Autriche François-Ferdinand étaient « fanatisés ». Mais elle ne ménage pas non plus Conrad von Hötzendorf, le chef d’état-major de l’Autriche-Hongrie, qui attendait depuis 1908 l’occasion d’infliger une défaite définitive et humiliante à la Serbie, et dont la seule réponse à l’assassinat du 28 juin 1914 fut : « La guerre. La guerre. La guerre. »

Les Britanniques et les Français n’étaient pas, de leurs côtés, immunisés contre les postures belliqueuses. Témoin Herbert Asquith, le Premier ministre de Sa Majesté, déclarant : le conflit « détournera l’attention de l’Ulster, et c’est une bonne chose (5) ». Quant à Raymond Poincaré, le président français, il se rendit en Russie en juillet, après l’assassinat, voyage dont la principale vocation était, selon MacMillan, d’encourager la Russie à en découdre avec l’Allemagne (6).

Il semble que la guerre ait son origine immédiate dans la succession de crises qui avaient contraint les États européens à s’engager dans des négociations complexes pour éviter un conflit généralisé, qu’il s’agisse du Maroc (1905 et 1911), de la Bosnie (1908) ou des guerres balkaniques (1912 et 1913). À chaque fois, on avait frisé la déflagration, mais on s’était arrêté juste à temps. Ces succès ont-ils entretenu chez les Européens une autosatisfaction chimérique, les conduisant à voir dans l’assassinat de Sarajevo une simple crise de plus, qui se résoudrait d’une manière ou d’une autre par la discussion ? Oui et non, comme MacMillan le montre habilement. D’un côté, les tensions précédentes avaient amené les diplomates et les chefs d’État à se bercer de l’illusion qu’en juillet 1914, une fois de plus, l’un des pays plierait et sauverait ainsi la paix. De l’autre, la résolution incomplète de chacun de ces conflits avait créé des ressentiments qui entravèrent la poursuite de la paix. Les Russes enrageaient encore d’avoir dû faire des concessions lors de l’annexion de la Bosnie par l’Autriche-Hongrie en 1908. La colère des Allemands à propos du protectorat français instauré au Maroc en 1911 n’était pas apaisée. De tous côtés, on était déterminé à ne pas céder la prochaine fois. Comme le secrétaire d’État allemand aux Affaires étrangères l’écrivit en 1912, durant la première guerre des Balkans, « chacun essaie de tromper l’adversaire en bluffant. La guerre ne pourrait advenir que si quelqu’un était assez fou pour bluffer si mal qu’il se trouverait dans l’incapacité de reculer ». En 1914, la folie a triomphé.

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Il est bien naturel de vouloir désigner un coupable, si l’on songe aux conséquences de la Grande Guerre : neuf millions de morts, vingt millions de blessés, la Révolution russe, le démantèlement de l’Empire austro-hongrois… Le XXe siècle s’annonçait, ses horreurs commençaient. Pourtant, la question clé aux yeux de MacMillan n’est pas l’identité du responsable, mais la manière dont le continent en est arrivé là. « Comment l’Europe a-t-elle pu se faire cela à elle-même et au monde ? » demande-t-elle. Comment a pu prendre fin la belle histoire racontée par la jolie fontaine du château d’eau de l’Exposition universelle, celle de l’Humanité progressant vers un avenir de paix et de prospérité ?

 

Contrôler les masses

Dans un chapitre intitulé « Ce qu’ils pensaient », MacMillan tente d’expliquer le divorce entre l’optimisme de l’avant-guerre et la sauvagerie des combats. Elle y voit en partie l’effet des nombreuses idéologies – comme le darwinisme social, le nationalisme et le militarisme ­– apparues pour faire face aux bouleversements de la fin du XIXe siècle. Les élites aristocratiques, financières et intellectuelles se sont mises à douter de la stabilité et des chances de survie de la nouvelle société industrielle, avec la montée en puissance de la classe ouvrière, le combat pour les droits de la femme, la remise en cause des valeurs viriles. Il ne fait pas de doute que l’homme du commun jouait désormais un plus grand rôle politique et social, bousculant les hiérarchies encore dominantes à l’aube du XXe siècle. Qui étaient ces nouveaux venus, et que présageaient-ils pour l’avenir de l’Europe ?

