Traduction manquante – Un précurseur de l’écologie
Publié dans le magazine Books n° 39, janvier 2013.
Voici un personnage haut en couleur. Né à Woodstock dans le Vermont, juriste de formation, tour à tour éleveur de moutons, vendeur de biens immobiliers, constructeur de routes, il entre au Congrès en 1843. Il devient ambassadeur à Constantinople (1849-1853), puis visite le Moyen-Orient où il herborise avant de rentrer aux États-Unis enseigner l’anglais et de repartir en 1861 comme diplomate à Turin, Florence et Rome. Il parle une vingtaine de langues et rédige la première grammaire islandaise en anglais.
La brève notice que lui consacre Pierre Larousse (Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, tome 10, p. 1261, 1873) ignore son œuvre maîtresse, Man and Nature, publiée en 1864 et régulièrement réimprimée avec de notables améliorations. Géographe amateur, observateur averti de la faune et de la flore, George P. Marsh est convaincu que l’homme détruit par ses actions « civilisatrices » les équilibres que la nature tente sans cesse de conforter. Il étudie le monde vivant, les forêts,...