L'avenir radieux de la lecture

L’introuvable lecteur

On écrit pour des lecteurs, n’est-ce pas ? Mais comment dénicher cette denrée dont la rareté afflige même un Philip Roth ? « Il y a 4 000 lecteurs aux États-Unis ; et une fois que le livre leur a été vendu ainsi qu’aux biblio­thèques, c’est fini », se lamente le romancier américain. En effet, 80 % des livres publiés se vendent à…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 27 avril 2017

Pourquoi écrit-on ?

Depuis que les écrans ont bouleversé la lecture (atten­tion : il ne s’agit pas d’une diminution mais d’une évolution ; les moins de 30 ans lisent plus que leurs aînés, selon une étude récente du Pew Research Center), qu’advient-il de l’autre élément du couple littéraire, l’écrivain ? L’occasion est toute trouvée d’examiner les grandes questions que soulève…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 23 février 2017

La page reste à la page

Depuis les tablettes d’argile sumériennes jusqu’au codex en passant par les rouleaux de papyrus, le volumen latin, les pliages mayas et les plaques de bambou asiatiques, l’essentiel de la planète consigne sa pensée et son savoir sous une forme unique, plus ou moins plate et plus ou moins rectangulaire : la page. Le succès de…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 22 décembre 2016

Face à la page blanche

On plaint volontiers les lecteurs emportés par le déferlement des livres – un déferlement dont sont en partie responsables les stakhanovistes de la plume comme Jacob Neusner, recordman probable avec 950 livres publiés à ce jour. Ou encore Isaac Asimov (506 ouvrages au compteur), Dumas (277) et Balzac (143) – sans compter Kim Il-sung et…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 27 octobre 2016

Au bonheur de l’automate

Dans la récente mise en scène de La Mouette à l’Odéon, l’écrivain Treplev ne déchire plus ses manuscrits de frustration ; non, il noie son ordinateur portable sous la vodka. C’est bien plus russe, mais aussi plus contemporain : jamais la machine et la création (littéraire) n’ont davantage eu partie liée qu’aujourd’hui. Au grand dam de certains,…

Écrit par la rédaction de Books le 25 août 2016

Trop de sexe tue le texte

Nouvelle difficulté pour l’écrivain moderne : non seulement il lui faut parler d’amour, donc de sexe, mais il doit en plus décrire le tout avec le maximum de détails. Et cela à une époque où, Internet aidant, l’imagination n’a en la matière plus qu’un rôle supplétif. Les écrivains d’antan, y compris ceux de l’Antiquité, n’avaient pas…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 26 mai 2016

Le livre papier tient bon

«L’édition est le seul secteur de l’économie qui réponde à une baisse de la demande par une hausse de l’offre », ironisait Jérôme Lindon. Conséquence moins drôle : « Chaque année, en France, des machines broient environ le cinquième des 500 millions de volumes fabriqués annuellement dans le pays », se lamentait déjà Pierre Jourde en 2008. Pourtant, s’il est…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 28 avril 2016

Résilience du magazine

George Washington aimait bien les magazines, ces « véhicules de connaissance… aptes à préserver la liberté, stimuler l’industrie et élever les mœurs d’un peuple libre ». Le magazine vient en effet de loin, mais ira-t-il encore bien loin ? Son modèle économique est incertain, et depuis longtemps : la célèbre revue littéraire britannique Granta se targuait jadis de n’avoir…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 24 mars 2016

La vie risquée du bibliophile

Il est un peu tôt pour faire l’éloge funèbre du livre-objet, car celui-ci résiste encore face à son succédané numérique, l’e-book. Mais il n’est peut-être pas trop tôt pour rappeler, au cas où, tout ce que l’on peut faire avec un livre en ­papier, et – pour l’instant – avec lui seulement. À commencer par…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 26 février 2016

Lettre morte ?

Régulièrement enterrée (par le télégraphe, le téléphone, le fax…), la lettre va-t-elle succomber au numérique ? Avec l’e-mail, elle se heurte à forte partie. À moins que l’e-mail ne soit que sa prolongation. Comme certains insectes qui se transforment pour survivre, elle serait devenue ce papillon digital, l’e-mail. En témoignerait la touchante déférence des « messageries »…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 29 janvier 2016