L'avenir radieux de la lecture

Merci pour le lecteur

Fini – en principe – l’époque du confinement, celle où l’on avait le temps de tout et notamment de lire. Retour à cette course contre la montre dont la lecture est l’une des victimes les plus signalées. Internet fait pourtant tout ce qu’il peut pour faciliter la tâche du lecteur pressé – par exemple en…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 26 août 2021

Plaisir presque en solitaire

Les journées du philosophe Pic de La Mirandole n’étaient pas palpitantes. Il était confiné chez lui, par crainte non d’un virus mais de quelque chose d’encore pire : la Sainte Inquisition. Le soir, il prenait sa revanche en revêtant ses plus beaux vêtements pour aller retrouver dans sa bibliothèque la société qui lui était chère, celle…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 1 juillet 2021

Lire, écrire, se relire

Pour se changer les idées et les dénoircir, pourquoi pas l’écriture ? C’est ce que suggère l’écrivaine Suzette Henke, inventrice de la « scriptothérapie » – l’écriture de soi à des fins thérapeutiques1. Prenez le cas de Colette, qui a pu, en reconstruisant par écrit les détails de son « esclavage conjugal » avec Willy, reconquérir le « sentiment de maîtriser sa…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 22 avril 2021

Météolittérature

«N’oublie d’évoquer le temps qu’il fait dans ton satané livre. C’est très important, le temps ! » écrit un Ernest Hemingway un brin protecteur à son aîné et confrère John Dos ­Passos. Mais Hemingway n’a pas tort : nos âmes comme nos corps sont « météosensibles », et la littérature, qui se penche sur les unes comme sur les autres,…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 21 avril 2021

La plume et le scalpel

Pitié pour le lecteur ! Halte aux livres démesurément longs, sauf ceux des littérateurs si grands qu’ils ont toute licence pour rallonger et rallonger encore leurs textes. Comme Proust collant des hectomètres de « paperolles » au bas de pages déjà nombreuses, ou James Joyce gonflant encore Ulysse sur le marbre de l’imprimeur. Mais pour le tout-venant des…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 24 septembre 2020

Les deux voies de la sagesse

Fin du confinement, fin des lectures sans fin ou de livres infiniment longs. Mauvaise nouvelle pour les philosophes, en tout cas les philosophes à « système », c’est-à-dire ceux qui proposent une explication exhaustive et rigoureusement argumentée de notre monde et de ce que nous y faisons. Kant est sans doute le recordman du genre avec ses…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 27 août 2020

Des vertus du confinement

Déconfinement, reconfinement, redéconfinement... Face à ce cycle potentiellement infernal, pourquoi ne pas s’essayer à la sagesse ? C’est la solution retenue par Averell Dalton : las de se faire implacablement remettre au pénitencier par Lucky Luke à la fin de chaque épisode, il choisit la résignation et décide d’aménager confortablement sa cellule, en accrochant même…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 4 juin 2020

Aux temps du corona

Les Britanniques ont un mot merveilleux : rustication, «fait d'être envoyé de force à la campagne» (en général après avoir été exclu de son école). Pour tous ceux auxquels la virus procure la chance de pouvoir dire, en latin cette fois, « eo rus », « je vais aux champs », c’est l’occasion de se…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 30 avril 2020

Livres sur ordonnance

La lecture nuit à la santé, disait-on. Elle mène droit à la folie (comme ce pauvre Don Quichotte, dont le psychisme est ébranlé par les romans de chevalerie), à l’obésité et à la cécité, bien sûr. Cela provoque mille autres maux dus à l’abus de la position assise, que les experts des siècles passés listaient…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 26 mars 2020

De la survie littéraire

Pourquoi lit-on tant d’œuvres du passé, alors que l’offre contemporaine est si riche, quantitativement du moins ? Sans doute parce qu’on n’a pas le choix : les textes anciens font partie du « canon littéraire », comme on dit. Même ceux qui ne trônent pas sur ce piédestal offrent une lecture bien souvent délicieuse. Et instructive ­aussi, car tout…

Écrit par Jean-Louis de Montesquiou le 20 février 2020