L’eldorado arabe

L’eldorado arabe

Et si l’islam faisait vendre ? C’est en tout cas la conviction d’un ouvrage de marketing, qui voit dans le monde musulman le nouvel horizon du capitalisme.

Publié dans le magazine Books, novembre 2012.
« Il nous a fallu quarante ans pour développer d’importantes activités dans le monde arabe, que cinq jours ont suffi à arrêter net. » C’est par ce constat dépité qu’une porte-parole d’Arla Food, un groupe danois de produits laitiers, rendait compte en 2006 de l’impact du boycott de ses marchandises après la publication des caricatures de Mahomet dans le Jyllands-Posten. Une publicité désastreuse pour cette région dont l’instabilité masque encore trop souvent le potentiel économique : « Le récit des tensions politiques conjugué à un certain nombre de stéréotypes négatifs empêche les exportateurs d’explorer à fond les perspectives commerciales qu’elle offre, et de percevoir la demande croissante de ses habitants pour les biens venus d’Occident », écrit Michael Binyon dans Management Today. Le propos fait écho à celui de Vijay Mahajan, un professeur de marketing à l’université du Texas, à Austin, qui s’est mis en devoir d’éclairer les investisseurs américains sur ce qu’il considère comme le nouvel eldorado. Pour écrire The Arab World Unbound, il a parcouru trois années durant dix-huit États arabes et s’y est entretenu avec une ribambelle d’acteurs (créateurs de start-up, commerçants, investisseurs et simples consommateurs) qui œuvrent à un autre printemps arabe, économique celui-là. Avec un PIB de 2 000 milliards de dollars, un revenu annuel par tête de 6 000 dollars et une population composée pour moitié environ de moins de 25 ans, la région a, il est vrai, de sérieux atouts. Bon nombre…
Pour lire la suite de cet article, JE M'ABONNE, et j'accède à l'intégralité des archives de Books.
Déjà abonné(e) ? Je me connecte.
Imprimer cet article
0
Commentaire

écrire un commentaire