Les questions étaient modernes, les réponses aussi. À l’unisson de l’optimisme exprimé par l’Exposition universelle, il était généralement entendu que la science était l’une des clés permettant de comprendre l’avenir et de l’affronter. L’idéologie du darwinisme social en est un parfait exemple. C’était une façon complètement moderne, apparemment « scientifique », d’analyser et de contrôler les masses. Elle présentait l’évolution humaine comme semblable à celle des autres organismes : le combat est une preuve de force ; survivent ceux qui le méritent. Charles Darwin lui-même avait évoqué les implications de sa théorie de l’évolution pour l’humanité : l’homme moderne, craignait-il, permet aux « membres les plus faibles des sociétés civilisées de propager leurs semblables », ce qui pouvait correspondre à « la dégénération d’une race domestique ». Après tout, « à l’exception de l’homme lui-même, personne ou presque n’est assez ignorant pour laisser ses pires animaux se reproduire » (7). L’inquiétude sur la dégénérescence de la race humaine due à une reproduction inappropriée était devenue une préoccupation populaire.

Le darwinisme social et les autres idéologies modernes du même acabit ne s’opposaient pas aux valeurs de l’Exposition universelle – elles s’inscrivaient au contraire pleinement dans la manifestation et dans l’image de la modernité qu’elle célébrait. En atteste tout particulièrement la mise en scène – sujet que MacMillan n’explore pas à fond – des fameux « zoos humains » peuplés d’« indigènes » issus des territoires français d’Afrique et d’Indochine. Les populations conquises étaient montrées aux côtés de moteurs diesel et de télescopes, comme des objets témoignant de la supériorité de l’Occident. La technologie, le progrès et la déshumanisation semblaient aller de pair. [Sur les zoos humains, lire aussi Books n° 52, mars 2014]

Bien sûr, on le conçoit aisément, il n’y a pas loin de l’idée d’élever des êtres humains comme du bétail à l’idée de les abattre comme du bétail. D’un côté, pour certains, la guerre poursuivait le but de l’évolution humaine : comme l’écrivit le Journal of the Royal United Services Institute en 1898, c’était la méthode grâce à laquelle « des États dégénérés, faibles ou nuisibles sont éliminés ». De l’autre côté, même pour ceux dont les objectifs militaires étaient plus pragmatiques, la technologie signifiait l’acceptation du massacre. Le culte de l’offensive, défendue par les stratèges au tournant du siècle, dépendait de soldats prêts à affronter bravement une pluie de balles et endurer stoïquement des pertes massives ; des soldats préparés, en d’autres termes, à « attaquer et mourir ».

Même parmi les socialistes européens, que MacMillan place sur le versant pacifique du paysage, beaucoup souhaitaient le conflit. Et pas seulement, comme elle l’écrit, parce qu’ils étaient de plus en plus infectés par le virus nationaliste. Karl Lieb­knecht, le social-démocrate allemand, était ardemment hostile à l’entrée en guerre de son pays en 1914, mais il prêchait la « guerre civile ». Lénine, d’accord avec Liebknecht, résumait ainsi leur point de vue : les soldats devaient « retourner leurs fusils contre leur gouvernement ». La violence de masse faisait après tout partie intégrante de la doctrine marxiste, comme son concepteur l’expliqua lui-même : « Le plus haut développement de l’individualité est ainsi seulement atteint par un processus historique durant lequel des individus sont sacrifiés, pour les intérêts de l’espèce dans le royaume humain (8).  »

 

Guerre égale suicide

La barbarie n’avait donc pas été vaincue dans les décennies précédant la Grande Guerre. Elle avait été simplement recouverte par la rhétorique réconfortante du progrès et de la prospérité. Croire que des sociétés qui avaient passé des décennies, voire des siècles, à déshumaniser des peuples dans le monde entier ne déshumaniseraient jamais leurs voisins européens relevait de l’hubris. Croire que les grandes avancées technologiques n’avaient pas leur face sombre, ne voir que l’électricité et le télescope, mais pas la mitrailleuse et le tank, relevait de l’hubris. Et tant de gens avaient souscrit avec désinvolture à la rhétorique de l’extermination, qu’il s’agisse de races ou de classes, inconscients peut-être de ce qu’entraînerait ce genre de massacre !

