Lawrence avant l’Arabie

Lawrence avant l’Arabie

Comment un jeune Anglais féru d’architecture médiévale est devenu l’organisateur de la révolte arabe contre l’armée ottomane.

Publié dans le magazine Books, décembre 2018/ janvier 2019.
«Les Anglais à la sexua­lité refoulée ont été un des grands moteurs de l’histoire humaine », constate, amusé, Philip Delves Broughton dans The Wall Street Journal. Pour illustrer son propos, il donne l’exemple de Lawrence d’Arabie et de ce que le journaliste britannique Anthony Sattin nous en révèle dans son livre. Peut-on vraiment dire du nouveau sur un personnage dont la vie semble avoir déjà été examinée sous toutes les coutures ? Comme le rappelle le critique du Washington Post Michael Dirda, « Winston Churchill excepté, Lawrence d’Arabie est peut-être l’Anglais du XXe siècle qui a fait couler le plus d’encre. » Au moment où Sattin s’est lancé dans son projet, 108 ouvrages lui avaient déjà été consacrés. Son originalité est de s’intéresser exclusivement aux vingt-cinq premières années de Lawrence et de tenter d’expliquer en quoi elles ont « influé sur son désir d’unir les tribus de la péninsule Arabique contre les Turcs pendant la Première Guerre mondiale », note Broughton. C’est « la préhistoire d’un héros, renchérit Dirda. On y voit comment un jeune ­Anglais passionné de chevalerie en est venu à vivre ses rêves d’enfant. » Avant d’explorer le Moyen-Orient, T. E. Lawrence se contente, plus modestement, de passer ses étés à sillonner l’Angleterre puis la France à vélo (plus de 3 800 kilomètres, tout de même…), pour dessiner et prendre les mesures de châteaux et d’églises du Moyen Âge. En 1909, à 20 ans à peine, il arrive à Beyrouth, presque par hasard. On lui a suggéré, pour la thèse qu’il prépare à Oxford, de se rendre…

Découvrez la Booksletter !

Inscrivez-vous à la Booksletter et bénéficiez d'un mois d'abonnement Web gratuit !
Déjà abonné ? connectez-vous !
Imprimer cet article
0
Commentaire

écrire un commentaire