Éloge de la maternité tardive

Éloge de la maternité tardive

Quand elle eut son premier enfant, un peu avant 40 ans, Elizabeth Gregory a constaté que sa grossesse tardive n’avait rien d’exceptionnel : en 2005, aux États-Unis, un bébé sur sept est né d’une mère âgée de 35 ans ou plus…

Publié dans le magazine Books, juillet-août 2011.

Quand elle eut son premier enfant, un peu avant 40 ans, Elizabeth Gregory a constaté que sa grossesse tardive n’avait rien d’exceptionnel : en 2005, aux États-Unis, un bébé sur sept est né d’une mère âgée de 35 ans ou plus. Agacée par les discours alarmistes sur la diminution de la fertilité avec l’âge, ce professeur d’études féministes à l’université de Houston, au Texas, a entrepris de relativiser le problème.

« 90 % des couples en bonne santé entre 35 et 39 ans réussiront à concevoir un enfant dans les deux ans s’ils font l’amour deux fois par semaine », rapporte le Telegraph. Or la maternité tardive présente de nombreux avantages, estime Gregory. De ses entretiens avec une centaine d’Américaines ayant conçu ou adopté leur premier enfant après 35 ans, elle tire une conclusion sans ambiguïté : ces familles se portent à merveille, les couples sont stables, les femmes ont posé solidement les bases de leur carrière et peuvent plus facilement négocier des formes de flexibilité au travail, elles sont plus disponibles pour des enfants auxquels elles n’ont pas le sentiment de sacrifier tous leurs autres désirs. Cette évolution sociale n’est pas pour autant sans inconvénient, rappelle le Telegraph : si la tendance devait se poursuivre, bien des enfants ne connaîtront pas ou peu leurs grands-parents. « Si l’une de mes filles a un enfant à 40 ans, j’aurai entre 80 et 90 ans à sa naissance », reconnaît Gregory.

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