Certains ont vu venir la brutalité de 1914. Ivan Bloch, un industriel russe, avait prédit le pouvoir défensif des tranchées et des barbelés, tout comme les pertes massives que ferait l’artillerie moderne. Mais, curieusement, il était optimiste. À ses yeux, ces facteurs rendaient la guerre moderne impossible, car il était clair que « guerre égale suicide ». Ses avertissements ont été ignorés. Comme MacMillan le conclut, de façon poignante, « on fait toujours des choix ». Et l’Europe a, hélas, choisi la guerre.

 

Cet article est paru dans la Literary Review of Canada, en janvier 2014. Il a été traduit par Olivier Postel-Vinay.

Notes

1| Hubris est mot grec désignant un orgueil démesuré pouvant conduire au crime.

2| Le « lièvre de mars » est un personnage d’Alice au pays des merveilles. « Fou comme un lièvre de mars » était devenue une expression courante en Angleterre. Elle évoquait l’excitation sexuelle du lièvre au début de la saison des amours.

3| Les Somnambules, Flammarion, 2013 (lire l’article de Volker Ullrich,  p. 38) et July 1914: Countdown to War, Basic Books, 2013 (non traduit). Sean McMeekin a aussi publié un livre controversé sur la responsabilité de la Russie : The Russian Origins of the First World War, Belknap/Harvard, 2013.

4| Guillaume II, rendu furieux par l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo une semaine plus tôt, avait le 5 juillet assuré l’Autriche de son « soutien fidèle », même si elle déclarait la guerre à la Serbie et même si la Russie décidait d’intervenir. La formule « chèque en blanc » est due aux historiens.

5| Déclaration faite à une dame de la haute société londonienne après l’annonce de l’ultimatum austro-hongrois à la Serbie, le 24 juillet.

6| Parti par bateau le 15?juillet, arrivé le 29, il passa en revue les troupes russes aux côtés du tsar. Il repartit le 23 et arriva à Dunkerque le 29, le lendemain de la déclaration de guerre de l’Autriche à la Serbie.

7| Citations tirées de La Descendance de l’homme.

8| Karl Marx, Le Capital, livre IV : « Théories sur la plus-value ».

Pour aller plus loin

En français

Jean-Jacques Becker, 1914, Comment les Français sont entrés en guerre, Presses de la FNSP, 1977. Pas la fleur au fusil. L’auteur s’appuie sur les récits rédigés par des instituteurs français.

Pierre Renouvin, Les Origines immédiates de la guerre, Alfred Costes, 1925. L’historien, mutilé de guerre, analyse encore à chaud les semaines de juin et juillet 1914. Pour lui, l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie sont bien les principaux responsables, mais la guerre aurait pu être évitée.

Nicolas Saudray, 1870-1914-1939, Ces guerres qui ne devaient pas éclater, Michel de Maule, 2014. Un haut fonctionnaire qui écrit sous pseudonyme prend le contre-pied de la plupart des thèses en présence et explique en détail pourquoi la Grande Guerre est le résultat d’une série d’accidents anecdotiques et de bévues qui auraient pu être évitées.
En anglais

Charles Emmerson, 1913, The World Before the Great War, Public Affairs, 2013. Un jeune historien anglais parcourt vingt-trois grandes villes de la planète en 1913 et voit surtout le triomphe de la mondialisation économique et de la science.

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Vers la Grande Guerre de Ils voulaient en découdre, Autrement

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