Cessons d’excuser les barbares !

Non, la chute de l’Empire romain ne s’est pas faite en douceur. Quoi qu’en dise la nouvelle doxa, les invasions germaniques ont infligé à l’Europe une régression culturelle et économique inouïe.

Le politiquement correct aurait-il gagné le milieu universitaire à propos de la chute de l’Empire romain ? L’historien de Cambridge Bryan Ward-Perkins le pense, et la « nouvelle orthodoxie » qui en résulte travestit profondément la réalité qu’a connue l’Europe occidentale du début du Ve siècle au couronnement de Charlemagne comme empereur du nouveau « Saint Empire romain », en l’an 800. « La vision dominante aujourd’hui […] prétend que la “chute de Rome” fut une évolution essentiellement pacifique vers la domination germanique, une période de transformation culturelle positive », affirme la quatrième de couverture de l’édition anglaise. Le réquisitoire est un peu exagéré. Mais une importante école de pensée s’est indéniablement développée au cours des trente dernières années. Selon elle, la chute de l’Empire romain d’Occident ne fut pas un événement aussi traumatisant qu’on le prétend ; et ceux qui l’envisagent autrement sont victimes d’un biais « proromain » et de la conviction mal-pensante qu’il existe des civilisations supérieures aux autres. Ward-Perkins prend pour preuve de cette « nouvelle orthodoxie » l’ouvrage paru en 1971 de Peter Brown, Le Monde de ...
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La Chute de Rome. Fin d’une civilisation de Cessons d’excuser les barbares !, Alma éditeur

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