Trois femmes seules

Dans quelle mesure le lieu dans lequel nous grandissons nous définit-il ? Cette question hante le premier roman de Francesca Manfredi.
Soit une maison perdue au milieu de la campagne. Dans cette maison, trois femmes : la grand-mère, la mère et Valentina, 12 ans. Bientôt, les murs se mettent à saigner tandis que le corps de l’adolescente se transforme. « On entre alors dans un monde onirique et presque féerique », où interviennent « fléaux bibliques et forces ancestrales », commente Gaia Montanaro dans le quotidien milanais Il Foglio.

Les paysages décrits se révèlent aussi dangereux que fertiles. « Un paradoxe ? » s’interroge Irene Gianeselli dans Polytropon Magazine. En apparence seulement puisque « ce qui est fertile porte la culpabilité de sa propre fertilité ». La critique salue la manière dont Manfredi explore ce paradoxe : « Les trois générations de femmes qu’elle met en scène ne sont ni complémentaires ni opposées, au contraire, et c’est le plus troublant : il s’agit toujours au fond d’une seule et même femme. La réplique ...

LE LIVRE
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L’Empire de la poussière de Francesca Manfredi, Pavillons

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