Vivre sans Dieu

Après la grosse caisse des manifestes athées de la fin des années 2000, l’heure est à une réflexion plus posée. Plus positive aussi. Car si l’agnosticisme et l’athéisme continuent leur progression dans le monde chrétien riche, même désormais aux États-Unis, ils n’impliquent pas le désenchantement annoncé par Max Weber. Plusieurs auteurs se disent frappés par les aspirations spirituelles et morales des non-croyants. Des aspirations délivrées des contradictions dues à la révérence faite à un Dieu qui tolère voire encourage la souffrance et l’injustice. Le sécularisme (un mot auquel il va falloir s’habituer) invite à prendre le meilleur de la religion (le respect du prochain) et à laisser le reste. Mieux, il n’interdit pas une religion sans Dieu, au sens où Einstein en parlait.   Dans ce dossier :

Pour aller plus loin

Alain de Botton, Petit guide des religions à l’usage des mécréants, Flammarion, 2012. Par l’auteur de Comment Proust peut changer votre vie. « Il y a trop de valeur dans la religion pour qu’on la laisse aux religieux », résume The Economist.

André Grjebine, Le défi de l’incroyance, La Table ronde, 2003. Par un économiste et politologue français, auteur de Un monde sans dieux, plaidoyer pour une société ouverte, Plon, 1998. « Libéré des dieux et des prophètes, l’homme peut-il donner un sens à sa vie et échapper ainsi aux tendances nihilistes et suicidaires dont on observe les premiers signes ? »

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